J’ai testé pour vous la série Once Upon a Time in Wonderland

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Les contes de fées font de la résistance ! Et ce ne sont pas Edward Kitsis et Adam Horowitz qui diront le contraire. Ces messieurs sont les heureux créateurs de la série Once Upon a Time, le grand succès du petit écran depuis deux ans déjà. Et ça a tellement bien marché que la chaîne ABC, sur laquelle la série est programmée, a commandé un spin-off (une série dérivée). Loin d’être en panne d’inspiration, nos deux bons génies sont tombés dans un trou de lapin pour nous ramener une version d’Alice au Pays des Merveilles plus moderne. C’est ainsi que Once Upon a Time in Wonderland a vu le jour. J’ai visionné en avant-première les huit premiers épisodes de cette première saison. Voici mes impressions.

Le Pays des Merveilles : cet univers impitoyable

Si vous cherchez une destination de vacances, je ne vous conseille pas de partir au Pays des Merveilles. Outre le fait que c’est difficilement accessible (il faut trouver un lapin blanc qui puisse vous creuser un trou magique, et ça ne cours pas les rues), il faut bien admettre que le danger règne partout dans cette contrée par ailleurs hautement colorée. Les chats invisibles risquent de sauter d’une branche d’arbre pour vous dévorer tout cru, on vous transformera en statue de pierre ou en arbre, le gang des chasseurs de prime de la chenille risque de vous prendre en chasse, votre présence illicite pourrait être dénoncée par un pied de vigne, vous courez le danger de vous noyer dans un genre de mélasse… et bien sûr d’être décapité (un grand classique dont on ne se lasse pas). Pas vraiment le paradis !

Le chemin sera semé d'embûches

Le chemin sera semé d’embûches

Par rapport à Once Upon a Time, on découvre beaucoup plus d’effets spéciaux. Presque tous les décors sont virtuels, et les couleurs très osées des paysages numériques apportent une esthétique vraiment originale à cette série. Loin de dévoiler des plans froids et impersonnels, la série joue sur l’idée d’un endroit merveilleux où plus aucun code visuel n’est respecté. Toutes les fantaisies sont permises, et l’imagination débridée des créateurs peut donc jouer à nous surprendre à chaque épisode avec un nouvel endroit incroyable.

Pour contraster avec les images très colorées du jour, les atmosphères nocturnes sont calfeutrées, avec des jeux d’éclairages inquiétants. Au Pays des Merveilles, il ne fait pas bon traîner sur les routes la nuit. On ne sait pas ce qui peut surgir d’un buisson et vous sauter dessus.

Sophie Lowe incarne Alice

Sophie Lowe incarne Alice

A comme Alice… et comme Aladin

Le Pays des Merveilles est un peu la chasse gardée d’Alice. Mais comme dans Once Upon a Time, les créateurs ont eu l’idée de mélanger les différentes histoires et les personnages de tous horizons pour apporter une plus grande richesse dans la série. La saison 2 de Once Upon a Time offrait un virage inattendu autant que judicieux : on s’éloignait de la mythologie des contes pour aller piocher dans le domaine des histoires. C’est ainsi que le spectateur s’est retrouvé à croiser Peter Pan et le docteur Frankensten.

Once Upon a Time in Wonderland offre la même diversité. Si la toile de fond est l’histoire d’Alice avec tous les éléments repris du Pays des Merveilles, les scénaristes sont aussi allés puiser dans d’autres histoires : deux personnages d’Aladin jouent un rôle central, et l’histoire de Robin des bois n’est pas loin non plus.

Dans ce joyeux imbroglio, certains personnages servent de clef de passage entre plusieurs univers. Ainsi, le valet de cœur est aussi Will l’écarlate, un compagnon de Robin des bois. Et le chapelier fou n’est plus chez lui car il est s’est retrouvé piégé dans l’univers de Once Upon a Time.

Un casting improbable

Ne vous attendez pas à voir des têtes connues dans cette série : il n’y en a pas ! Je n’avais jamais vu l’actrice qui incarne Alice ailleurs (normal, elle n’a pas fait grand-chose). Même chose pour le valet de cœur, la reine rouge et le génie. L’acteur qui joue Jafar, Naveen Andrews est l’un des anciens de Lost. Globalement, on ne peut donc pas dire que la production a parié sur de grands noms, contrairement à Once Upon a Time qui avait engagé quelques noms connus pour donner plus de charisme à l’ensemble.

Once_Upon_a_Time_in_Wonderland_Cast

Le paradoxe de ce casting, c’est que ce sont les personnages « virtuels » qui ont les noms les plus connus. Ainsi, la chenille est doublée en VO par Iggy Pop et la femme du lapin blanc est doublée par Whoopi Goldberg. Des guests de choix que l’on ne voit pas à l’écran, mais dont la présence au générique apporte une touche d’originalité.

Mais au fait : de quoi ça parle ?

On découvre Alice bien grandie dans cette nouvelle aventure. Exit la petite fille, c’est une jeune femme que nous suivons dans de nouvelles aventures. Au début, ça ne va pas fort, il faut bien l’admettre : enfermée dans un asile car sa famille ne croit pas ses récits, sur le point de subir une lobotomie (ou quelque chose d’approchant), Alice est déprimée car elle a perdu l’homme qu’elle aimait (qui n’est autre que le Cyrus, le bon génie d’Aladin) a tel point qu’elle remet en cause l’existence du Pays des Merveilles.

Heureusement, le lapin blanc et le valet de cœur arrivent à temps pour la sauver et la ramener au Pays des Merveilles. Car non : son bien-aimé n’est pas mort. Il est retenu captif par le vil Jafar qui s’est allié avec la méchante reine rouge. Il faut donc sauver Cyrus, et c’est ainsi que nos deux héros (Alice et le valet de cœur) se mettent en route pour vivre des aventures incroyables. Sur leur route, ils croiseront la méchante chenille, le non moins méchant chat du Cheshire, les sbires de la reine rouge, un tapis volant, des choses enchantées, des créatures très dangereuses…

Créatures et lieux bizarres sont au rendez-vous

Créatures et lieux bizarres sont au rendez-vous

Comme dans Once Upon a Time, des flashbacks nous permettent de découvrir au fur et à mesure le passé de chaque personnage. Car personne n’est exactement comme il paraît. Ce dispositif d’histoire dans l’histoire ménage de belles surprises et permet de rythmer l’histoire. Sans compter que ça amène une plus grande épaisseur à une histoire qui serait sinon un peu basique.

Qu’est-ce que j’en pense ?

Les cinq premiers épisodes n’étaient franchement pas très bons malgré les qualités esthétiques et les deux personnages principaux très attachants. Alice est une jeune femme créative, dynamique, attachante et elle n’a pas peur de se battre. Une belle version modernisée qui garde la candeur enfantine tout en apportant des qualités adultes. Bref, un très bon mélange. Et mon gros coup de cœur (si vous voulez bien me passer le jeu de mots), c’est le valet de cœur. Réaliste voire cynique, il est le meilleur ami d’Alice et serait prêt à tout pour elle (d’autant que c’est à elle qu’il doit d’avoir retrouvé son cœur). Derrière ses attitudes de voyous, il cache une grande loyauté et un cœur brisé. Ne manquant pas d’ingéniosité, ce personnage apporte aussi beaucoup d’humour à la série. Son « bloody hell » est un véritable tic de langage qui revient dans tous les épisodes.

Comme je le disais plus haut, les personnages et les décors sont bien pensés. Ce qui a péché pour moi dans les cinq premiers épisodes, c’est qu’il n’y a avait pas encore assez de personnages d’intégrés à l’histoire. L’ensemble était trop simpliste. Les fans de Once Upon a Time se sont attachés au côté un peu bazar de l’histoire, où on mélange allègrement les périodes, les personnages et les intrigues. Ici, c’est un peu plat au début.

La reine rouge va-t-elle battre Alice ?

La reine rouge va-t-elle battre Alice ?

Fort heureusement, à partir du sixième épisode, tout s’accélère et ça s’améliore grandement. D’ailleurs, c’est bien simple, à la fin de l’épisode huit, j’étais scotchée et je n’avais qu’une seule envie : connaître la suite ! Ce début de série m’a donc fait penser à la première saison de Once Upon a Time, qui n’était pas non plus très bon. Je lui ai laissé sa chance à cette série ! Car au début, je me demandais vraiment où ils voulaient en venir. Il a fallu de temps aux scénaristes pour planter le décor et trouver le rythme de croisière de leur histoire.

Un avenir incertain

Je suis tellement emballée par cette série, que j’espère que ABC va la poursuivre. Car lorsque la première saison de ce spin-off a été programmée le 10 octobre 2013, les audiences ont été très décevantes. A tel point que seuls les huit premiers épisodes ont été réalisés, et la reprise de la série a été suspendue. Afin de donner une seconde chance à ce petit monde, ABC a décidé de programmer la suite des épisodes au mois de mars 2014, mais si les audiences ne sont pas au rendez-vous, ce sera la fin. Non seulement ils ne produiront pas de deuxième saison, mai sil n’est même pas certain qu’ils produiront la fin de la première.

Je croise donc les doigts pour que les américains se mettent devant leurs télévisions et fassent preuve de patience. Il pourrait bien y avoir une pépite cachée dans cette histoire. Et ce serait dommage de ne pas laisser le temps à la magie d’opérer.

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