Comment j’ai rentabilisé ma carte de bibliothèque en 1 mois

Au moment de la rentrée littéraire, fin août, je vous avais expliqué que je comptais à nouveau m’inscrire à la bibliothèque municipale. Depuis mon déménagement, l’idée était dans un coin de ma tête. Quand j’étais petite, j’adorais aller à la bibliothèque et emprunter des livres. C’était même mon moment préféré de la semaine… et de loin ! Et même sans les emprunts, il y avait quelque chose de magique à admirer tous ces ouvrages, ces rayonnages partout ! En grandissant, je me suis éloignée de l’emprunt. J’apprécie de « posséder » mes livres. C’est une relation très intime, et j’ai donc privilégié l’achat. Cette année, ma bonne résolution de rentrée était de tester à nouveau l’emprunt en bibliothèque, pour voir si ça pourrait vraiment me convenir. Et devinez-quoi ? Au bout de deux mois, je peux dire que c’était une bonne idée. Sans compter qu’il ne m’a fallu qu’un seul mois pour rentabiliser l’investissement de ma carte de bibliothèque !

Mon bilan après un mois

Pourquoi est-ce à la rentrée littéraire que j’ai décidé de prendre une carte de bibliothèque ? Tout simplement parce que c’est traditionnellement une période où je suis curieuse des nouveautés. Je suis plus disposée à prendre des risques en lisant des romans dont je ne sais pas du tout à l’avance s’ils vont me plaire ou pas. J’aime profiter de cette période pour sortir des sentiers battus. Mais c’est à double tranchant. Par le passé, il y a eu des coups de coeur et des déceptions, voire des livres qui en fait n’ont suscité aucune émotion particulière chez moi.

Le problème, c’est que quand on achète des livres qu’on n’apprécie pas vraiment et qu’on ne souhaite pas garder, on finit par s’en séparer. Au fil des années, j’ai fait don de ces livres à ma précédente bibliothèque de quartier. Le bibliothécaire était ravi de voir des nouveautés grand format en aussi bon état venir grossir son cheptel de livres de la rentrée littéraire. Mais pour moi, c’était donc de l’argent jeté par les fenêtres.

Et c’est là que la carte de bibliothèque a eu son intérêt cette année ! Ma nouvelle bibliothèque a pas mal de choses en stock. J’ai même pu réserver à l’avance les nouveautés de la rentrée littéraire avant que les livres n’arrivent en rayons. En un seul mois, j’ai lu 3 livres. Or, avec une carte annuelle à 16€ et un prix moyen de 19€ pour chaque livre lu, vous voyez que je n’ai pas perdu d’argent ! Surtout qu’au final, sur ces 3 livres, il n’y en a qu’un seul que j’aimerais avoir dans ma bibliothèque. Si j’avais acheté les deux autres, je ne les aurai pas gardé. Je pourrai donc attendre la parution poche de ma lecture coup de coeur l’année prochaine. Et sinon, aucun regret !

Mon bilan après deux mois

Avec maintenant deux mois de recul, je me rends compte que je suis vraiment conquise par ma carte de bibliothèque. Au-delà des livres de la rentrée littéraire, j’ai pu mettre la main sur d’autres livres, des petites découvertes glanées au fil de mes déambulations dans les allées. Maintenant que l’attrait de la nouveauté est passé, il reste le plaisir de l’aventure. Car quand je vais à la bibliothèque, je n’ai pas forcément une idée précise en tête. Je ne fais pas mes courses : je reste plutôt ouverte à l’inspiration du moment.

J’ai pris l’habitude d’allée à la bibliothèque une fois toutes les deux semaines, le vendredi en fin d’après-midi. C’est devenu mon petit rituel de fin de semaine. Et j’adore ce moment, cette promenade au milieu des livres. C’est un bon moyen de me détendre avant que débute vraiment le week-end. C’est comme un pass pour un monde merveilleux. Et je peux l’utiliser autant que je veux car l’émotion reste intacte à chaque visite.

Et mes achats de livres ?

Hum… comment vous dire ? Je vais être honnête et c’est vrai qu’en septembre et en octobre, j’ai un peu abusé au niveau des achats. J’ai acheté plusieurs livres, dont certains qui n’étaient pas si urgents car je ne comptais pas les lire tout de suite. A partir de maintenant, on entre dans une période où je reçois énormément de services presses de la part des maisons d’édition. Donc en gros, je sais que je ne vais pas acheter beaucoup de livres ces deux prochains mois.

Mais pour l’année prochaine, je pense qu’il va falloir que je me discipline un peu plus. C’est possible que le fait d’avoir plein de livres à disposition à la bibliothèque freine un peu mes ardeurs. Le problème, c’est qu’ils n’ont pas beaucoup de choix dans certains genres qui m’intéressent en particulier : pas beaucoup de comédies romantiques ou de livres feel-good par exemple, quasiment pas de Young Adult et pas non plus de romances historiques.

Et c’est peut-être ça la limite. C’est que ma carte de bibliothèque ne va principalement me servir que pour le roman policier, le roman historique et la littérature générale. Certains pourraient penser que c’est déjà suffisant. Mais j’ai pris goût à avoir des lectures très variées. Et ce ne sera donc pas possible de « me contenter » de ces genres alors que ce que préfère, justement, c’est alterner au maximum mes lectures.

Alors rendez-vous dans le courant d’année prochaine pour faire un autre bilan, et voir comment j’aurai trouvé mes marques sur la durée avec ma carte de bibliothèque.

D’ici là bonnes lectures !

12 réflexions sur “Comment j’ai rentabilisé ma carte de bibliothèque en 1 mois

    • Alivreouvert dit :

      C’est super que le tarif de la bibliothèque soit aussi attractif ! J’imagine qu’ c’est un argument supplémentaire pour prendre sa carte de bibliothèque. Et est-ce que vous achetez quand même des livres par ailleurs ?

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  1. Mario Thibault dit :

    Comme je l’ai déjà mentionné dans d’autres post, je suis un grand amateur des bibliothèques( la preuve, je suis abonné à deux biblios 😉 ) et ce, depuis que je suis petit, étant pas très fortuné à cette époque, le fait d’avoir accès à tout ce choix m’a permis d’assouvir ma passion, passion qui reste bien présent aujourd’hui. Maintenant que c’est la gratuité ( même si c’est quand même nos taxes et nos impôts qui payent le tout…) et qu’il n’y a plus de frais de retard, ça permet une meilleur accessibilité pour les plus démunis. Et moi, comme je ne garde généralement pas les livres que j’ai lu, je souffre moins côté monétaire 😉 .

    Aimé par 1 personne

    • Alivreouvert dit :

      L’accessibilité aux livres, c’est très important. Quand j’étais petite, mes parents n’avaient pas les moyens de m’offrir tous les livres que je voulais lire (je lisais déjà beaucoup !!). Et sans la bibliothèque, peut-être que mon goût pour la lecture se serait éteint. Comme pour vous, c’est cet accès très tôt aux livres qui a cultivé mon plaisir de la lecture. Par contre, j’avoue que je reste attachée au plaisir de garder les livres pour les relire… Ce qui explique d’ailleurs la taille de ma bibliothèque à la maison !! Mais l’emprunt est un excellent complément.

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  2. Nancy dit :

    Bonjour!
    L’accès à une bibliothèque municipale a toujours fait partie de ma vie ! Lire est une nécessité pour moi ! Et je peux affirmer avec fierté que j’ai réussi à transmettre cette passion pour la lecture à mes trois enfants.Et à mes petits élèves de 1 ère année qui apprenaient à lire. Leur donner la piqûre de la lecture a toujours été mon objectif principal de pédagogue.Je considère qu’il s’agit en effet du plus grand cadeau jamais offert à un humain 💓. C’est pourquoi le recours aux livres de la bibliothèque régulièrement a été salvateur pour tous. C’était à chaque fois, comme un coffre aux trésors à découvrir. Une caverne d’Ali Baba à explorer! Tous ces titres variés, ces genres littéraires différents , ces nouveaux auteurs à connaître…La littérature est un monde culturel infini à la portée de tous ! Des heures de bonheur!
    Je considère la possibilité d’exploration en bibliothèque fondamentale. En effet, il nous est permis, « d’essayer » des livres pour savoir s’ils nous conviennent ou non gratuitement. En tout cas, au Québec, c’est gratuit sauf pour les nouveautés que l’on souhaite lire tout de suite où il y a un léger montant à débourser.
    Ma façon préférée de sélectionner des livres lors de ces visites provient d’une grande lectrice connue, Marcia Pilote. Il s’agit tout simplement de se laisser choisir et attirer par un livre: lire la quatrième de couverture et prendre le temps de ressentir l’appel ou pas pour ce livre. Parfois lire quelques lignes au début et voir … Se donner la permission d’explorer, de sortir de notre zone de confort en variant volontairement nos choix de genres littéraires, d’auteurs etc…
    Je vous souhaite de goûter ce cadeau inestimable souvent!

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    • Alivreouvert dit :

      Merci beaucoup Nancy ! J’adore cette idée de « ressentir l’appel ou pas d’un livre ». Vous avez mis les mots justes sur ce que je ressens moi-même, en bibliothèque comme en librairie, où je me laisse porter vers les livres un peu au hasard. Et effectivement, la bibliothèque permet le droit à l’erreur. Parfois, on peut se tromper, choisir un livre qui finalement ne nous convient pas. Et ce n’est pas un drame ! On peut explorer plus facilement en bibliothèque, et puisqu’on ne paye pas les livres, il n’y a pas de culpabilité à avoir en cas de rendez-vous manqué avec un livre. Vos élèves et vos enfants ont bien de la chance d’avoir une personne comme vous pour les guider dans le monde de l’écrit !

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