La Chronique des Bridgerton – Gregory

Même si je n’ai pas franchement lu les romans de La Chronique des Bridgerton dans le bon ordre, au moins j’ai lu Gregory en dernier ! Cette histoire se concentre sur le benjamin de la célèbre fratrie romanesque. Et elle vient donc clore cette excellente saga. Certes, c’est un peu triste de refermer finalement cette lecture au long cours, qui aura duré pendant huit romans. En même temps, c’est agréable d’être allé au bout de ce cycle. Et surtout, jusqu’au bout Julia Quinn aura été capable de surprendre ses lectrices. Ce qui n’est pas un mince exploit !

Mon résumé du livre

Gregory Bridgerton a toujours été convaincu qu’un jour ou l’autre, il croiserait la route de l’amour. Il faut dire qu’absolument tous ses frères et toutes ses soeurs (même la redoutable Hyacinthe !) ont convolé en juste noce en faisant des mariages d’amour. Alors le jour où il croise la charmante miss Watson, il est sûr de lui : c’est le coup de foudre ! Il doit donc conquérir le coeur de sa douce pour l’épouser ! Hélas, l’entreprise est périlleuse. Pour commencer, la charmante Hermione semble quelque peu distante. Elle ne décroche pas trois mots en la présence de Gregory. Et il semble même qu’elle en aime un autre. Heureusement, Gregory se trouve une alliée de poids : Lucinda, la meilleure amie d’Hermione. Cet esprit terre à terre ne croit pas à la théorie du coup de foudre, mais elle désire plus que tout éloigner son amie d’un mariage précipité avec un mauvais parti. Quoi de mieux que de jeter Hermione dans les bras du charmant Gregory Bridgerton pour lui faire oublier son histoire d’amour insensée ? A mesure que Lucinda se prête au jeu, elle apprend à connaître Gregory. Et ces deux-là se découvrent bientôt des points communs malgré leurs nombreuses différences.

Mon avis sur La Chronique des Bridgerton – Gregory

Au fil des romans de la Chronique des Bridgerton, Julia Quinn nous a fait pas mal de surprises. Les livres se suivent et ne ressemblent pas. Chacun a sa propre personnalité, habité par des personnages qui impriment leur marque sur le style de l’histoire. Le côté pétillant de Daphné, la séduction d’Anthony, le romantisme de Benedict, le charme ravageur de Colin, l’esprit malicieux d’Eloïse, la gravité de Francesca, le tempérament horripilant de Hyacinthe. Au beau milieu de tout ça, Gregory est le personnage qui apparaissait le moins. Du coup, je ne savais pas du tout à quoi m’attendre avec lui. Et maintenant je peux dire qu’en fait, Julia Quinn avait gardé le meilleur pour la fin !

L’idée de faire de Gregory un jeune homme obsédé par l’idée du mariage idéal fait des merveilles dès le début de l’histoire. Il nage complètement à contre-courant des précédents protagonistes masculins. Il est habité par une conviction : oui, il a trouvé la femme de sa vie, et il ne lui reste plus qu’à l’épouser. Cette gentille obsession pour le mariage est à la fois très comique et très romantique. Surtout, elle donne lieu à un triangle amoureux palpitant.

L’histoire commence par un mariage, et le reste du roman est un flashback. Ce qui fait qu’on ne sait pas quelle est la femme vers laquelle Gregory va finalement diriger son affection. Hermione ou Lucinda ? Le suspens est à son comble ! Jusqu’à la toute fin du roman, il y a des rebondissements. Et à mesure qu’on se rapproche de la fin, le sentiment d’urgence devient imminent. Ce qui avait commencé comme une charmante histoire se transforme sur la fin en épisode de Mission Impossible, avec une course-poursuite, une séquestration et une énigme policière en prime. Rien que ça !

Ce roman est mené tambour battant. Il est bourré d’humour. Et on sent une remarquable connivence s’installer entre Gregory et Lucinda au fil de l’histoire. J’avais l’impression, pendant ma lecture, que Julia Quinn avait pensé ce tome comme la conclusion parfaite de son histoire. La romancière se penche avec tendresse sur le dernier de ses personnages. Au passage, elle livre une vision assez touchante de l’amour. Au-delà de l’illusion de l’amour parfait, l’amour véritable n’est pas quelque chose de facile à obtenir. Et on ne peut pas s’en remettre à des évidences pour décider de notre destin. Mais ce n’est pas parce que l’amour nait avec difficulté qu’il est moins fort. Julia Quinn en profite aussi pour rappeler un thème crucial, au coeur de La Chronique des Bridgerton depuis le tout début : on ne peut vraiment s’offrir à l’amour de l’autre qu’en acceptant d’abord qui on est vraiment.

La Chronique des Bridgerton – Gregory : une idée lecture pour qui ?

Evidemment et sans surprise, si vous avez lu les précédents tomes, vous aurez envie de découvrir celui-ci. Et je peux déjà vous dire que vous avez toutes les chances de l’adorer. Après ma lecture, Gregory s’est tout de suite hissé à la seconde place de mon classement personnel de mes romans Bridgerton préféré. Au passage, il a fait glisser Anthony en troisième place, ce qui est quand même un sacré exploit !

C’est un livre drôle, original, bien rythmé, à l’écriture parfaitement maîtrisé. Le trio de personnages fonctionne bien, et en particulier le tandem Gregory-Lucinda. On suit leurs péripéties avec plaisir. Le suspens est vraiment intense. Plus on avance dans la lecture, et plus on se demande comment ça va finir !

Je remarque aussi qu’il s’agit d’un des rares tomes des Bridgerton qu’on peut lire sans avoir nécessairement lu les autres avant. Il n’y a pas de trop gros spoilers. Donc si vous n’avez jamais lu les autres livres de La Chronique des Bridgerton, Gregory peut être une excellente entrée en matière. Bien sûr, c’est mieux de lire dans l’ordre ! Mais c’est un roman qui peut se suffire à lui-même. Il est assez riche pour ça. Et franchement, si vous aimez les comédies romantiques, vous allez adorer ce livre.

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2 réflexions sur “La Chronique des Bridgerton – Gregory

  1. Steven dit :

    Personnellement même si j’ai beaucoup aimé ces deux derniers tomes, ma préférence reste pour l’avant dernière intégrale. Les histoires concernant Francesca et Eloïse sont – selon moi – les plus belles et les plus touchantes de toute la saga et démontrent la maturité de la plume de Julia Quinn.

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    • Alivreouvert dit :

      C’est vrai qu’elles sont dans un registre un peu différent. Ma mère a aussi préféré ces histoires, mais j’avoue que je suis plus sensible à la veine humour des Chroniques. Ceci dit, c’est effectivement l’occasion de souligner que tous les romans ne sont pas de simples copier-coller. Ils ont leur propre identité, leur propre sensibilité, et tous les lecteurs peuvent y trouver leur compte.

      Aimé par 1 personne

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