Tant qu’il y aura des ducs, romance historique de Tessa Dare

Me voici enfin arrivée au tome 4 de la saga des Demoiselles de Spindle Cove. Avec Tant qu’il y aura des ducs, Tessa Dare nous livre une nouvelle romance historique originale et bourrée d’humour. Elle poursuit aussi dans la veine féministe qui a fait le succès de cette saga vraiment palpitante. Après avoir adoré les deux premiers romans de la série, Un moment d’abandon et Une Semaine de folie, j’avais été un peu déçue par le troisième Opus, Un Mariage au clair de Lune, qui manquait un peu d’épaisseur à mon goût. Heureusement, comme je suis têtue, j’ai poursuivi la lecture de la saga. Et j’ai eu raison : Tant qu’il y aura des ducs tient toutes ses promesses pour offrir un très bon moment de lecture.

Le duc de Halford a beau être l’un des pires dépravés de tout Londres, même lui a du mal à tenir tête à sa mère. Il faut dire que la duchesse douairière, bien décidée à marier son fils unique, n’hésite pas employer les grands moyens. Elle fait droguer son fils pour le kidnapper. Son but ? L’emmener jusqu’au charmant village balnéaire de Spindle Cove. Ce refuge pour les demoiselles de la bonne société en quête de calme pullule de jeunes filles à marier. Tout ce qu’elle demande à son fils, c’est de choisir l’une d’entre elles pour l’épouser. Bien décider à se venger de sa mère trop envahissante, Halford décide de lui tendre un piège. Oui, il choisira une jeune fille à marier. Mais quand son choix se porte sur la fille d’un simple fermier, la duchesse douairière comprendre que son plan risque de se retourner contre elle. Pour la jeune Pauline, prise au milieu de cette querelle familiale, cette situation délirante pourrait être une chance inespérée. Car le duc lui propose une grosse somme d’argent pour l’éconduire. Une somme que Pauline compte utiliser pour son projet : ouvrir sa propre librairie. Elle a donc deux semaines devant elle pour effrayer sa future belle-mère et épargner un mariage au duc. Facile ! Sauf que le duc en question est très séduisant, et même elle n’est pas insensible à son charme.

D’ordinaire dans les histoires romanesques, les princes et les ducs sont sensés venir au secours des douces jeunes filles. Ici, c’est totalement l’inverse. Une fois encore, Tessa Dare s’amuse à déjouer les clichés du genre. Voici donc une soubrette féministe qui vient sauver un duc dépravé. Leur mission : éviter à tout prix le fameux « Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants ».

Dès le départ, l’intrigue de cette histoire détonne et ménage beaucoup de rebondissements. Tant qu’il y aura des ducs reprend le style décalé et l’humour des précédents tomes de la saga des Demoiselles de Spindle Cove. Et ça tombe bien parce que c’est un des aspects que je préfère dans l’écriture de Tessa Dare. C’est moderne, rythmé, léger, et ça se lit très facilement sans pour autant être simpliste.

Autre point fort de cette histoire, les personnages sont tous les trois très attachants. Car c’est bien d’une sorte de triangle amoureux qu’il s’agit, même si la troisième pointe se trouve être la future belle-mère. Au fil du livre, on découvre l’histoire attendrissante de la duchesse douairière, une femme qui a enterré tous ses enfants en bas âge, sauf son dernier fils. Devenue veuve, elle attend de pied ferme d’avoir des petits enfants et s’entraîne à tricoter de la layette en secret en espérant que son fils se décide enfin à se marier.

De son côté, Halford est un personnage qui révèle une personnalité intéressante. Il apparaissait dans Une Semaine de folie, et franchement c’était un personnage détestable que je n’étais pas pressée de recroiser. On découvre ici son histoire, et Tessa Dare a eu une bonne idée pour nous le rendre plus sympathique, plus humain.

Evidemment, le tour de force de l’histoire, c’est le personnage de Pauline. A travers elle, Tessa Dare reprend le discours féministe qu’elle a commencé à tisser dès le premier tome. Pauline est forte, indépendante, intrépide, généreuse et elle a la tête sur les épaules. C’est la plus sensée du trio, et son optimisme confère à faire d’elle l’un des personnages les plus solaires de cette saga historique. Le fait qu’elle n’appartienne pas à la noblesse permet de s’émanciper des clichés du roman historique, et d’avoir un personnage un peu plus « authentique ».

Ce quatrième tome est une réussite, et je l’ai vraiment adoré. Si comme moi vous êtes fans de cette série de romans, alors vous passerez un très bon moment de lecture. Tant qu’il y aura des ducs est un livre drôle sans être dénué de sentiments, et romanesque sans tomber non plus dans la guimauve. Une vraie bonne romance historique !

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