9 rue Drouot, roman d’Isabelle Yafil

Livre chroniqué par Julie.

Ce mois de décembre est l’occasion pour moi de faire une nouvelle découverte et de plonger dans l’univers d’Isabelle Yafil, auteure qui m’était jusqu’ici inconnue. Ancienne journaliste du Monde, et aujourd’hui éditrice chez Charles Léopold Mayer, elle nous livre cette année un nouvel opus, 9, rue Drouot, six ans après son premier roman, Dans mon salon. Même si j’ai quelques valeurs sûres, je dois avouer que j’aime beaucoup me plonger dans des eaux inconnues pour découvrir de potentielles pépites. Une lecture à l’aveugle, ça a aussi ses avantages !

Léonard Bernstein, expert et marchand d’art de grand talent, se paye les services  d’assistante de Silvia. Devenu une sorte d’ermite, il envoie la jeune femme à sa place lors des ventes de Drouot pour son compte. Cette dernière va peu à peu se laisser emporter par la fièvre de l’endroit et découvrir un monde dont elle ne sait rien. Entre ces deux êtres que tout oppose, une relation étrange et poétique va naître et offrir à Silvia une nouvelle vie.
Avec 9, rue Drouot, Isabelle Yafil nous propose une belle plongée dans l’univers du mythique hôtel des ventes parisiens, nous permettant de découvrir les dessous de l’expertise et les secrets du marché de l’art. A l’aide d’une très belle écriture, sobre et fraîche, l’auteure nous transmet un morceau de vie entre deux solitaires qui ne se trouvent jamais vraiment.

Ours mal léché et passionné d’art, Léonard Bernstein se transforme en mentor pour une Silvia en perte de repères et qui découvre un monde qui lui était totalement inconnu. Peu de rebondissements ou de suspense dans cette histoire, mais une sensibilité assez forte. On se laisse guider par Isabelle Yafil et on plonge à corps perdu dans une histoire où l’art et la peinture ont la part belle.

Si je n’ai pas été transcendée par 9, rue Drouot, j’ai passé un très beau moment de lecture, me plongeant dans la fourmilière que représente l’hôtel des ventes de Drouot. Je me suis attachée à cet homme sans attache qui voue un amour profond et mystique aux œuvres qu’il découvre.  Les passionnés d’art ne pourront qu’apprécier ce nouvel opus d’Isabelle Yafil, tandis que les néophytes comme moi se laisseront surprendre par cet univers stimulant, riche et absolument déroutant. Un roman à mettre assurément dans les bonnes mains avec l’arrivée de Noël !

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3 commentaires pour 9 rue Drouot, roman d’Isabelle Yafil

  1. lespagesdesam dit :

    J’ai beaucoup de mal avec la littérature française contemporaine souvent nombriliste et bizarre. Néanmoins je suis toujours contente de lire des retours comme le tien sur des titres que je ne lirai pas forcément. Ton avis est très bien écrit, très éclairant.

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  2. Julie dit :

    Merci pour le compliment :-). De base je suis plutôt littérature étrangère, mais une fois de temps en temps on tombe sur des petites pépites en littérature française contemporaine. Je reproche souvent à ce genre d’être un peu pompeux ou très intellectuel dans le mauvais sens du terme. Là en l’occurrence ça se lit plutôt bien et on rentre assez bien dans l’histoire. Mais c’est une histoire de goût aussi !

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