Les Petites Reines, roman de Clémentine Beauvais

La chronique du jour ne doit rien au hasard. J’ai fait exprès de vous proposer mon avis sur Les Petites Reines, le joli roman de Clémentine Beauvais. Et pour cause : nous sommes le 14 juillet, et c’est justement la journée du 14 juillet qui sert de fil rouge à l’intrigue ! Il n’est pas question de révolution, mais du road-trip de trois adolescentes à vélo. Un périple riche en aventures, avec un propos très pertinent sur la construction de l’estime de soi des ados et les dangers du harcèlement scolaire.

Mon résumé des Petites Reines, le roman de Clémentine Beauvais

Mireille, Astrid et Hakima ne se connaissent pas. Et pourtant les trois ados ont deux choses en commun : elles étudient toutes dans le même collège de Bourg-en-Bresse. Et elles viennent d’être élues les trois boudins de l’année par un garçon au sens de l’humour douteux. Si la nouvelle n’a rien de drôle, elle a au moins le mérite de les faire se rencontrer.

Or, les filles découvrent rapidement qu’elles ont toutes cruellement besoin d’amies pour les aider à traverser les vicissitudes de l’adolescente. Astrid, la fan absolue d’Indochine, trouve refuge dans des chansons des années 1980 pour garder le monde réel à distance. Hakima fait tout pour être forte, en particulier devant son grand-frère, militaire amputé des deux jambes dont le courage lui sert de modèle. Et Mireille se drape dans le cynisme pour ne pas montrer à quel point le silence de son père biologique, qui refuse de la reconnaître, la blesse terriblement.

Bientôt, l’amitié galvanise les filles. Et elles décident de se venger de leur titre de boudin de manière créative. Elles vont faire front commun et partir à vélo direction Paris. Leur objectif : arriver à l’Elysée pour le jour de la garden party du 14 juillet. Là-bas, Astrid compte assister au concert d’Indochine, Hakima compte dire deux mots au général responsable des blessures de son frère. Et Mireille espère enfin rencontrer son père biologique, marié à la présidente de la République.

Le seul problème, c’est que le voyage qui devait au départ être leur croisade personnelle attire bientôt l’attention de beaucoup de gens. Entre élans de solidarité, couverture médiatique et tentatives de sabotage, les filles ne se doutent pas de l’aventure qui les attend sur les routes de France.

Mon avis sur le livre

J’ai adoré cette lecture ! J’avais entendu beaucoup de bien des Petites Reines, mais j’avais un peu peur d’être déçue par le roman de Clémentine Beauvais. J’ai donc laissé passer quelques années. Et finalement, au printemps dernier, j’ai acheté le livre en librairie, sur un coup de tête. Une bonne chose car pour une fois tous les compliments étaient largement mérités.

D’abord, je dois dire que j’ai adoré le style de l’écriture. Toute l’histoire est racontée du point de vue de Mirelle. C’est un personnage sarcastique, hyper drôle, qui essaye toujours de désamorcer les tensions et les moments tristes en faisant des blagues. Elle a beaucoup de caractère et je l’ai aimé dès les premières lignes du récit.

Toute l’histoire est écrite avec de l’humour, une énergie communicative et une généreuse dose de tendresse. On sent immédiatement que Clémentine Beauvais aime profondément ses personnages et que cette histoire lui tient à coeur. Bien sûr, c’est un divertissement et l’histoire est très drôle. Mais elle recèle aussi une poésie qui lui est propre, portée par trois ados un peu cabossées mais bien décidées à se comporter comme des battantes.

L’histoire est hyper drôle, surtout à cause de la manière dont les péripéties triviales se mélangent avec le propos de départ de l’histoire. Après tout, cette histoire de boudins vise d’abord à montrer comment le harcèlement scolaire peut avoir des conséquences vraiment dangereuses sur les ados qui en sont victimes. Il s’agit de comportements dont la banalité n’efface pas la violence. Et ils sont d’autant plus dommageables qu’ils interviennent au moment où l’estime de soi est déjà très fragile.

Clémentine Beauvais apporte une réponse aussi inspirante que galvanisante. Elle imagine comment l’amitié devient le socle d’un esprit de battantes. Et la formidable sororité qui prend forme est le meilleur rempart contre les dangers du vaste monde.

Les Petites Reines : une idée lecture pour qui ?

Si vous aimez les romans feel-good, alors vous allez adorer ce livre. Avec Les Petites Reines, Clémentine Beauvais signe un roman aussi drôle qu’optimiste. Un livre qui vous donne le sourire et dont l’histoire est tellement prenante qu’on ne peut plus le lâcher dès qu’on le commence.

Le roman a beau mettre en scène des ados, c’est une histoire qui parlera à tout le monde. Une histoire riche, avec plein de thèmes de société et des personnages chaleureux qu’on a envie de serrer dans nos bras. En prime, l’écriture pleine d’humour est hautement addictive. A l’avenir, je lirai avec plaisir les autres romans de Clémentine Beauvais !

Petites-Reines

7 réflexions sur “Les Petites Reines, roman de Clémentine Beauvais

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