Tous pareils, roman de Danny Wallace

WallaceLorsque les éditions Presses de la Cité m’ont envoyé le nouveau roman de Danny Wallace, Tous pareils, et que je l’ai sorti de son enveloppe, je dois bien avouer que je suis restée un peu perplexe. Peut-être y avait-il eu une erreur ? Parce qu’a priori, un roman avec sur sa couverture écarlate une tête de mouton blanche, ce n’est pas trop mon genre de livres… Et puis ensuite j’ai regardé la quatrième de couverture, et je me suis rendue compte que c’était un roman anglais ! Oui, c’était donc bien pour moi, et cela expliquait aussi l’originalité de la couverture. Mais tout de même : quelle surprise de sortir ce livre d’une enveloppe quand on ne s’attend pas à tomber nez à nez avec une tête de mouton !

Tom est un trentenaire londonien qui mène une vie relativement heureuse : un boulot à la radio, un appartement sympa, une petite amie qu’il aime. Sauf que la petite amie en question fiche le camp un jour sans qu’il sache pourquoi, et en laissant derrière elle un message pour le moins énigmatique. Il ne sait pas si elle l’a quitté, où elle peut bien être, avec qui elle peut être… Bref, sa vie quotidienne est complètement chamboulée, et ça ne fait que commencer. Car dès lors que Hayley a pris la clef des champs, une suite d’événements tous plus bizarres les uns que les autres vont entrer dans la vie de Tom, d’habitude si routinière. Il va même rencontrer un club de gens pour le moins habités d’une étrange passion : suivre des gens dans la rue. Flippant, mais ça pourrait bien lui permettre de trouver les réponses dont il a besoin pour avancer dans sa vie. Le pauvre Tom va devoir s’armer de courage pour suivre la piste de Hayley.

D’entrée de jeu, Tous pareils est un roman hyper original. Et si on ajoute l’écriture extrêmement plaisante, ça fait que dès les premières phrases on a envie de suivre l’histoire de Tom. Et ça faisait longtemps qu’un livre ne m’avait pas accroché comme ça dès le début. Danny Wallace, le romancier, a visiblement beaucoup d’inventivité et une énergie communicative car le livre commencer sur les chapeaux de roues et continue ensuite sur sa lancée. Une vertu appréciable !

L’histoire donc est originale car on pourrait s’attendre à découvrir une histoire de rupture larmoyante, alors que ce n’est pas du tout le parti pris du livre. L’idée générale est plutôt : connaît-on si bien les gens avec lesquels on vit ? Ils sont nos proches, nous les aimons, donc nous n’avons jamais la moindre raison de les remettre en question, ou de nous montrer suspicieux avec eux comme on pourrait l’être avec des personnes croisées dans la rue. Or, chacun a son jardin secret, chacun garde sa part de mystère, et on ne peut jamais être sûr de rien. A partir de là, Danny Wallace tisse une histoire à la fois incroyable… et tout à fait crédible ! Il nous parle de cette petite-amie qui a caché tant de choses, mais on se rend compte que Tom aussi a gardé un secret, quelque chose qu’il avait peur de révéler. En cela, le livre est une belle étude de l’âme humaine et de notre façon d’être dans la vie de tous les jours.

Outre le propos du roman qui est très touchant et pertinent, ce que j’ai beaucoup apprécié dans cette histoire bien ficelée, c’est son tempo enlevé. On ne s’ennuie pas un seul instant, et une fois qu’on commence le livre, c’est dur de le lâcher. Chaque chapitre comporte sa part de rebondissements. Les événements s’enchaînent avec fluidité, et on passe agréablement d’une scène cocasse à une autre. Autre point très positif : les personnages secondaires sont très réussis. C’est un argument auquel je suis toujours très sensible dans un livre ; j’aime que les personnages secondaires aient du relief, ou au moins une couleur particulière qui fait qu’on les trouve sympathiques, intéressants. Là, on a droit à une galerie de personnages assez hauts en couleurs ! Mention spéciale pour l’animateur radio, Leslie, et son combat pour les pots de confiture. Les mails de la DRH ne sont pas mal non plus !

Cette lecture très plaisante a été une bulle d’oxygène bienvenue entre deux livres pas très marrants (même s’ils étaient très bien). Je me suis bien amusée, et j’ai vraiment été séduite par cette écriture très drôle. Ce roman m’a donné envie de lire d’autres livres du même auteur, que je ne connaissais pas à ma très grande honte ! Je pense qu’il plaira à tous types de lecteurs, et en particulier à tous ceux qui apprécient l’humour anglais. C’est tout à fait le genre de roman qui vous met de bonne humeur. Idéal pour lutter conte le blues hivernal !

Publicités
Cet article a été publié dans Littérature étrangère. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

2 commentaires pour Tous pareils, roman de Danny Wallace

  1. WordsAndPeace dit :

    ah, il me faut une lectrice francophone pour me convaincre à lire un livre d’abord publié en anglais…. On devrait aussi inventer un nouveau délit pour toi : celui de faire ajouter trop de livres à ma PAL déjà bien trop haute…

    J'aime

Vous en pensez quoi ?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s