La Sœur à la perle, roman de Lucinda Riley

Quel plaisir de retrouver la talentueuse Lucinda Riley pour un nouveau tome de sa saga envoûtante des Sept Sœurs : La Sœur à la perle. L’aventure de cette saga a commencé il y a quatre ans maintenant, et je suis toujours aussi enthousiaste ! Il faut dire que pour l’instant, la promesse de la romancière est tenue : chaque année, elle publie un nouveau tome, et les lectrices ne restent donc pas sur leur faim. C’est tant mieux parce que j’avais été particulièrement émue par la lecture du troisième tome, paru l’année dernière, La Sœur de l’ombre, et j’avais donc hâte de me plonger dans la suite de l’histoire. Mission accomplie : il ne m’a suffit que de deux soirées de lecture pour venir à bout des presque 600 pages de ce nouveau roman. Un signe qui ne trompe pas et qui indique clairement qu’on est présence d’un très bon livre.

Cela fait déjà quelques mois que Pa Salt, le mystérieux milliardaire, est décédé. Il a laissé derrière lui ses six filles adoptives, chacune d’entre elles face à un tournant de la vie. Car tandis que les filles pleurent leur père, elles découvrent qu’il a laissé à chacune une lettre avec des indications pour retrouver leurs origines et leurs familles du sang. Maia, Ally et Star ont déjà entamé ce voyage pour découvrir leurs racines, mais Cece n’est pas encore convaincue de vouloir faire le voyage. Alors qu’elle se retrouve pour la première fois séparée de Star, la sœur dont elle est la plus proche, elle se demande ce qu’elle va bien pouvoir faire de sa vie. Elle qui a toujours rêvé de peindre a finalement abandonné l’école d’art, persuadée qu’elle n’était pas à la hauteur. Alors quand la piste de ses origines l’embarque pour un voyage en Australie, elle décide de vaincre sa peur de l’avion et de voir ce que l’avenir lui réserve. Mais à la place de l’avenir, c’est le passé qui tend les bras à Cece car les indices dont elle dispose la conduisent à découvrir l’histoire palpitante d’une femme, Kitty McBride, qui est venue s’installer en Australie un siècle plus tôt, quittant son Ecosse natale au mépris du danger…

Si vous avez lu les précédents romans de la saga des Sept Sœurs, alors vous savez que, même si tous les livres sont liés par une même toile de fond, ils dévoilent à chaque fois une histoire à part : celle de la sœur dont il est question. C’est ce qui rend la lecture des romans si plaisante. Mais pour ceux qui ont zappé les précédents tomes, la lecture n’est pas non plus impossible car Lucinda Riley prend la peine de faire quelques rappels sur les éléments importants de l’intrigue globale. Ouf !

Lorsque j’ai entamé ce nouveau tome, j’étais à la fois très excitée (parce que j’avais hâte d’en apprendre plus) et un peu sur ma réserve. Dans les précédents tomes, le peu de choses qu’on avait appris sur Cece ne me l’avait pas spécialement rendue sympathique. Notamment dans La Sœur de l’ombre, j’avais une image assez négative d’elle. J’étais donc un peu angoissée à l’idée de passer 600 pages à ses côtés. Contre toute attente, Cece s’est révélée être un personnage très riche, plein de surprises et très touchant. Au fil des pages, j’ai commencé à la percevoir autrement. Elle est effectivement très différente de ses sœurs, et Lucinda Riley dresse ici un très joli portrait de femme qui permet de bien la différencier des trois autres sœurs aînées avec lesquelles nous avons fait connaissance dans les précédents livres.

Mais finalement, même cette réserve de départ n’a pas pesé bien lourd face à la qualité de l’histoire. Encore une fois, le talent de conteuse de Lucinda Riley fait mouche. Dès les toutes premières lignes du roman, on est embarqué dans l’histoire : c’est imparable ! On a forcément envie de tourner la page pour connaître la suite tellement l’histoire est bien construite, pleine de renversements, riche en émotions et tout simplement haletante. Comme dans les précédents tomes, l’histoire se divise en deux parties qui s’entrecroisent de chapitre en chapitre : l’histoire actuelle avec Cece, et le passé avec une femme qui semble avoir un lien avec Cece, sans qu’on sache à l’avance lequel. Il y a donc deux histoires en une, et pour une fois c’est l’histoire au présent qui m’a le plus séduite. Car même si l’histoire de Kitty est particulièrement dépaysante et romanesque, j’ai été beaucoup plus touchée encore par le parcours de Cece. La jeune femme doit accepter de se mettre en danger, de plonger dans l’inconnu pour la première fois de sa vie afin d’apprendre à se connaître elle-même et à avoir plus confiance en elle. Et ça c’est une leçon de vie qui dépasse le simple cadre du roman.

Pour dire les choses simplement, j’ai tout aimé dans ce livre. La Sœur à la perle est un grand roman dans lequel on sent le souffle de l’aventure. Il nous embarque pour un voyage magnifique à l’autre bout du monde, aux côtés de deux femmes extrêmement touchantes. Lucinda Riley a osé faire quelque chose d’un peu différent des précédents tomes en nous plongeant dans une veine un peu plus intime, et ça fonctionne parfaitement. Finalement mon seul regret est de devoir attendre un an avant de lire la suite de l’histoire ! Mais franchement, en matière de lecture, c’est plutôt une sensation exaltante !

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2 commentaires pour La Sœur à la perle, roman de Lucinda Riley

  1. J’ai hâte de le commencer 😍

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