Dalva : le chef d’oeuvre de Jim Harrison dans une nouvelle édition

Jim Harrison nous a quitté depuis déjà plusieurs longs mois, mais il n’a pas fallu attendre son décès pour que le romancier américain entre dans la légende de la littérature occidentale. Avec son allure de vieux pirate fracassé par la vie, son visage plus fané encore que celui de Marguerite Duras et sa voix dans laquelle coulait un torrent de cailloux, il était l’incarnation de la grande littérature américaine. En novembre dernier, les éditions 10-18 ont eu l’idée de rééditer dans une édition exclusive son livre le plus célèbre, le plus acclamé : Dalva. Par un curieux hasard, je n’ai jamais lu ce livre alors qu’il me poursuit depuis mes années d’université. Je l’ai découvert pour la première fois dans un cours de LLCE anglais sur l’histoire moderne des Lettres américaines. J’en ai entendu parler dans des articles, sur des blogs, dans la belle interview que l’auteur avait accordé à l’émission de François Busnel ‘La Grande Librairie’, et souvent je l’ai aperçu sur les étagères des librairies. Lors de ma visite au dernier Salon du Livre de Paris, je l’ai encore croisé sur le stand des éditions 10-18. Le roman arborait une splendide couverture bleue et, quand je l’ai vue, j’ai su que le moment était finalement venu de lire ce livre.

L’histoire de Dalva, ce n’est pas seulement celle d’une femme qui rentre chez elle pour reconstruire sa vie : c’est aussi celle des Etats-Unis. Jim Harrison était obsédé par le lien entre la terre et les hommes, ce sentiment d’appartenance très fort. Il l’a déjà évoqué dans d’autres romans, en particulier Légendes d’automne. Si vous n’avez pas lu le livre, vous avez de fortes chances d’avoir vu le film, et alors vous savez de quoi je parle.

« Pour reprendre le contrôle de sa vie, Dalva s’installe dans le ranch familial du Nebraska et se souvient : l’amour de Duane, les deuils, l’arrachement à ce fils nouveau-né qu’elle cherche obstinément. Meurtrie mais debout, elle découvre l’histoire de sa famille liée à celle du peuple sioux et d’une Amérique violente ».

Depuis sa parution, Dalva a été salué comme le chef d’oeuvre de Jim Harrison. Je compte le commencer très bientôt et j’aurais donc l’occasion de vous en reparler plus en détails. Mais si vous souhaitez prendre un peu d’avance, sachez que le livre est donc disponible en format poche dans une toute nouvelle édition très soignée qui rend hommage à un romancier unique, l’un des derniers monstres de la littérature américaine.

Très belle lecture à tous !

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