Leopard Hall, roman de Katherine Scholes

Aujourd’hui, je vous propose de larguer les amarres et de prendre la direction de l’Afrique ! Rien que ça ! Quittons la grisaille parisienne, les températures encore trop timides, et cherchons un peu de soleil et de chaleur du côté du Congo. C’est dans ce pays que Katherine Scholes a planté l’intrigue de son roman Leopard Hall, une fresque qui sent bon les étendues sauvages et l’aventure. Ce roman est publié cette semaine aux éditions Belfond dans leur collection Le Cercle Belfond. Et comme je viens justement de me lancer dans un partenariat avec cette belle collection (je vous en reparlerais très bientôt et je suis hyper emballée par ce beau projet qui implique d’autres bloggeuses !), j’ai eu le droit de lire ce roman en avant-première. Alors c’est bon, tout le monde est prêt pour le voyage ?

Anna est secrétaire dans une entreprise de Melbourne, en Australie. En ce milieu des années 1960, cette jeune fille fan de mode, et en particulier des créations de Mary Quant, a tout l’air d’une fille respectable de bonne famille. Mais ses manières parfaites et sa bonne éducation cachent une profonde cicatrice : elle n’a jamais revu son père depuis l’âge de cinq ans, quand sa mère à quitté la maison familiale du Congo pour émigrer en Australie et refaire sa vie avec sa fille. Anna vit donc avec une ombre, mais tout change quand elle est contactée par un détective privé engagé par son père pour la retrouver. Le vieil homme vit toujours en Afrique, il est mourant et voudrait revoir sa fille une dernière fois. Anna saisit sa chance et part pour le Congo, un pays dont elle a tout oublié et qui se trouve au beau milieu d’une guerre civile où les rebelles se battent contre les forces du gouvernement aidées par des mercenaires occidentaux. Mais arrivée en plein cœur de l’Afrique, ce ne sont pas simplement les souvenirs de l’enfance qui attendent Anna : ce sont de nouveaux mystères sur ses origines. Mais pour trouver des réponses, il faudra traverser un pays en pleine guerre.

Katherine Scholes a elle-même vécu en Afrique, et on sent bien dès les premières pages de son livre qu’elle nous guide en territoire connu, qu’elle nous embarque dans un vrai voyage. Leopard Hall n’est pas une simple carte postale qui présente un décor de rêve : c’est une véritable saga qui mêle des événements historiques avec le cheminement intime d’une jeune femme à la recherche de son père.

En commençant la lecture de ce livre, je m’attendais à trouver une fresque romanesque, parce que c’est un peu ce que le résumé laissait présager. En fait, on n’est pas du tout dans un livre romantique qui joue la carte de l’exotisme pour séduire ses lecteurs. On est ici bel et bien dans un grand roman initiatique qui dévoile l’ambition de nous faire revivre les heures les plus sombres du Congo dans les années 1960. Et évidemment, il y a une belle parabole entre un pays qui se cherche et se déchaîne, et une fille en quête d’identité qui a perdu tous ses repères. A ce titre, je dirais que Katherine Scholes maîtrise vraiment bien son sujet. Les passages où elle aborde l’histoire du Congo sont passionnants, jamais ennuyeux et ils ont vraiment un lien avec l’intrigue. Le résultat apporte beaucoup de force et d’originalité à ce roman.

Là où j’ai été un peu moins séduite, c’est sur certains passages au milieu du roman, lorsqu’Anna se trouve à aider au sein de l’hôpital d’une mission. Ce ne sont pas des passages inintéressants, mais ils sont moins attrayants que le reste du livre, et j’ai trouvé qu’ils cassaient un peu le rythme de l’histoire. Ce qui est d’autant plus dommage que Katherine Scholes s’avère être une excellent conteuse qui sait à la fois nous faire ressentir les sentiments de ses personnages et nous plonger dans l’ambiance d’un pays en pleine guerre civile.

A l’arrivée, Leopard Hall s’avère être une très belle fresque, un roman très original et dépaysant. L’histoire d’Anna, une jeune fille qui tente désespérément de trouver des réponses et qui va jusqu’à mettre sa vie en danger dans sa quête, est vraiment prenante et très belle. Surtout, Katherine Scholes nous fait voyager et elle dévoile un récit de grande ampleur. Difficile d’atterrir et de revenir à la réalité du quotidien après ce genre de livre.

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5 commentaires pour Leopard Hall, roman de Katherine Scholes

  1. Superbe chronique ! J’ai beaucoup aimé ce roman et pour ma part, c’est plutôt les récits de guerre de Dan au début que j’ai trouvé long. 🙂

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  2. On en a déjà parler en face à face, une superbe lecture pour moi et j’attends que tu nous fasses un top des livres se passant en Afrique 😉

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  3. Ping : La Ferme des Miller, roman d’Anna Quindlen | A livre ouvert

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