Salut !
J’ai bien entamé ma liste de lectures de la rentrée littéraire. Et j’ai eu un énorme coup de chance à la bibliothèque : j’étais la première à réserver le nouveau livre d’Amélie Nothomb ! J’ai donc pu el lire sans me presser, et découvrir enfin cette histoire au titre bien mystérieux.
Sauf qu’en fait, il ne l’est pas tant que ça ! Car il s’agit effectivement d’un genre de conte qui raconte la crise d’adolescence d’un perroquet. Et les tristes conséquences sur la vie de son propriétaire/colocataire martyrisé.
Si d’habitude tu aimes le sens de l’humour acide de la romancière, alors tu vas adorer cette histoire.
Mon résumé du livre
Le narrateur est un quarantenaire dont la vie routinière connait un changement brutal le jour où il adopte un tout jeune perroquet. L’animal se fait une place dans sa vie. Et tout semble le mieux pour cet homme célibataire et sans famille, qui se lie enfin à une autre vie. Son ami à plumes est à la fois un compagnon, mais aussi en quelque sorte un enfant dont il doit prendre soin.
Mais cette relation harmonieuse bascule quand le perroquet commence à grandir. Et voilà qu’il entre dans la phase d’adolescence. Une phase de croissance et d’indépendance marquée par un changement de caractère. Violence, mauvais caractère… Voilà que le gentil perroquet en fait voir de toutes les couleurs à son propriétaire ! Et ça ne fait que commencer, car l’adolescence d’un perroquet dure environ une quinzaine d’années !
Mon avis sur L’Adolescence du perroquet
Si tu as déjà lu d’autres livres d’Amélie Nothomb, alors tu as peut-être déjà remarqué son affection pour les oiseaux, qui sont pour elles des créatures fascinantes. Et il n’est d’ailleurs pas rare que des oiseaux apparaissent dans certains de ses récits.
Ici, c’est la première fois que la star de l’histoire est l’oiseau lui-même. Car autant te le dire tout de suite : le narrateur, lui, est vraiment le personnage secondaire de l’histoire. Un personnage sans nom, dont on ne connaît que quelques éléments biographiques pour mieux expliquer pour quelles raisons il s’attache autant à son nouvel ami à plumes.
Cette histoire n’a presque ni queue ni tête. Tout est invraisemblable ou presque, à commencer par les conditions dans lesquelles le narrateur entre en possession du perroquet. Sauf que c’est fait exprès ! Car on retrouve un autre fil rouge de l’œuvre d’Amélie Nothomb : son goût pour le conte. C’est un format qu’elle a déjà exploré dans plusieurs de ses histoires, notamment Les Prénoms épicènes. Elle nous raconte une histoire peu crédible… parce que justement la crédibilité n’est pas le but. Et ce qui l’intéresse, c’est surtout de nous embarquer dans un espace à mi-chemin entre réalité et fiction. Un territoire dans lequel « ça pourrait arriver ».
En soi, je dois avouer que je n’ai pas trouvé l’histoire de ce perroquet palpitante. Et pourtant, je n’ai pas réussi à lâcher le livre. Je l’ai lu d’une seule traite, un dimanche aprem ! La faut d’abord à l’écriture de la romancière. Elle a un sens de l’humour très particulier, assez corrosif, et c’est parfois difficile de dire si elle cherche à nous horrifier ou nous faire rire. Ce que j’adore dans son style !
Mais finalement, je crois que ce qui m’a tenu en haleine dans cette histoire, c’est le narrateur lui-même. Un personnage tellement effacé que c’est impossible de se le représenter. Et qui continue de s’accrocher à son détestable perroquet alors que tout devrait le pousser à s’en débarrasser. Ce qui nous amène au cœur de cette histoire : c’est une histoire d’amour. Une histoire sur l’amour. L’amour abusif. L’amour irrationnel. L’amour impossible à expliquer, qui lie deux êtres l’un avec l’autre.
Mon bilan, c’est donc une lecture qui a réussi à me toucher malgré le fait que les deux personnages (le perroquet et le narrateur) sont presque aussi agaçants l’un que l’autre !
En savoir plus sur A livre ouvert
Subscribe to get the latest posts sent to your email.
