Le froid hivernal vous pousse-t-il vers des lectures plus sombres, comme les polars nordiques ?

Bonsoir tout le monde !

Bienvenue pour une nouvelle session du Club de Lecture d’Alivreouvert. Et aujourd’hui, on va parler des polars nordiques.

Suis-je la seule à ne pas être séduite par les thrillers nordiques ? Non, sérieusement : je vous pose la question parce qu’il y a quelques jours, je suis allée faire un tour en librairie. Et la section romans policiers était absolument remplie de thrillers nordiques. Les couvertures, toutes plus glaçantes les unes que les autres, n’ont pas fait grand-chose pour me motiver. Pourtant, ce sous-genre semble avoir conquis des millions de lecteurs. Alors, est-ce que je passe à côté de quelque chose ?

Les polars nordiques : pourquoi ça plaît ?

Depuis l’explosion du phénomène Millénium de Stieg Larsson, les polars nordiques, aussi appelés « Scandi-noir » (c’est joli !), se sont imposés comme un incontournable des littératures policières.

Leur marque de fabrique ? Des intrigues ancrées dans des paysages glacés, des enquêtes sombres où l’ambiance joue presque le rôle d’un personnage à part entière. Le froid, la solitude, et la rudesse de la nature renforcent souvent la tension narrative.

Des auteurs comme Henning Mankell, Camilla Läckberg ou Arnaldur Indriðason explorent non seulement des meurtres glaçants mais aussi des thématiques profondes. Ils abordent souvent des sujets comme les fractures sociales, les violences systémiques ou les conflits familiaux. C’est peut-être cette combinaison entre intrigue haletante et analyse psychologique qui captive tant de lecteurs. Mais c’est aussi ça qui me rebute un peu. Car finalement, je ne suis pas très fan du côté ultra réaliste de ce type d’histoires policières.

Pourquoi ça ne fonctionne pas pour tout le monde ?

Ce que j’ai remarqué, c’est que malgré leur popularité, ces romans ne font pas l’unanimité.

Le rythme souvent lent, presque contemplatif, de ces polars peut dérouter les amateurs d’histoires plus directes. Par ailleurs, la froideur émotionnelle des personnages (peut-être le reflet de la culture scandinave ?) ne séduit pas toujours.

Et enfin, l’omniprésence des paysages glacés, aussi majestueux soient-ils, peut donner une impression de répétition ou de mélancolie. En tout cas, moi j’avoue que ça me fait doucement glisser du côté de la dépression saisonnière !

Je ne pas peux m’empêcher de me demander : le succès de ces œuvres est-il renforcé par l’hiver ? Une saison où nous cherchons instinctivement des histoires à la fois sombres et enveloppantes. Peut-être que c’est leur capacité à nous faire frissonner, aussi bien de peur que de froid, qui explique pourquoi tant de lecteurs les associent aux longues soirées d’hiver.

Faut-il réessayer ?

Si, comme moi, vous n’avez pas été convaincue au premier essai, cela vaut peut-être la peine de donner une seconde chance aux polars nordiques. Les œuvres varient énormément : les enquêtes incisives de Jo Nesbø ou les sagas plus intimistes de Karin Fossum offrent des tons très différents.

Sinon, peut-être que ce genre ne correspond tout simplement pas à votre ADN littéraire – et c’est très bien aussi. L’essentiel, c’est de trouver ce qui, pour vous, réchauffe votre hiver littéraire.

Alors : et vous, quelle est votre lecture idéale pour les longues nuits froides ?

12 réflexions sur “Le froid hivernal vous pousse-t-il vers des lectures plus sombres, comme les polars nordiques ?

  1. Fattorius dit :
    Avatar de Fattorius

    Bonjour! Je garde un bon souvenir de « Chasseurs de têtes » de Jo Nesbø. Mais sinon, je ne suis pas branché polar scandinave, ou alors via les auteurs qui s’en inspirent. Là, je nage dans un ouvrage peu hospitalier mais fascinant: « 2084 » de Boualem Sansal.

    Bonne semaine à toi!

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