Jeeves, de P.G. Wodehouse

Couverture du coffret intégral "Jeeves", éditions OmnibusSuite de la semaine spéciale P.G. Wodehouse ! Au programme aujourd’hui, pas moins de trois livres : « Jeeves », « Au secours Jeeves » et « Merci Jeeves », tous trois parus chez l’excellente maison d’édition Omnibus (déjà responsable d’un intégral des aventures de Sherlock Holmes en édition bilingue à recommander à tous les fans).

C’est encore par hasard que j’ai rencontré l’œuvre de Wodehouse, en me promenant dans les rayons de la Fnac, comme quoi les meilleures découvertes sont le plus souvent le fruit du hasard. La couverture vert acidulé a attiré ma curiosité, et le résumé de la quatrième de couverture m’a immédiatement convaincue d’acheter l’ouvrage.

Mais justement : de quoi ça parle ? Jeeves est un valet engagé pour servir Bertram Wooster (Bertie pour tous ses amis), un rentier aussi oisif que naïf. Et dans l’Angleterre des années folles, la vie n’est apparemment pas de tout repos : entre les tantes honnies, les histoires d’amours vouées à l’échec, les membres de l’aristocratie aussi sévères qu’excentriques, et surtout des amis aux noms aussi improbables que les embrouilles dans lesquelles ils se retrouvent, notre pauvre Bertie se retrouve lié à des situations inextricables ! Sans l’intervention de Jeeves, dont l’intelligence phénoménale lui permet d’imaginer les stratagèmes les plus efficaces, tout ce petit monde serait voué à la catastrophe à chaque page.

Le tandem de choc fait mouche dans chaque nouvelle, et l’armée de personnages secondaires est absolument attachante. Les conventions volent en éclats, et la bonne société est souvent ridiculisée avec malice, les moindres de ses petits caprices étant épinglés pour le plus grand plaisir des lecteurs.

Mais plus encore que le reste, c’est avant tout l’écriture de Wodehouse qui fait tout le charme de cette longue série de nouvelles. Un humour anglais bien sûr, mais aussi daté dans une époque précise : celle des années 20-30. Tout le rythme des années folles est là, ainsi que les expressions langagières complètement passées de mode, et donc d’autant plus surprenantes et drôles pour un lecteur actuel (français qui plus est !). Car si Bertie est un narrateur un peu naïf, il n’en est pas moins efficace pour nous faire vivre de l’intérieur le moindre de ses chaos domestiques. Et  chaque nouvelle péripétie de l’intrigue arrive comme une surprise pour le lecteur ; impossible de savoir à l’avance comment une histoire finira, le dénouement est toujours inattendu. La seule chose qui est sûre, c’est que Jeeves est là pour sauver la mise.

Ces nouvelles sont donc passionnantes, et méritent que les curieux s’y arrêtent. On rit beaucoup, et même les non-spécialistes en humour anglais apprécieront la qualité d’écriture et d’intrigues de ces livres aussi indispensables à la culture anglaise que Coluche ne l’est à la culture française.

Et pour ne pas bouder notre plaisir, les éditions Omnibus ont eu la bonne idée de sortir les trois tomes dans un coffret… pour les impatients qui voudraient lire les trois d’un seul coup !

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