Bon lundi !
Alors oui, voilà : j’ai craqué ! Après avoir visionné et adoré la série Off Campus, je me suis rappelée qu’il y a deux ans, j’avais téléchargé sur ma Kindle l’un de ses romans : Good Girl Complexe. Un livre qui a, depuis, été traduit en France. Et je crois qu’il est même dispo en format poche.
Bien décidée à saisir cette occasion de faire baisser la PAl virtuelle de mon Kindle (je crois que j’ai plus de 200 ebooks qui n’attendent que moi !), j’en ai donc profité pour lire pour la première fois une histoire de la romancière américaine.
A priori, le côté Young Adult n’est pas pour me déplaire. Mais au-delà de la partie romance, la raison pour laquelle j’avais télécharger ce roman au départ, c’est surtout parce qu’il promettait d’évoquer ce fameux « complexe de la gentille fille ». Et c’est justement un archétype que je trouve fascinant parce qu’il y a vraiment urgence à le déboulonner !
Mon résumé du livre
MacKenzie Cabot est de retour à l’université. Et honnêtement, elle n’a pas du tout envie d’être là. Pour elle, les études théoriques sont une perte de temps. Il faut dire qu’à 21 ans tout juste, elle a déjà profité d’une année de sabbatique. Mais pas pour voyager et faire des trucs sympas. Non, à la place cette fille super futée à créer une application à succès, lancé sa société. Et elle est maintenant à la tête d’un véritable petit empire. Non pas que cette réussite précoce soit suffisante pour épater ses parents, qui se désespèrent de voir leur fille unique rentrer enfin dans le rang de la bonne société.
Cooper Hartley, de son côté, a une dent contre tout ces gosses de riches qui prennent d’assaut chaque année la charmante petite ville côtière d’Avalon Bay, juste parce que leur université huppée se trouve juste à côté. Cooper a toujours vécu sur place, et avec son frère jumeau, ils enchaînent les petits boulots pour payer leurs factures. Alors le soir où l’un de ces étudiants arrogants provoque une bagarre et fait renvoyer Cooper, ce dernier décide que cette fois ça suffit. Il va se venger. Et pourquoi ne pas profiter de son charme irrésistible pour séduire la petite-amie de l’étudiant ? C’est un peu mesquin, mais ça lui fera du bien.
Sauf que la petite-amie en question est justement Mac. Qu’elle n’a aucune envie de se laisser séduire par le bad boy local. Et que sa priorité, c’est de trouver un moyen de répondre aux attentes de ses parents, de son copain et de l’université sans finir par se perdre elle-même eh chemin.
A moins que justement, Cooper soit le signe qu’il est temps pour la gentille fille de revendiquer son indépendance.

Mon avis sur Good Girl complexe
Sur le papier, le résumé semblait vu et revu. Pour ne pas dire superficiel. Voire carrément anti-féministe. Un mec veut se venger d’un autre, donc il va séduire sa copine ?
Si le titre n’avait pas titillé ma curiosité, je pense que je n’aurais jamais laissé une chance à se livre. Et encore une fois, j’ai eu raison d’écouter mon instinct, parce que ce roman d’Elle Kennedy vaut vraiment mieux que son résumé.
Oui, au début, on commence sur une galerie de clichés qui décourage un peu. Mais assez rapidement, les choses prennent une tournure intéressante, notamment grâce au personnage de Mac. C’est un personnage riche, très intéressant, qui se retrouve dans une position précaire entre la validation qu’elle attend désespérément de recevoir de la part de ses parents, et l’envie brûlante de tout envoyer valser pour vivre enfin la vie dont elle rêve.
Mac semble un peu frêle au début. Trop docile, pas assez affirmée. C’est un personnage en quête de sécurité affective. Et sa trajectoire est fascinante parce qu’Elle Kennedy nous montre que la validation ne doit pas venir de l’extérieur, mais de nous-même. La romancière a tout un propos sur le fait d’assumer ses ambitions, qui on est, qui on aime ou pas… J’ai trouvé ça passionnant. Et finalement, une fois sortie de sa coquille, Mac s’est révélée être un personnage que j’ai adoré suivre.
Sur la partie relation amoureuse et la vengeance de Cooper, le roman est un peu plus convenu. Mais Elle Kennedy parvient subtilement à faire évoluer son personnage. Cooper n’est pas le bad boy de service qui fait fantasmer les filles. C’est, malgré lui, un archétype toxique qui ne doit surtout pas être présenté comme le petit-ami idéal. Et l’enjeu pour lui, c’est de se remettre en question pour comprendre qu’il ne peut pas utiliser Mac pour se venger.
A final, même si ce n’est pas un grand coup de coeur pour moi, je dois dire que j’ai apprécié ma lecture car c’est très agréable de voir une romancière défendre une vision saine de l’amour.
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