Les Filles de l’été, roman de Mary Alice Monroe

Livre chroniqué par Julie.

Premier tome de la trilogie Les étés sur la côte, Les filles de l’été est l’œuvre de Mary Alice Monroe, une auteure best-seller du célèbre magazine le New-york Times. Récompensée par plusieurs prix pour ces différents ouvrages, cette dernière saisit encore une fois l’occasion de faire découvrir sa région natale, la Caroline du Sud, à travers une histoire riche en mystères, en bouleversements et surtout en amour !

Sentant son heure venir, Marietta Muir décide de réunir le temps d’un été ses trois petites-filles. Dans la demeure familiale, Sea Breeze, elle espère réunir ces demi-sœurs aux caractères si différents. Mais qu’est ce qui pourrait réunir Dora, la mère abandonnée et désespérée, Carson, la photographe californienne sans le sou, ou encore Harper, la jeune idéaliste sous le joug d’une mère castratrice ? Marietta a trois mois pour réussir l’impossible et effacer des années de séparation et de déchirures. Secrets dévoilés, émois amoureux et autres fous rires seront ainsi au rendez-vous de ce roman riche en évènements.

Les filles de l’été est clairement conçu comme une ode à la Caroline du Sud, un état que Mary Alice Monroe connait parfaitement. On se laisse transporter dans ces paysages maritimes, et on aurait presque l’impression de ressentir la moiteur ambiante au fil des pages. A l’aide d’une écriture fluide et agréable, l’auteur parvient à nous plonger dans son univers et à nous donner l’envie d’investir les lieux pour quelques semaines de vacances !

Le cadre, idyllique, n’empêche cependant pas l’ensemble de souffrir d’un peu trop de stéréotypes. Personnellement, je n’ai pas réussi à m’attacher réellement à nos trois sœurs en mal d’amour et de tendresse. Dora, Carson et Harper souffrent de ne pas avoir plus de profondeur et d’originalité. Les personnages secondaires offrent plus d’intérêt, à l’instar de la grand-mère, Marietta, ou du fils atypique de Dora, Nate, et on regrette que l’auteur ne s’intéresse pas plus à eux. J’espère que les deux tomes suivants apportent plus de réponses ! Petite mention cependant pour la belle relation qui se créée au fil de l’histoire entre Carson et sa jolie « Delphine », apportant du relief à l’ensemble. Amoureuse de la nature, semble-t-il, Marie Alice Monroe nous propose même en fin de livre un beau plaidoyer pour la cause des dauphins en général.

Les amateurs du genre apprécieront cette histoire tendre et simple, mais si cette dernière se lit avec facilité et plaisir, elle ne reste pourtant pas gravée dans les mémoires. Si le roman manque d’originalité dans sa trame, il parvient cependant à nous toucher et à nous faire passer un agréable moment sur les côtes américaines.

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