La Tectonique des plaques, de Margaux Motin

motinPendant mes vacances, j’ai fait un saut de puce TGV pour aller à Bordeaux rendre visite à des amis. Et malgré un trajet d’une longueur interminable dû à une panne d’alimentation électrique du train (oui, j’essaye toujours d’être la plus précise possible même sur des points de détails), j’ai réussi a atteindre mon but. J’ai passé une semaine idyllique là-bas, mais ce n’est pas pour ça que je vous en parle. A Bordeaux, mon amie m’a offert la BD de Margaux Motin La Tectonique des plaques. Mon amie a bon goût ; c’est déjà elle qui m’avait fait découvrir Diglee !

Le titre de la BD ne semble pas promettre un moment drôle et girly en compagnie d’une illustratrice extrêmement douée, et pourtant c’est exactement l’effet que m’a procuré ma lecture. Je l’ai dévoré en une seule soirée et j’ai vraiment été conquise par le ton général des dessins. Dans ce tome, Margaux Motin divorce et elle se retrouve avec sa petite fille. En plus de gérer sa vie, elle se doit donc d’être à la hauteur de ses responsabilités de mère qui travaille en même temps qu’elle essaye de gérer son divorce. Heureusement, les copines ne sont pas loin, et l’autodérision peut être une bonne planche de salut !

L’entrée en matière peut dérouter le lecteur : on s’attend à un ton enjoué et on se retrouve en fait avec un genre d’humour qui ménage de la plage pour une pointe de gravité. C’est justement ce qui m’a beaucoup plut. J’ai trouvé ça original et surtout il me semble que ça apporte plus de relief et de réalisme à la BD. On ne vous parle pas ici d’une jeune femme parfaite qui se retrouve dans des situations drôles. Margaux Motin vous parle de la vraie vie des filles d’aujourd’hui : une vie dans laquelle on a un travail, un enfant, des soucis, des amies… Sans jamais tomber dans la moindre amertume, l’illustratrice nous donne à voir ce que les magazines féminins chercheraient plutôt à cacher : l’image d’une fille qui ne contrôle pas tout, qui n’y arrive pas toujours, et qui doit composer avec les aléas de la vie.

J’ai particulièrement aimé les quelques dessins basés sur des photos. Margaux Motin dessine son personnage en surcouche d’un polaroïd, et cet aparté assez contemplatif rythme l’album en introduisant une touche de poésie et de légèreté très agréable.

Quant au titre, si vous voulez savoir pourquoi l’illustratrice a ainsi nommé  son album, je ne vois qu’une seule solution : il va falloir que vous le lisiez !

Alors, tentés ?

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