L’Assassin du train, roman policier de Jessica Fellowes

Lors d’une de mes virées dans une librairie anglophone, j’avais eu la surprise de tomber sur la version originale de L’Assassin du train, le premier roman policier de Jessica Fellowes. Une série de romans policiers qui mettent en scène les sœurs Mitford ? Très bonne idée ! Depuis que j’avais lu leur biographie française (soit dit en passant l’une des meilleures biographies que j’ai lu dans ma vie), je suis devenue très attachées à ces femmes et à leur histoire. Et comme je suis une fan de romans policiers, c’était l’occasion de faire d’une pierre deux coups. J’ai attendu quasiment deux ans avant de lire enfin ce livre… et malheureusement c’est une cruelle déception.

Louisa doit absolument trouver un travail si elle veut échapper au sort cruel que lui réserve son oncle, un être sans scrupules. Heureusement, elle trouve par hasard une place de domestique dans la maison de lord Redesdale. Il a cinq filles, et un sixième bébé est prévu pour bientôt. Certes, la place ne sera pas de tout repos, mais c’est un travail qui risque de ne pas être ennuyeux. Malheureusement, les choses se compliquent quand Louisa et Nancy, la fille ainée de la famille, se retrouvent mêlées à un sombre fait divers : la mort suspecte de Florence Nightingale à bord d’un train.

Je voudrais pouvoir en dire plus sur ce livre, mais je suis désolée d’avouer que j’ai abandonné ma lecture avant la fin. Je déteste faire ça. Je veux toujours laisser sa chance à un livre, même quand le démarrage est un peu difficile. Mais là, j’ai jeté l’éponge après environ une centaine de pages. C’est le premier livre que j’abandonne cette année, et on est déjà mi-novembre !

C’est vrai que je m’attendais à un super roman, et que dès le début mes espoirs ont été douchés. Parfois, quand on anticipe trop une lecture, on prend le risque de s’imaginer quelque chose et de se confronter à une réalité différente. C’est un peu la roulette russe. Mais là il s’agit moins du décalage entre mon imagination et la réalité que d’un vrai problème d’écriture. L’Assassin du train est un roman policier particulièrement mou, mal rythmé et dont la narration ne sait jamais être efficace. Pire : les personnages ne sont pas intéressants. Ils restent très superficiels. Et le personnage de Clara, la domestique, est un ramassis de clichés qui sont à la limite de la condescendance.

L’idée était pourtant prometteuse. Utiliser les figures des sœurs Mitford, qui sont des femmes intéressantes et connues pour leur sens de la répartie, aurait pu faire mouche dans un roman policier. Mais cet aspect réaliste/historique est mal exploité. On ne retrouve pas le sel véritable de leurs personnalités, d’autant qu’il n’y a que Nancy de véritablement présente (les autres sont trop petites).

Le fait d’utiliser un vrai fait divers, une mort célèbre irrésolue, était aussi une bonne idée. Sauf que la narration ne parvient pas à nous intéresser au crime ! La victime apparaît même comme un personnage assez antipathique. Je n’irais pas jusqu’à dire que le lecteur souhaite sa mort, mais disons que cet élément n’aide pas à s’intéresser à l’histoire.

En bref, je suis déçue par ce roman policier qui ne tient pas ses promesses. Sur le papier, il y avait beaucoup de bonnes idées, mais leur mise en œuvre poussive empêche le roman de décoller.

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