Les leçons de vie de Sophie Kinsella

Pour ce joli mois de mars au thème Girl Power en littérature, j’ai eu envie de me pencher sur une romancière qui, mine de rien, a su imposer son style dans les rayons des librairies du monde entier. Je veux parler de Sophie Kinsella. Avant elle, la chick lit était encore un phénomène minoritaire, pas forcément bien vu. Elle lui a donné ses lettres de noblesse avec une saga à succès et une héroïne à poigne. Au fil des livres, je me suis attachée à Becky Bloomwood et à son tempérament de feu. Elle ne se laisse jamais marcher sur les pieds, elle ne perd jamais de vue ses objectifs et elle se sort de toutes les situations. Une vraie wonder woman ! Du coup, j’ai réfléchi un peu pour faire la liste de toutes les leçons de vie que j’ai apprises dans les romans de Sophie Kinsella… et contre toute attente, il y en a pas mal !

Ne jamais douter de soi

La confiance, c’est la clef. Becky pourrait nous chanter ce mantra sur tous les tons. Normal : c’est son leitmotiv ! C’est rare de croiser une héroïne aussi sûre d’elle. Même quand elle ne sait pas ce qu’il faut faire, qu’elle ne trouve pas de solution et qu’elle est empêtrée dans une situation ubuesque, elle ne doute jamais de sa propre capacité à s’en sortir. Et ça, c’est assez miraculeux si on considère que le manque de confiance en soit est le principal problème auquel les femmes se heurtent dans leur vie. Avec ce personnage, Sophie Kinsella adopte une position de battante, montre une fille qui croit en elle, en sa bonne étoile… et qui y arrive !

L’imagination, ça aide !

Quoiqu’il vous arrive dans la vie, aucune compétence n’est plus appréciable que l’imagination car ça vous aidera toujours à vous en sortir. Être cartésien, c’est sûr, c’est pas mal. Mais l’imagination, c’est justement ce qui vos permet de réussir quand tous les autres leviers ont échoué. Avec Becky, le propos prend souvent des tournures extrêmes, mais on voit quand même où Sophie Kinsella veut en venir. Il ne faut pas avoir peur d’oser faire l’impossible. Parce qu’en sortant de notre zone de confort et en partant à l’aventure, c’est souvent là qu’on finit par décrocher la timbale.

L’échec n’est qu’une étape sur la route du succès

Dans le premier livre, Becky ressemble vraiment à une fille au bout du rouleau qui n’est pas loin de la déprime. Elle est seule, endettée et elle fait un travail qu’elle déteste. Bien décidée à changer sa vie, elle se lance dans une carrière un peu hasardeuse en tant que conseillère financière (l’auto-dérision semble aussi être une vertu prônée par Sophie Kinsella) et soyons franches, elle va connaître pas mal de loupés avant de finalement décrocher son rêve… et au passage rencontrer l’amour ! La leçon à retenir : ce n’est pas parce qu’on se plante à un moment donné qu’on va finir sa vie en étant un looser. Notre capacité à rebondir et à nous réinventer au gré des événements, c’est justement notre force principale. Ce thème est récurrent dans tous les livres de Sophie Kinsella, et elle semble nous rappeler que la lumière est au bout du tunnel. Parfois, ça fait du bien de prendre deux secondes pour se le rappeler.

Une meilleure amie, le meilleur allié qui soit

Au fil des aventures de L’accro du shopping, il y a un personnage qui sert de phare chaque fois qu’une tempête éclate : c’est bien sûr Suze, la meilleure amie de Becky. En cas de naufrage annoncé, c’est elle qu’il faut appeler. Elle soutient Becky, l’encourage à réaliser ses rêves, lui sert parfois d’épaules compatissante… mais elle n’a pas non plus peur de la secouer de temps en temps quand son amie dépasse les bornes. Et là aussi, Sophie Kinsella a tout juste : les amis sont les personnes les mieux placées pour nous aider en cas de pépin et pour nous rappeler qui nous sommes. Et avec ce personnage, elle nous rappelle aussi à quel point nous devons faire des efforts pour être nous-mêmes de meilleurs amis, parce que notre affection et notre soutien peuvent faire une grande différence dans la vie de ceux qui nos sont chers.

Les banquiers sont nos amis

Non, celle-ci est fausse !

Ne jamais avoir peur de l’inconnu

Becky est la championne ultime de la catégorie Je-saute-dans-le-vide-sans-parachute-mais-cest-pas-grave ! Dès qu’une aventure se présente, elle fonce tête baissée. Parfois, c’est une attitude qui m’a tapé sur les nerfs en lisant les livres. Parce que franchement, qui fait ça dans la vraie vie de tous les jours ? Sauf qu’à bien y réfléchir, cette vision des choses n’est pas forcément dénouée de bon sens. C’est vrai que le quotidien est rassurant et que la plupart des gens ne plaquent pas tout pour partir à l’aventure. Et c’est peut-être ce qui nous manque ? S’autoriser de temps en temps à foncer tête baissée, à se jeter à corps perdu dans une aventure un peu folle, faire quelque chose d’insensé, tester nos limites, quitter notre zone de confort…

Toujours garder la tête haute

D’accord, Becky est une fashion victim et nous n’avons pas toutes envie de finir comme elle, obsédée par ses foulards et ses lunettes de soleil… déjà qu’on ne sait plus où ranger toutes nos paires de chaussures dans notre minuscule appartement ! Mais ce n’est pas vraiment de ça qu’il s’agit. Avec Becky la fashionista qui ne passe pas inaperçu, je crois que c’est autre chose que Sophie Kinsella voulait nos montrer : une fille qui ne s’excuse jamais d’être comme elle est. Becky est excessive à souhait, et elle s’assume parfaitement. Elle n’est pas parfaite, ce n’est pas grave ! Elle ne se laisse pas démonter pour si peu car elle a confiance en elle et qu’elle sait qu’elle est capable de réussir. Même dans les pires moments (et au fil des livres, il y a eu un nombre impressionnant de fiascos en tous genres !), elle est toujours resté elle-même. Et souvent, ce sont ses imperfections et son originalité qui lui ont permis de s’en sortir.

Alors même si on est loin des bouquins de développement personnel, je remarque que les romans de Sophie Kinsella ont quand même pas mal de choses à dire aux femmes de notre époque. Et mine de rien, avec ses comédies romantiques, elle véhicule une image hyper positive de la femme. Je trouve que ça fait du bien et que c’est une belle source d’inspiration au quotidien.

Qui d’autre a adopté dans la philosophie Becky Bloomwood ?

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2 commentaires pour Les leçons de vie de Sophie Kinsella

  1. Becky est mon héroïne favorite ! Bel article 🙂

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