Inoubliable, roman de Jessica Brody

InoubliableIl y a à peine deux mois, j’ai lu le roman de Jessica Brody, Inaccessible, premier livre d’une trilogie publiée en France aux éditions du Diable Vauvert. Un livre qui m’avait laissé de bonnes impressions, même si ce n’était pas tout à fait mon genre de lecture (le Young Adult n’était pas mon genre de prédilection). Dans ce premier tome déjà ambitieux, Jessica Brody tissait son intrigue comme une toile d’araignée, avec au centre de l’histoire une jeune fille du nom de Séraphina, qui souffrait inexplicablement d’une perte totale de mémoire suite à un crash d’avion dont elle était la seule survivante. Mais derrière ces apparences trompeuses, on découvrait en fait que Séra était un être humain constitué en laboratoire, dotée de facultés hors du commun, et en particulier capable de voyage dans l’espace et dans le temps. Après avoir échappée au laboratoire qui l’a inventée, elle avait réussi à fuir, accompagnée de Zen, son petit-ami. Et c’est là que commence Inoubliable.

Cette suite se situe à peine quelques semaines après la suite du premier tome. Séra et Zen ont bien atterri comme prévu dans l’Angleterre de 1609, et la vie suit son cours. Ils se cachent dans une ferme et font tout pour ne pas se faire remarquer, mais malgré ça les ennuis ne sont pas loin. D’autant que Zen commence à se sentir mal, sans qu’on sache d’où viennent ses symptômes. Les choses empirent lorsque Séra se retrouve prise pour cible dans une authentique chasse aux sorcières… dont elle réchappe inexplicablement. Mais le répit est de courte durée car les laboratoires qui la poursuivent ont envoyé un agent à ses trousses et qu’elle est maintenant sa prisonnière. Pour trouver une issue, Séra va devoir ruser, se dépasser, et remonter une fois de plus la piste de sa création pour comprendre ce qui se passe et tenter de sauver la vie de Zen.

Nul doute que Jessica Brody sait exactement où elle va dans sa trilogie, car plus que jamais son univers est cohérent, et il dévoile ici une grande richesse, notamment avec des indications techniques précises sur la création de Séra. Pour bien comprendre de quoi on parle, il faut donc avoir impérativement lu le premier livre, sinon on risque de se retrouver encore plus perdu que l’héroïne !

Je dois avouer que j’ai trouvé le début du livre particulièrement long à se mettre en place. On piétine avec impatience en attendant que l’histoire démarre. C’est d’autant plus frustrant que ce passage dans l’Angleterre du XVIIe siècle ne fait pas très couleur locale. Jessica Brody n’exploite pas assez ce bond dans le temps ; en tout cas, je ne me suis pas sentie transportée à une autre époque en lisant ces pages. D’une manière générale, la première partie du roman est un peu brouillon, comme si l’auteure avait du mal à prendre son élan pour se lancer.

En revanche, la seconde partie est une succession quasiment ininterrompue d’action. On retrouve un personnage croisé dans le premier tome, mais dans une autre période temporelle, ce qui apporte de la surprise et donne pas mal d’air à l’histoire. A partir de là, les choses s’enchaînent vite et le suspens est bien présent. D’autres rebondissements ne tardent pas à surgir, et le lecteur est bien accroché par l’histoire. L’absence de Zen favorise le rôle d’héroïne : Séra ne peut compter que sur elle-même, ce qui la force à être plus active dans l’histoire, et je trouve que ce choix est judicieux.

Globalement, le contrat du second tome est donc bien rempli. L’histoire s’épaissit autour de Séra, et on apprend plus de choses sur l’univers du laboratoire. On sent que Jessica Brody sait où elle va, et c’est d’autant plus flagrant avec la fin du roman. Si j’ai pu trouver que le début était lent et poussif, je dois dire qu’au contraire la fin est une véritable apothéose. J’avais les mains crispées sur le roman tellement je n’y croyais pas. La fin est particulièrement audacieuse, et elle laisse le lecteur trépigner d’impatience pour lire la suite. C’est une excellente trouvaille qui prouve que Jessica Brody a de la ressource.

Comme pour le premier livre, je précise que ce roman s’adresse en priorité à un public de « jeunes lecteurs » car c’est clairement du young adult. Mais comme je l’avais dit dans ma chronique du premier tome : si vous êtes un peu curieux, ce livre vaut le détour car il y a vraiment pas mal de bonnes choses dedans. C’est une histoire solide (malgré quelques faiblesses) qui mêle habilement plusieurs genres pour déployer une intrigue ambitieuse et efficace.

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Un commentaire pour Inoubliable, roman de Jessica Brody

  1. Natacha dit :

    Je passe mon tour mais il peut plaire à d’autres.

    Aimé par 1 personne

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