L’Enigme des Blancs-Manteaux, roman policier de Jean-François Parot

28339C’est grâce à la télévision que j’ai découvert les aventures de Nicolas Le Floch… comme beaucoup d’entre vous je suppose. Tout de suite, la série m’a séduite, et j’ai regardé les divers épisodes avec une grande fidélité. Bien sûr, j’avais bien vu que la série était tiré de romans de l’écrivain français Jean-François Parot, mais je n’avais pas encore eu l’opportunité d’en lire un seul. C’est chose faite à présent puisque j’ai mis mes vacances à profit pour lire le premier tome : L’énigme des Blancs-Manteaux. Un plaisir policier que j’ai lu très rapidement et qui m’a donné une furieuse envie de me précipiter sur les romans suivants !

Paris en 1761 n’est pas exactement une image de carte postale. La misère de certains quartiers, les voleurs et autres gibiers de potence qui peuvent vous sauter dessus dans la rue, la neige qui envahit les rues en cet hiver très rude… Mais Nicolas Le Floch, tout juste débarqué de sa Bretagne natale, est bien content de découvrir enfin cette capitale dont tout le royaume parle. Cette grande ville est un labyrinthe qui recèle pire et le meilleur. Notre jeune homme, qui entre au service de la police du roi, va rapidement le découvrir. Chargé par monsieur de Sartine de résoudre l’énigme des Blancs-Manteaux, Nicolas pourra compter sur l’aide précieuse de Bourdeau, un inspecteur sympathique qui connait bien les petites tavernes de la capitales, et Sanson, le bourreau de Paris, homme de science passionné par l’anatomie humaine même s’il est peut-être un peu trop sensible pour son sinistre office. Mais pas le temps de flâner : Nicolas doit résoudre le mystère de deux disparitions et remettre la main sur des papiers compromettants pour l’Etat. Son avenir dans la police repose sur sa capacité à résoudre cette enquête extrêmement compliquée.

Si vous aimé les romans policiers historiques, voilà un livre fait pour vous ! Cette histoire est un régal dès le début, et on suit avec un grand plaisir les personnages jusqu’aux révélations finales. Malgré mon manque de connaissances sur cette période historique (le règne de Louis XV), j’ai plongé avec une très grande facilité dans cet univers parisien si différent du Paris que je connais. On voyage véritablement à travers le temps, ce qui est très plaisant. On « fait le tour du musée » sous la direction de Jean-François Parot, qui nous guide avec une rare aisance, expliquant les us et coutumes de cette société passée. On dirait qu’il a lui-même vécu à cette époque tant son savoir est fluide, et il le transmet à son lecteur avec une grande passion. Le langage est restitué (tout en étant très compréhensible), ainsi que les manies d’hygiène, la cuisine de l’époque (les répliques de la cuisinière alsacienne m’ont donné l’eau à la bouche plusieurs fois), et surtout l’ambiance des rues de Paris de l’époque.

Le personnage principal très sympathique aide aussi grandement à rentrer dans l’histoire car on découvre cet univers à travers ses yeux de débutants. Ce nouveau-venu dans la capitale se perd un peu, hésite et ne sait pas toujours comment bien se comporter avec certains personnages importants… Son apprentissage des mœurs de l’époque est aussi le nôtre. Mention spéciale aux personnages secondaires aussi : Jean-François Parot fait revivre un Paris typiques avec des personnages hauts en couleurs, riches de multiples facettes, chaleureux, troubles ou au contraire très inquiétants. J’ai beaucoup apprécié monsieur de Sartine, monsieur de Noblecourt, et surtout le personnage de Semacgus, chirurgien de marine hautement sympathique.

L’intrigue en elle-même est assez complexe, et je dois dire que je me suis bien laissé prendre. Si on soupçonne certaines choses, on passe complètement à côté d’autres détails ce qui ménage pas mal de rebondissements pour le lecteur. On suit la progression de l’enquête avec d’autant plus de passion que la narration est très bien rythmée : pas de longueurs, on va à l’essentiel en s’autorisant quelques bifurcations qui servent soit à amener de l’humour soit en fait à nous donner des indices indirects.

Le livre se lit donc très facilement et rapidement car une fois qu’on l’a commencé, on veut absolument savoir comment ça finit ! C’est une très belle découverte, et les lecteurs qui apprécieront ce premier tome auront le plaisir d’apprendre qu’il existe déjà une dizaine de titres parus : la certitude de passer encore de belles heures au XVIIIe siècle.

 

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2 commentaires pour L’Enigme des Blancs-Manteaux, roman policier de Jean-François Parot

  1. Alivreouvert dit :

    J’ai lu tous les livres de la série et j’attends avec impatience la suite. Les personnages et les histoires sont toujours a la hauteur. J’encourage aussi les passionnés d’histoire a lire les romans de Jean-François Parot.

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  2. Ping : Le best of de mes lectures 2015 | A livre ouvert

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