De l’autre côté du monde, roman de Stéphanie Bishop

Ma rentrée littéraire commence par les éditions Fleuve qui m’ont emmenées du côté des kangourous avec le livre de Stephanie Bishop, De l’autre côté du monde. Avec la grisaille de l’automne qui arrive, j’avais envie de voyager et de profiter un peu du soleil de l’Australie. Très remarquée par les critiques littéraires dès ses débuts, Stephanie Bishop est une jeune auteure australienne dont De l’autre côté du monde est le premier ouvrage traduit en France. Très apprécié, son roman a d’ailleurs été sélectionné pour de nombreux prix littéraires dans son pays d’origine. En partie autobiographique, il s’inspire de l’histoire de ses grands-parents, des migrants britanniques ayant découvert en leur temps les joies de l’Australie.

Angleterre, 1963. Déprimée et déphasée depuis la naissance de sa fille, Charlotte s’interroge sur son avenir et ce qu’elle est réellement. En apprenant sa nouvelle grossesse, son mari, Henry, lui propose de recommencer une nouvelle vie sous le soleil de l’Australie. Peu convaincue, la jeune femme finit par céder et par tout quitter pour ce pays riche en promesses. Sous le soleil aride de Perth, Charlotte se perd toujours, s’enfonçant encore un peu plus dans la mélancolie et le désespoir. Mère perdue et épouse perturbée, elle apprendra à prendre son destin en main, au risque de détruire sa vie et celle de ses proches.

L’immigration vers l’Australie, pays jeune et conquérant dans les 1960, voilà un sujet alléchant et promettant un vrai dépaysement. Quelle n’a pas été ma déception au fil de ma lecture du livre de Stephanie Bishop ! Si le sujet est en effet particulièrement intéressant, la jeune auteure n’a pas réussi à retenir mon attention et à développer ma passion. Désireuse de lire l’histoire d’une héroïne au destin unique, me voilà face à une sous-Mme Bovary au pays des kangourous… Ceux qui me connaissent bien sont au courant de mon rejet total de ce classique de la littérature française, ne supportant pas un personnage creux, désespérant et sans envergure. Retrouver ici ce type de rôle, mais sans la plume de ce cher M. Bovary, voilà une grande déception.

Si l’écriture de Stephanie Bishop n’est pas mauvaise et fait preuve d’un intéressant effet de style, elle est ennuyeuse et ne soulève pas les passions. L’histoire semble creuse, on passe des chapitres entiers à attendre quelque chose qui n’arrive pas. Je ne suis jamais vraiment rentrée dans l’histoire, regrettant le manque d’étincelle. Mais l’héroïne n’est pas mon seul regret, loin de là. Je ne suis pas du tout attachée aux autres personnages. Le mari, les amis, les enfants, sont tous quasi inexistants, n’apportant que peu de relief à un récit déjà très plat.

Comme vous pouvez l’imaginez, je ne peux recommander ce roman qui fut une profonde déception pour moi. Les amateurs de Flaubert ou de George Sand, avec son Indiana, devraient cependant apprécier cette héroïne, que j’ai personnellement oubliée dès le mot Fin passé.

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