Top 5 des raisons pour lesquelles regarder les 3 nouvelles séries DC Comics

arrow-theflashVous l’avez peut-être remarqué, TF1 a accueilli récemment la série américaine Arrow dans sa grille de programmes. Avec une programmation en deuxième partie de soirée, ce n’est pas forcément la meilleure case pour créer le buzz parmi le public français, mais c’est tout de même une occasion de reparler des adaptations de comics. Car vous le savez, les comics, c’est un peu l’une de mes passions inavouables. Le traitement de la BD à l’image est particulièrement intéressant, et il s’agit désormais d’une tendance de fon que l’on retrouve un peu dans tous les domaines culturels : les héros sont partout. Dans la même veine que Arrow, The Flash et Gotham ont aussi vu le jour pour redorer un peu le blason de DC Comics. Mais que valent réellement ces adaptations ? Faut-il vraiment tenter sa chance et les regarder ? Petit panorama des raisons pour lesquelles ces trois séries risquent de vous plaire…

Des histoires intéressantes

Finies les adaptations un peu kitch du passé : les années 1980 sont loin derrières, et depuis que la jeune génération de réalisateurs de scénaristes ont repris les choses en main, les comics sur écran sont devenus des spectacles familiaux à grand spectacle. Ça bouge, il y a du rythme, des rebondissements, et l’on peut très facilement se prendre au jeu du parcours du héros. L’initiation au rôle de héros, les alliés loyaux, la petite amie qu’il faut sauver, la Nemesis qui cherche à tout détruire, le traître… Au début de Arrow, je trouvais ça un peu mou, mais le niveau est rapidement monté au fil des épisodes. Que l’on soit fan ou non de comics, on peut facilement aborder les histoires et les suivre avec passion. Surtout, avoir abandonné l’esthétique très colorée des comics pour privilégier un style plus réaliste aide les nouveaux spectateurs à se sentir en terrain connu. Finalement, on a l’impression de regarder une série « normale » que l’on prend plaisir à suivre chaque semaine.

Des adaptations ambitieuses

Si Marvel n’a pas de scrupule à faire des films qui coûtent très cher afin de présenter au public des adaptations de grande qualité, DC Comics a souvent eu du mal à trouver des partenaires capables d’insuffler l’ambition suffisante pour présenter des adaptations originales, qualitatives et ambitieuses. Seules exceptions : les films de Tim Burton et de Chris Nolan. Sinon, au secours ! Dans ces trois nouvelles séries, les producteurs ont réussi un pari risqué : recycler des histoires connues de tous en leur donnant un nouveau style et en réussissant à mettre en scène des héros dont les pouvoirs sont attrayants. Je pense en particulier à la série The Flash dans laquelle les effets spéciaux liés à la course ultra-rapide du héros sont presque dignes du cinéma. Il y en a peu, mais quand on les voit, on remarque que la production a apporté le soin nécessaire à ce que la course accélérée soit esthétiquement belle, et en même temps un peu impressionnante. Idem du côté de Gotham, où l’esthétique générale, l’ambiance et les décors ont été travaillés avec le plus grand soin.

Des héros pour tous les styles de publics

La grande nouveauté de cette nouvelle génération d’adaptations de comics, c’est que chaque série se positionne sur un segment de public qui lui est propre. En tout cas, les trois séries affichent des styles assez différents, ce qui fait qu’il y en a forcément une qui va vous plaire. Si Arrow est certainement la plus grand public, The Flash est plutôt ciblée pour une audience plus jeune, plus « ado » car le ton est très léger, assez drôle, et l’acteur principal est d’ailleurs très jeune. Gotham va plutôt chercher à plaire aux vrais fans de comics, et particulièrement les adeptes de l’univers de Batman. Outre qu’il s’agit d’un bon moyen de se placer sur une grille des programmes, c’est aussi révélateur d’une nouvelle logique qui s’installe dans les productions américaines : les séries vont chercher des marchés de niche, et ne visent plus forcément un public global. Car mieux vaut réussir à fidéliser un petit nombre de personnes qui vont vraiment adhérer à la série, plutôt que de parier sur des audiences aléatoires dont les recettes publicitaires (forcément aléatoires elles aussi) ne seront pas suffisantes pour assurer l’avenir de la série.

Une nouvelle stratégie de communication

Dans un contexte de plus en plus difficile pour la production américaine (télévisuelle et cinématographique), DC Comics a plus que jamais intérêt à bien choisir ses partenaires. Car n’oublions pas que la grande différence entre DC et Marvel, c’est que Marvel a une vraie culture de l’adaptation, ce qui n’est pas le cas de DC. L’écurie Marvel produit elle-même ses films ; elle garde ainsi la direction artistique de une cohérence qui lui permet de se positionner en leader sur le marché du cinéma américain. DC n’a jamais réussi à prendre ce virage de la production. Pendant plusieurs années, ils sont restés partenaires de Warner… qui a finit pas brader Batman dans des films qu’il faut oublier à tout prix ! Mais les producteurs de Arrow ont compris que le nombre fait la force, et pour renforcer leur dispositif, ils ont eu la bonne idée de lancer une seconde série : The Flash s’est présenté au début comme un spin-off de Arrow, même si en fait les deux séries sont très différentes. Mais le fait de mettre en lumière un deuxième héros et de faire se croiser les univers créer une intertextualité intéressante à laquelle les fans de Comics sont sensibles. Car après tout, ce qui est amusant dans les comics, c’est justement de naviguer d’un univers à l’autre. Avec cette nouvelle stratégie, les producteurs de Arrow et The Flash peuvent se vanter d’avoir offert aux spectateurs un spectacle ambitieux. Enfin !

Le plaisir de la nostalgie revisitée

Les héros de comics ont un charme vintage. Ils sont nés dans les années 1940 et sont passés à travers différentes périodes. Ils ont connu la Seconde Guerre mondiale, les mouvements pacifistes, la mode disco… Entre quelques passages à vide et des retours réguliers sous la lumière des projecteurs, ils se sont souvent adaptés aux nouveaux goûts du public. Des talents de caméléon qui font qu’ils restent eux-mêmes tout en n’étant jamais exactement les mêmes. On peut donc y revenir au fil des années avec plaisir. En ce qui me concerne, je me souviens de la série télé Hulk que je regardais quand j’étais petite. Et c’est avec un sentiment de nostalgie que je regarde aujourd’hui les nouvelles séries. J’ai grandi, mais les personnages aussi. Ils sont plus réalistes, plus punchy, ils ont des téléphones portables, des pouvoirs et sont toujours aussi cool.

Alors pourquoi bouder son plaisir ? Les adaptations de comics sont à la mode, et c’est dont une bonne occasion de retrouver les héros de notre enfance pour passer un bon moment !

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