Grisha – L’Oiseau de feu, roman fantasy de Leigh Bardugo

Et voici venir la fin de la trilogie Grisha… mais pas la fin de l’histoire ! L’Oiseau de feu est le troisième roman de la trilogie imaginée par la talentueuse Leigh Bardugo. Alors jeune romancière, elle a réussi à créer un monde fascinant, riche et original avec Grisha. Et si ma lecture des deux premiers tomes avaient été teintés de certaines déceptions, je dois dire qu’à aucun moment je n’ai hésité à poursuivre ma lecture. La faut à une histoire vraiment prenante ! Du coup, L’Oiseau de feu est un livre dans lequel je suis entrée sans savoir du tout à quoi à m’attendre. Allais-je constater les même défauts que dans les précédents romans ? Ou bien l’histoire allait-elle tenir toutes ses promesses ? Le suspens était insoutenable !

Mon résumé du livre

Alina, Mal et les derniers grishas ont réussi à s’enfuir… pour tomber entre les mains de fanatiques religieux qui les gardent prisonniers dans des sous-terrains. A la surface, non seulement personne ne sait ce qu’il advenu de la famille royale, mais le royaume de Ravka est finalement tombé entre les mains du Darkling plus puissant que jamais. Comment s’opposer à lui ? Une pognée de grishas blessés n’est pas suffisante pour se dresser contre l’armée du Darkling. Pire : Alina est désormais privée de son pouvoir. Pour inverser la tendance, elle en est persuadée, le salut réside dans le troisième et dernier amplificateur : l’oiseau de feu. Le trouver avant le Darkling est capital pour permettre à Alina de regagner son pouvoir, et détruire une bonne fois pour toutes les ténèbres qui ravagent le royaume. Une véritable course poursuite s’engage alors entre les grishas libres et ceux enrôlés dans l’armée des ombres. Heureusement pour elle, Alina peut plus que jamais compter sur la fidélité d’une poigné de personnes : Mal, son ami d’enfance qui semble avoir une curieuse aptitude pour trouver les amplificateurs, Zoya la guerrière, David toujours aussi brillant et tête-en-l’air, et surtout Genya, qui est bien décidée à survivre à ses blessures et à continuer la lutte.

Mon avis sur L’Oiseau de feu

J’avais deux reproches principaux dans les précédents livres. Je trouvais que l’écriture manquait de rythme, et qu’il y avait trop souvent des longueurs inutiles. L’autre point noir était que le personnage d’Alina, qui sert aussi de narratrice à cette histoire puisque tout est raconté de son point de vue, était le personnage le moins intéressant de la saga. Sur ce second point, il n’y a pas d’amélioration notable. Mais sur le premier, on constate que l’histoire est entrée dans une nouvelle dimension avec ce troisième tome.

L’Oiseau de feu nous plonge directement dans l’histoire. Et là où le précédent tome commençait de manière un peu trop précipitée et brouillonne, celui-ci a un début mieux construit. On est pris par surprise par la façon dont les grishas sont retenus prisonniers par les fanatiques. C’est l’occasion pour Leigh Bardugo de revenir sur le fait que les grishas ne sont pas des magiciens ni des saints. Ce sont des personnes normales… à un détail près : ils ont des capacités quasi surnaturelles. La perception que les gens ont d’eux est au coeur de l’intrigue et de tout l’univers narratif de la saga Grisha. Et je trouve que c’est un élément très intéressant, que ce troisième volume exploite bien.

Très rapidement ensuite, l’histoire se lance et on passe en mode course contre la montre. La narration est beaucoup plus dynamique que les deux romans précédents. On sent un sentiment d’urgence, de la fébrilité, car les enjeux sont plus importants. Maintenant que le règne du Darkling a commencé, l’avenir de Ravka est en danger car le grisha maléfique ne rêve que d’une chose : entrer en guerre et détruire les royaumes voisins. Ce sont des thèmes qui étaient déjà évoqués dans les précédents livres, et on a ici l’aboutissement logique du personnage du Darkling. C’est un manipulateur attaché à son pouvoir. Mais il a aussi une vision claire : un monde dans lequel les grishas n’auraient plus à se cacher. Cette ambivalence du personnage le rend subtil, et peut-être même un peu attachant. Leigh Bardugo a inventé un « méchant » qui a des nuances, et c’est une des réussites de ce livre.

L’autre gros atout, c’est sans conteste les personnages secondaires. Je ne veux pas trop vous spoiler, mais on retrouve le personnage de Nikolaï, qui encore une fois s’impose comme la figure la plus charismatique du récit. Il est drôle, il est attachant, et surtout il fait vraiment avancer l’histoire. On retrouve aussi le personnage de Baghra. Un personnage très subtil, qui a des révélations cruciales à faire dans cet ultime volume de la trilogie. J’ai une tendresse particulière pour les personnages de Zoya et de Genya, qui sont bien exploités dans ce livre. Plus on en apprend sur elles, plus on les trouve intéressante. Et tout ce petit monde participe à donner de la vie et du relief à l’ensemble de l’histoire imaginée par Leigh Bardugo.

L’Oiseau de feu : une idée lecture pour qui ?

Ma foi, si vous avez tenu bon pendant la lecture des deux premiers tomes, alors vous serez récompensés avec L’Oiseau de feu. Globalement, c’est vraiment un roman qui tient ses promesses. Il apporte une conclusion satisfaisante à la trilogie Grisha. Les aspects négatifs des deux premiers livres sont un peu gommés. Alina et Mal restent des personnages plutôt fades dont la relation peine à faire rêver la lectrice que je suis. Ce qui tient le livre, c’est le sens du suspens et l’apport significatif des personnages secondaires, bien plus intéressants que le couple principal.

Pour celles et ceux d’entre vous qui n’ont pas encore osé se lancer dans cette saga, je comprends vos réticences. Et je suis embarrassée : je ne sais pas trop quoi vous conseiller ! Si vous êtes patients, alors lancez-vous dans la lecture de cette trilogie. L’univers en lui-même est vraiment original et intéressant. Leigh Bardugo a fait un gros travail de recherches. Pour ce troisième opus, elle revisite des éléments d’un conte traditionnel russe. Et ça change de toutes les références anglo-saxonnes qu’on trouve habituellement dans la fantasy. Elle a fait l’effort de proposer quelque chose qui sort des sentiers battus. Les points négatifs relevés durant la lecture sont les écueils d’une romancière qui débutait. Mais depuis, elle s’est largement rattrapé ! Comme j’ai lu la duologie Six of Crows avant la trilogie Grisha, ça m’a aidé à me motiver. Et vraiment, je ne peux que le récrire encore une fois : plus on avance dans la saga Grisha, et meilleurs sont les romans.

J’espère que cette chronique vous aura donné des éléments plus clairs pour vous faire une idée sur cette saga.

Belle lecture à tous !

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2 réflexions sur “Grisha – L’Oiseau de feu, roman fantasy de Leigh Bardugo

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