Salut !
Aujourd’hui, je te proposer de t’allonger dans la mousse… et pas celle de ton canapé !
On part pour une escapade en pleine nature, pendant laquelle je vais te parler du nature writing français.
Ce courant littéraire remet la nature à l’honneur. Et il nous invite à ralentir pour nous reconnecter à nous-même et nous trouver.
Cette vogue n’est pas vraiment nouvelle, mais j’avais envie de te la présenter car on entend presque jamais parler. Alors qu’il y a en France de belles plumes à découvrir.
Alors débranche ton téléphone, et prépare-toi à retrouver ton calme intérieur !
Bonne soirée lecture,
Emilie – Alivreouvert.net
Fais confiance à ton agence de voyage littéraire
Respire profondément. Tu es entourée d’arbres centenaires. Le sol est tapissé de mousse vert tendre, et le vent chante doucement dans les feuillages.
Ici, pas de wifi, aucune notification, personne pour t’envoyer des mails en rafale.
Tu passes tes journées à lire sur un banc en bois brut, à écrire tes pensées dans un carnet, et à observer le vol des oiseaux.
Une retraite littéraire pour te recharger et te retrouver. Tu es prête pour un grand bain de verdure.
Focus littéraire sur le Nature Writing :
Le nature writing connaît un renouveau en France depuis plusieurs années, notamment à cause du succès de plusieurs livres de Sylvain Tesson.
Ce qu’il faut savoir, c’est que ce courant original de la littérature nous vient des Etats-Unis. Il est l’héritier d’auteurs formidables, comme Thoreau notamment, qui célèbre la nature comme un refuge, mais aussi comme un lieu de résistance face à la frénésie du monde moderne.
En France, on trouve plusieurs écrivains voyageurs qui nous invitent, à travers leurs écrits, à retrouver ce temps de la contemplation. Ils invitent les lectrices et lecteurs à ralentir et à se reconnecter au vivant.
Ce que je trouve hyper intéressant, c’est que ce phénomène littéraire se retrouve aussi, dans une moindre mesure, dans certains romans feel-good. La nature devient le moteur d’un retour à soi, le point de départ d’un chemin de résilience.
En résumé : lire du nature writing, c’est un peu comme faire une détox mentale. Alors, ce n’est pas une surprise si ce genre est en plein essor en ce moment.
Ma sélection lecture pour toi
La Panthère des neiges, de Sylvain Tesson
« – Tesson ! Je poursuis une bête depuis six ans, dit Munier. Elle se cache sur les plateaux du Tibet. J’y retourne cet hiver, je t’emmène.
– Qui est-ce ?
– La panthère des neiges. Une ombre magique !
– Je pensais qu’elle avait disparu, dis-je.
– C’est ce qu’elle fait croire.
Sylvain Tesson, invité par le photographe animalier Vincent Munier, parcourt le Tibet oriental. Il apprend l’art de l’affût dans l’hiver et le silence. L’espoir et la tension affleurent. Et si la bête ne se montrait pas ? »
Le monde comme il me parle, d’Olivier de Kersauson
« Depuis son enfance à La Trinité, Olivier de Kersauson a voué sa vie à la mer : la marine, la rencontre avec Éric Tabarly, l’épopée des multicoques, les tours du monde, les records, les grands caps et les périlleux océans.
Pendant trente ans, amoureux des grands espaces, il a remporté les plus grandes courses, jusqu’à devenir « l’Amiral ». Retiré de la compétition, le pirate breton au célèbre franc-parler offre le récit pudique et passionné de ses aventures dans une formidable ode à la mer et à la vie. »
L’Homme qui plantait des arbres, de Jean Giono
« Ecrite en 1953 par Giono « pour faire aimer les arbres », cette nouvelle raconte l’histoire d’un berger solitaire, Elzéard Bouffier, qui rend vie à sa région aride et désertique, la Haute Provence en y plantant des milliers arbres. C’est une véritable foret qu’il parvient à créer.
Athlète de Dieu, ainsi que le narrateur le désigne, cet homme redonne du sens à sa vie après la mort de sa femme et son fils en transformant son environnement. »
Répondre à la nuit, d’Agnès Ledig
« Installée dans une ferme en lisière de forêt vosgienne, Agnès Ledig puise son inspiration auprès des animaux et des plantes qui l’entourent.
C’est là qu’est née l’histoire de Témis, archère amoureuse des cerfs, Rémy, bûcheron sensible et protecteur, Maxence, audionaturaliste discret et passionné, ou encore Victoire, soigneuse aux doigts de fée.
En nous plongeant au coeur d’une nature sauvage menacée, Répondre à la nuit nous pousse dans nos retranchements : jusqu’où devrons-nous aller pour défendre le vivant ? »
Les Grands Cerfs, de Claudie Hunzinger
« Pamina habite en montagne avec son compagnon Nils. Elle se sait entourée par un clan de cerfs qui lui demeurent mystérieux, jusqu’au jour où Léo, un photographe animalier, lui propose de les guetter ensemble.
Tandis qu’elle s’initie à la vie du clan, affrontant la neige et le givre avec pour seul équipement un filet de camouflage, une paire de jumelles et des carnets, elle raconte sa peur de la nuit, les futaies sous la lune, la magie de l’inconnu et le plaisir d’attendre, incognito, l’apparition des cerfs.
Mais Pamina découvre un monde plus cruel que celui du règne animal, celui des hommes, car un massacre se fomente…
Un roman qui se lit comme un thriller, plein de poésie, de chagrin et de colère, sur la disparition de la beauté dans la nature et les ravages que l’homme y opère. »
Préférer l’hiver, d’Aurélie Jeannin
« « Maman et moi vivions ici depuis un peu plus de trois ans quand nous avons reçu le coup de fil. Au milieu des pins, des chênes et des bouleaux, au bout de ce chemin sans issue que deux autres propriétés jalonnent.
C’est elle qui m’avait proposé de nous installer ici. Et je n’étais pas contre. J’avais grandi dans cette forêt. Le lieu m’était familier, et je savais que nous nous y sentirions en sécurité. Qu’il serait le bon endroit pour vivre à notre mesure. »
À distance du monde, une fille et sa mère, recluses dans une cabane en forêt, tentent de se relever des drames qui les ont frappées. Aux yeux de ceux qui peuplent la ville voisine, elles sont les perdues du coin. Pourtant, ces deux silencieuses se tiennent debout, explorent leur douleur et luttent au cœur d’un hiver qui est bien plus qu’une saison : un écrin rugueux où vivre reste, au mépris du superflu, la seule chose qui compte. »
Tes Bonus :
Mon avis sur La Panthère des neiges, de Sylvain Tesson
Tout savoir sur l’art du Slow Reading
Ambiance sonore de lecture : un jardin au soleil
Et c’est fini pour ce thème littéraire ! Tout au long du mois de mai, je t’ai présenté une pause pour en apprendre plus sur un genre littéraire. Et j’espère que ça t’a fait plaisir 🙂
Rendez-vous chaque dimanche de juin pour un nouveau thème et encore plus d’idées lectures.
Bon dimanche !





