Un été lecture dans le cottage en bord de mer

Les livres qu’on achète en juin… mais qu’on ne lit pas avant septembre !

Juin, c’est bientôt les vacances. Mais c’est aussi ce moment de l’année où je deviens quelqu’un de totalement irrationnel en librairie.

Je te jure, je ne suis pas folle. Enfin, autant que n’importe quelle autre lectrice qui a lu trop de romans d’Agatha Christie et de Jane Austen quand elle était jeune (un combo dangereux, il faut bien l’avouer).

Mais en juin, il se passe quelque chose. Mon cerveau bascule dans un autre mode de fonctionnement. Le cas typique ? Je rentre dans une librairie en me disant que je vais juste regarder. Et je ressors avec trois livres “parfaits pour l’été”, comme si j’avais une quantité extensible de jours de vacances. Alors qu’étant freelance, c’est plutôt l’inverse : j’ai tendance à ne PAS avoir de vacances l’été.

Alors évidemment, tu sens venir la chute de mon histoire. Et on sait toutes les deux comment ça finit.

Les nouveaux livres arrivent chez moi. Ils rejoignent ma PAL. Enfin… mes PAL. Parce qu’à ce stade, parler d’une pile unique serait vraiment un niveau de mauvaise foi rarement atteint. Pour être honnête, c’est plutôt devenu un système de piles, un écosystème de livres en équilibre précaire (littéralement et figurativement).

Et je ne te parle même pas de ma Kindle. Elle, c’est une encore une autre dimension du problème. Une sorte de bibliothèque parallèle où les ebooks attendent patiemment que j’arrête de vivre ma vie. Genre : une nouvelle épidémie nous frappe, et là oui je n’ai rien d’autre à faire que de lire pendant des jours. Ce qui, honnêtement, a été l’un des seuls bons aspects de la pandémie.

Revenons-en à mon problème des livres de juin.

Oui, j’ai tendance à faire des réserves comme les écureuils. Je cumule les livres d’avance comme si les vacances allaient durer six mois. Mais dans la majorité des cas, à la fin de l’été je n’ai pas lu le tiers de ce que j’avais prévu. Et pourtant, j’adore lire. Vraiment.

Mais j’ai plusieurs problèmes. D’abord mes vacances ne durent pas six mois. Et ensuite, à la dernière minute j’ai tendance à embarquer autre chose que les livres prévus. Sans compter les romans que j’achète sur mon lieu de vacances.

Anecdote : une fois avec ma cousine, on est allée faire une randonnée en Bretagne pendant près de trois heures. Arrivées sur la place d’un petit village, on tombe sur une librairie d’occasion. J’étais transpirante, fatiguée, courbaturée… mais je me suis quand même arrêtée pour acheter un livre. Un roman de Jenny Colgan. Un grand format. Qu’il a fallu que je glisse dans mon sac à dos déjà lourd et bien rempli. Et que je n’ai pas lu avant l’automne suivant !

Tout ça pour dire qu’en juin, mon cerveau se détraque.

En même temps, Juin, c’est ce mois étrange où tout le monde commence déjà se projeter en pensant aux vacances. Virtuellement, plus personne ne vit dans l’instant présent. Malheureusement, le quotidien est toujours le même : le boulot, mille mails auxquels il faut répondre. Faire les courses, le ménage. Survivre aux vagues de chaleur (c’est de la folie, pas vrai ?).

En gros, on passe un mois à courir partout, et entre deux réunions, on se dit : cet été, j’aurais enfin du temps pour lire.

C’est le pouvoir de la pensée positive, façon lectrices.

La réalité, c’est que quand je suis finalement en vacances, je ne lis pas les livres que j’ai amassé comme un écureuil obsessionnel. J’en lis une partie. Mais jamais tout. Et parfois, quand je te dis une partie, c’est vraiment une infime partie. (Une année, j’ai lu 2 romans de la pile de 12 livres que j’avais emporté en Bourgogne. Par contre, j’ai acheté 7 romans à la librairie locale, que j’ai pu lire dans la foulée. Je me dis qu’au moins, j’aide à faire tourner les petites librairies indépendantes.)

Et pour en avoir déjà discuté avec d’autres personnes, ce qui me rassure, c’est que je me rends compte que je ne suis pas la seule.

En juin, on est dans le fantasme des vacances à venir. On prépare plein de choses, et notamment nos lectures.

Finalement, une fois en vacances, on vit les choses différemment. On prend du temps pour faire autre chose que lire. On ne se met pas forcément la pression. Et finalement, la lecture redevient juste quelque chose de spontané. On se laisse porter par l’envie du moment… au détriment de tout ce qu’on a pu programmer en avance.

Résultat ?
Les fameux “livres de vacances” finissent parfois par passer l’été à la maison. Abandonnés. Seuls et malheureux. Guettant notre retour de congés comme un ficus assoiffé.

Et ils nous tendent une embuscade en septembre. Sauf qu’une fois la rentrée passée, aurais-je encore envie de lire une comédie romantique qui se déroule à bord d’un navire de croisière dans les Caraïbes ?

Eh ben… non, pas forcément.

Tout ça pour dire que les livres achetés en juin me posent donc un double problème. Parce que non seulement je ne les lis pas. Mais en plus, ils finissent par rejoindre les fameuses piles de livres qui menacent de s’effondrer dans mon bureau !

Du coup je me demande : est-ce que toi aussi tu souffres du même problème des lectures de vacances qui finissent pas rester à la maison ?


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Une réflexion sur “Les livres qu’on achète en juin… mais qu’on ne lit pas avant septembre !

  1. Le Nocher des livres dit :
    Avatar de Le Nocher des livres

    Eh bien, oui et non? Parce que ce qui t’arrives en juin m’arrive pratiquement toute l’année. Et mes piles deviennent des murailles qui me cernent progressivement. Un jour, je ne pourrai sans doute plus sortir 😉.

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