Le poème du film Interstellar

dylan_thomasAyant enfin regardé le film de Chris Nolan Interstellar (oui, après tout le monde, je sais, je suis en retard !), j’ai eu un coup de coeur pour le poème qui est cité durant le film par le personnage joué par Michael Cain. Je n’étais pas certaine qu’il s’agissait d’un vrai poème ; ça aurait très bien pu être un texte inventé par les scénaristes pour l’occasion. Mais ma curiosité m’a poussé à faire quelques recherches, juste au cas où, et j’ai gagné le gros lot en trouvant d’où ce texte est extrait !

Tout comme le poème cité dans le James Bond Skyfall était un vrai poème (Ulysse de Tennyson pour rappel), le poème d’Interstellar existe « pour de vrai ». Il ne porte pas de titre et est donc nommé d’après sa première phrase : Do not go gentle into the good night. Ce poème a été écrit par l’excellent poète gallois Dylan Thomas en 1952, soit un an seulement avant sa mort. Le poème est extrait du recueil In Country Sleep and other poems. Certains spécialistes de Dylan Thomas pensent que le poète aurait écrit ce texte en hommage à son père qui était mourant. C’est un détail biographique qui n’est pas avéré, mais ça n’enlève rien à la très grande beauté de ce texte. Je n’ai malheureusement trouvé aucune traduction en ligne qui me semble satisfaisante, et malgré mon bon niveau d’anglais, je ne pense pas être à la hauteur d’une traduction poétique. Je vous laisse donc découvrir l’intégralité du texte en version originale et je vous invite à trouver un recueil de Thomas traduit pour vous faire une meilleure idée.

« Do not go gentle into that good night,

Old age should burn and rave at close of day ;

Rage, rage against the dying of the light.

Though wise men at their end know dark is right,

Because their words had forked no lightning they

Do  not go gentle into that good night.

Good men, the last wave by, crying how bright

Their frail deeds might have danced in a green bay,

Rage, rage against the dying of the light.

Wild men who caught and sang the sun in flight,

And learn, too late, they grieved it on its way,

Do not go gentle into that good night.

Grave men, near death, who see with blinding sight,

Blind eyes could blaze like meteors and be gay,

Rage, rage against the dying of the light.

And you, my father, there, on the sad height,

Curse, bless me now with your fierce tears, I pray,

Do not go gentle into that good night.

Rage, rage against the dying of the light. »

Et juste pour conclure sur ce texte émouvant, sachez que c’est devenu l’un des poèmes les plus célèbres de Dylan Thomas et qu’il a très souvent été cité dans la culture populaire, particulièrement au cinéma.

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