Lecture : les livres manqués de 2016

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Je sais qu’à la veille de dire au revoir à l’année 2016, c’est de bon ton de se lancer dans une rétrospective de l’année écoulée. C’est certainement un article que je vous proposerais bientôt. Mais aujourd’hui j’avais envie de vous parler d’autre chose, de mes rendez-vous manqués de l’année. Parce que même si je lis beaucoup de livre en un an, il y a quand même des livres que je n’ai pas le temps de lire. Il y a donc eu plusieurs livres que j’aurais eu très envie de lire en 2016, et pourtant nous ne nous sommes pas rencontrés, eux et moi. Voici donc ma petite liste personnelle des livres que j’espère avoir l’occasion de lire en 2017.

2016Harry Potter et l’enfant maudit, de J.K. Rowling

Eh oui, je fais partie des très rares personnes qui n’ont pas encore lu le dernier Harry Potter. Ce n’est pas faute d’en avoir eu envie. Mais d’un autre côté, je dois dire que je n’ai pas eu envie de le lire tout de suite. Car au moment de sa sortie, le buzz était énorme et j’avais envie de laisser la pression retomber avant d’ouvrir le livre.

« Être Harry Potter n’a jamais été facile et ne l’est pas davantage depuis qu’il est un employé surmené du Ministère de la Magie, marié et père de trois enfants. Tandis que Harry se débat avec un passé qui refuse de le laisser en paix, son plus jeune fils, Albus, doit lutter avec le poids d’un héritage familial dont il n’a jamais voulu.
Le destin vient fusionner passé et présent. Père et fils se retrouvent face à une dure vérité : parfois, les ténèbres surviennent des endroits les plus inattendus. »

lady-scarfaceLady Scarface, de Diane Ducret

Ici, nous ne sommes pas dans la fiction ! Et pourtant, je pense que ce livre ressemble beaucoup à un roman. Déjà parce que connais le talent de conteuse de Diane Ducret dont la plume est passionnante, et aussi parce que le sujet semble très loin de notre vie quotidienne. Deux bonnes raisons de se précipiter sur ce livre dont la couverture est d’ailleurs une splendeur !

« Chicago. Début des années folles. Le Syndicat du crime n’est pas qu’une affaire d’hommes, il se conjugue aussi au féminin. Elles sont fugueuses, frondeuses, parfois meurtrières, mais toujours rebelles. Elles s’appellent Mary Josephine Capone alias Mae, Ada et Minna Everleigh, les Impératrices du vice, Margaret Collins, la Fille au baiser mortel, Louise Rolfe, l’Alibi blond, Bonnie Parker, laJuliette au revolver, ou encore Virginia Hill, leFlamant rose : elles sont les compagnes d’infortune comme de gloire d’Al Capone, Clyde Barrow ou Bugsy Siegel, barons noirs des années de plomb qui ont fait trembler l’Amérique. Traquées par le légendaire patron du FBI John Edgar Hoover, muses de la prohibition et de ses fêtes décadentes, elles n’ont rien à envier aux gangsters, l’intelligence et les talons hauts en prime. »

2016-2Avec joie et docilité, de Johanna Sinisalo

« République eusistocratique de Finlande, 2013. La nation a pris en compte ses erreurs historiques. La stabilité sociale et la santé publique sont désormais les valeurs prédominantes. Tout ce qui procure du plaisir ou est susceptible de causer une quelconque dépendance est formellement interdit, y compris le café. A une exception près – le sexe. La distribution de sexe – un produit de consommation essentiel à la paix sociale – doit être aussi efficace que possible. A cet effet, le corps scientifique gouvernemental a généré une nouvelle sous-espèce humaine – les éloïs. De type blond, réceptive et soumise, l’éloï est jugée apte pour le marché de l’accouplement et sera vouée à favoriser par tous les moyens le bien-être de son époux. Les morlocks, en revanche, éléments de la population féminine jugés trop indépendants et difficilement domesticables, sont une espèce en voie de disparition. Stérilisées dès leur plus jeune âge, elles constituent un réservoir de main-d’oeuvre affectée à des tâches de nature répétitive. Vanna est née avec les traits d’une éloï mais le caractère d’une morlock et réussit, au prix de mille efforts, à se faire passer pour une éloï. Mais la comédie risque d’être de courte durée, l’intelligence et la curiosité se laissent difficilement dompter… »

Ce roman n’a pas fait beaucoup parler de lui, et pourtant son propos est plus que jamais d’actualité. J’ai hâte de pouvoir le lire en 2017, et avec un peu de chance il fera l’objet d’une édition en format poche. Je pense, sans même l’avoir lu, que c’est vraiment le genre de romans dont nous avons besoin en ce moment pour faire bouger les lignes.

ma-part-de-gauloisMa part de Gaulois, de Magyd Cherfi

« Printemps 1981, dans une cité d’un « quartier » de Toulouse, un rebeu atypique qui s’idéalise en poète de la racaille escalade une montagne nommée « baccalauréat » : du jamais vu chez les Sarrasins. Sur la ligne incertaine et dangereuse d’une insaisissable identité, le parolier-chanteur de Zebda raconte une adolescence entre chausse-trape et croc en jambes, dans une autofiction pleine d’énergie et de gravité, d’amertume ou de colère, de jubilation et d’autodérision. »

Là encore, voilà le genre de livre qui fait du bien dans le contexte actuel. Ce livre est sorti au moment de la rentrée littéraire, et j’ai tout de suite eu un coup de coeur pour le titre en même temps que pour la démarche de Magyd Cherfi. Alors que tout le monde fait la gueule en regrettant « le bon vieux temps », voilà quelqu’un qui ose parler de multiculturalisme, de son histoire, de son cheminement personnel en n’ayant pas peur de faire preuve d’optimisme et de tolérance. Une leçon de vie qui donne très envie de lire son livre.

2016-3L’Amie prodigieuse, d’Elena Ferrante

« «Je ne suis pas nostalgique de notre enfance : elle était pleine de violence. C’était la vie, un point c’est tout : et nous grandissions avec l’obligation de la rendre difficile aux autres avant que les autres ne nous la rendent difficile.» Elena et Lila vivent dans un quartier pauvre de Naples à la fin des années cinquante. Bien qu’elles soient douées pour les études, ce n’est pas la voie qui leur est promise. Lila abandonne l’école pour travailler dans l’échoppe de cordonnier de son père. Elena, soutenue par son institutrice, ira au collège puis au lycée. Les chemins des deux amies se croisent et s’éloignent, avec pour toile de fond une Naples sombre, en ébullition. »

Honte sur moi : je n’ai toujours pas lu L’Amie prodigieuse ! Je sais que c’est mal, d’autant plus que tout le monde ou presque a lu ce roman désormais. Et même le deuxième tome ! Promis, en 2017, je m’y mets ! D’autant que maintenant, avec l’édition Folio, je n’ai vraiment aucune excuse !

Voilà, c’est fait : même si je n’ai pas eu l’occasion de lire ces livres, je ne voulais pas terminer cette année sans vous en avoir parlé. Rendez-vous en 2017 pour voir si j’ai le temps de les lire ! Et vous, au fait, avez-vous des livres que vous n’avez pas eu le temps de lire ? des petites pépites qui vous ont fait rêver et dont les titres sont déjà sur votre liste de lecture de 2017 ?

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2 commentaires pour Lecture : les livres manqués de 2016

  1. Bonne idée d’article! Je n’ose pas publier la liste de tout ce que j’ai voulu lire et que je dois reporter à 2017. Des plans pour que je pleure 😉

    Je n’ai pas encore lu L’amie prodigieuse, donc nous sommes 2! J’ai reçu une prescription littéraire pour ce livre lorsque je suis allée en librairie en juin 2016 en plus. J’ai honte de traîner autant! J’ai regardé les premières pages et il y a une liste des personnages. Ça me fait peur un peu 😛

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