La Valse des arbres et du ciel, roman de Jean-Michel Guenassia

guenassiaC’est là que je me rends compte que je suis vraiment très en retard dans mes lectures ! Le roman de Jean-Michel Guenassia, La Valse des arbres et du vent, est paru fin août 2016 pour la rentrée littéraire. Je l’ai immédiatement mis dans ma liste des livres à lire parce que le sujet (Van Gogh) m’intéressait beaucoup. Malheureusement, je dois aussi travailler pour vivre, et du coup je n’ai pas réussi à lire tous les romans de la rentrée littéraire qui me faisaient de l’oeil. Ce pauvre roman s’est retrouvé coincé dans une pile dont je ne l’ai extirpé que la semaine dernière. Mais ouf, la lumière est au bout du tunnel. Et maintenant que j’ai lu ce roman à la si belle couverture, je peux enfin vous donner mon avis… au ca soù vous m’ayez attendu pour le lire !

En 1890, la peinture française est pour ainsi dire au centre du monde. En tout cas, elle l’est assez pour attirer des artistes de partout, y compris de l’étranger. Pour Marguerite Gachet, qui a à peine dix-neuf ans, le monde de la peinture est un rêve inaccessible. Elle rêverait de devenir peintre, mais ce n’est pas une carrière possible pour une jeune femme… et d’ailleurs aucune possible n’est possible pour elle à part celle du mariage. Au beau milieu de cette vie frustrante, la seule chose qui éclaire ses journées, c’est la rencontre avec un jeune peintre étranger en relation avec son père. Il s’appelle Vincent Van Gogh, il peint divinement, et Marguerite ne peut pas s’empêcher de tomber amoureuse de lui. Mais quelle vie peuvent-ils espérer avoir tous les deux ?

Lorsque le roman de Jean-Michel Guenassia est paru, j’avoue que c’est la couverture et le titre qui ont en premier attiré mon attention. C’est d’ailleurs l’une des plus belles couvertures d’Albin Michel en 2016. Mais ensuite, c’est vraiment le résumé qui m’a donné envie de lire ce livre. Un roman sur la vie de Van Gogh à Auvers-sur-Oise, c’est une excellente idée. Van Gogh reste un personnage mystérieux, dont on sait en fait peu de choses. On connaît l’histoire de l’oreille coupée, de sa folie présumée, de sa mort inexplicable… Mais pas grand chose d’autre. A partir de là, le romancier a un formidable terrain de jeu pour imaginer son histoire.

Et c’est là que les choses se gâtent. Parce qu’en fait, Jean-Michel Guenassia ne fait pas grand chose avec les opportunités qu’il a en main. Première déception : le livre est centré sur le personnage de Marguerite. Un personnage féminin pas très intéressant mais sympathique. Il faut attendre (très) longtemps avant de voir enfin Vincent arriver, et on ne le retrouve que de loin en loin. On ne peut pas dire qu’on se retrouve plongé dans son intimité, qu’on chemine au plus près de lui. Non, au contraire, l’auteur nous laisse à la surface des choses, ce qui est très frustrant pour le lecteur.

En ce qui concerne l’histoire en elle-même, il y a des choses intéressantes, notamment sur la partie de l’intrigue qui offre une hypothèse intéressante sur la mort de Van Gogh. Mais le reste est souvent long et sans rapport direct avec le peintre. La narration est élégante, c’est bien écrit, mais le rythme est trop contemplatif à mon goût. C’est dommage parce qu’on sent bien que Jean-Michel Guenassia maîtrise son sujet. Le contexte historique de la société de l’époque est très bien rendu. On se sent vraiment transporté dans la France de ce début de siècle. Malgré ça, le livre ne décolle jamais vraiment.

Au final, j’ai été très déçue par ce livre. Je m’attendais à avoir un livre plus centré sur Vincent Van Gogh, et sans vouloir refaire le match, je pense que ça aurait été une meilleure idée parce que Van Gogh est un excellent choix de sujet. C’est déjà un personnage romanesque en lui-même, il y a beaucoup de choses à dire/imaginer à son sujet. Et d’ailleurs, les meilleurs passages du roman sont ceux avec lui.

Je ne veux pas non plus vous influencer trop négativement envers ce livre. J’ai pris quelques jours avant d’écrire ma chronique pour essayer de faire la part des choses. Objectivement, je ne peux pas dire que La Valse des arbres et du ciel est un mauvais livre parce que ce n’est pas le cas. C’est juste que ce livre ne m’a pas emballé. Personnellement, je m’étais attendue à autre chose, et c’est certainement pour ça que j’ai été déçue. Donc, au cas où vous auriez envie de tenter votre chance, rendez-vous en librairie pour feuilleter le livre et voir si ça accroche. Je serais très curieuse d’avoir votre retour.

Très bonne lecture à tous !

Publicités
Cet article a été publié dans Littérature française. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

4 commentaires pour La Valse des arbres et du ciel, roman de Jean-Michel Guenassia

  1. Ma maman à adoré ce roman, mais moi je rejoins ton avis : le fait de suivre plus Marguerite que Vincent m’a un peu décontenancé, je voulais plus de peinture et de moments avec Van Gogh. Le style est très agréable mais je reste déçue…

    J'aime

  2. Nicole G dit :

    Même ressenti, même déception. Par contre, si je peux me permettre une recommandation : Vincent qu’on assassine de Marianne Jaeglé qui exploite le même point de départ consistant à dire que Van Gogh ne n’est pas suicidé est lui un magnifique voyage dans la tête et la peinture de l’artiste au cours de ses 2 dernières années. Si le sujet vous intéresse, c’est 10 fois meilleur 🙂 (chroniques des 2 livres sur mon blog motspourmots.fr si vous le souhaitez)

    J'aime

Vous en pensez quoi ?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s