Orgueil et Préjugés aux Caraïbes – Chapitre 1 : Paradis Tropical

En décembre dernier, j’avais écrit une nouvelle de quelques chapitres. C’était une récriture moderne d’Orgueil et Préjugés façon comédie romantique de Noël. Puisque l’histoire vous avait plut, j’ai eu envie de lui donner une suite estivale !

Voici donc Darcy et Elizabeth qui embarquent pour des vacances dans les Caraïbes. Malheureusement, rien ne va se passer comme prévu. Et ils vont avoir bien du mal à mettre de la distance avec leur encombrante famille.

Leur couple survivra-t-il à ces vacances ? Lady Catherine de Bourgh parviendra-t-elle à ruiner leur séjour romantique ? Les soeurs Bennett arriveront-elles à déjouer les plans de la vieille lady ? Et cousin Collins trouvera-t-il finalement l’amour à la plage ?

Vous le saurez en suivant les 8 chapitres d’Orgueil et Préjugés aux Caraïbes. Alors rendez-vous chaque lundi de l’été pour le nouvel épisode de l’histoire !

Très bonne lecture.

Arrivée aux Caraïbes…

Le soleil des Caraïbes brillait de mille feux lorsque le taxi déposa Elizabeth Bennet et Fitzwilliam Darcy devant l’entrée majestueuse de leur hôtel. Après plusieurs mois de relation, ils s’offraient le luxe de deux semaines de vacances au soleil… loin de leurs familles respectives !

  • Darcy, regarde ! C’est encore plus beau que sur les photos ! s’exclama Elizabeth.

Darcy, tout en élégance dans son costume de lin blanc, sourit à l’enthousiasme de sa compagne.  »

  • Je suis content que ça te plaise. Mais ne t’emballe pas : il n’y a aucune chance pour que j’accepte de jouer au beach volley ou que je participe à des soirées karaoké. Les seules activités de vacances à auxquelles je veux bien m’adonner, ce sera la baignade et lézarder sur la plage avec toi.

Un portier en costume impeccable s’approcha pour prendre leurs bagages.

  • Bienvenue au Paradise Palm Resort, M. Darcy, Mlle Bennet. Nous espérons que votre séjour sera… paradisiaque !

Elizabeth gloussa à ce jeu de mots tandis que Darcy levait les yeux au ciel, amusé malgré lui.

Ils traversèrent le hall d’entrée, une vaste cour ouverte aux quatre vents, décorée de plantes luxuriantes et de sculptures d’art local, avec une vue imprenable sur le ciel bleu.

À la réception, une jeune femme au sourire éclatant les accueillit.

  • Darcy, Mlle Bennet, nous sommes ravis de vous recevoir. Votre suite Lune de Miel est prête.

Elizabeth rougit légèrement.

  • Oh, nous ne sommes pas… enfin, ce n’est pas..

Darcy intervint, un brin malicieux.

  • La suite Lune de Miel sera parfaite, merci.

Tandis qu’ils suivaient le chemin bordé de palmiers menant à leur bungalow, Elizabeth donna un petit coup de coude à Darcy.

  • Lune de Miel, vraiment ? Que dirait ta tante ?

Darcy rit de bon cœur.

  • Probablement quelque chose de terriblement snob et désapprobateur. Mais elle n’est pas là, n’est-ce pas ?

Ils arrivèrent devant leur bungalow, une structure élégante sur pilotis au-dessus des eaux cristallines de la mer. À l’intérieur, un lit king-size recouvert de pétales de fleurs roses trônait face à une porte-fenêtre offrant une vue imprenable sur l’océan. Sur la terrasse privée, un jacuzzi bouillonnait doucement.

Elizabeth se précipita sur la terrasse, les bras grands ouverts.

  • Darcy ! Quand j’ai accepté de te laisser organiser nos vacances, je ne pensais pas que tu choisirais quelque chose d’aussi romantique. Je suis bluffée !

Il la rejoignit, l’enlaçant par derrière.

  • Pour être honnête avec toi, j’ai reçu quelques conseils fort utiles de la part de Georgiana.

Elizabeth se retourna dans ses bras, son visage rayonnant de bonheur.

  • Tu as accepté de t’en remettre aux conseils de quelqu’un d’autre ? Je suis encore plus impressionnée !
  • Et moi je t’aime, Elizabeth Bennet, répondit-il avant de l’embrasser tendrement.

Pendant ce temps, à l’autre bout du domaine de l’hôtel, une femme d’un certain âge, vêtue d’un ensemble en soie imprimé léopard et coiffée d’un chapeau à large bord, faisait son entrée. Lady Catherine de Bourgh (car oui, c’était bien elle !) scrutait les alentours d’un air suspicieux à travers ses lunettes de soleil surdimensionnées.

  • Vous là, aboya-t-elle à un employé qui passait. Mes bagages ! Où sont mes bagages ? »

Le pauvre homme, pris au dépourvu, bafouilla.

  • .. je ne sais pas, madame. Je ne suis pas…
  • Inutile ! le coupa Lady Catherine. Je veux parler à un responsable de cet hôtel. Immédiatement !

Elle se dirigea vers la réception d’un pas décidé, son chapeau oscillant dangereusement sur sa tête.

  • Je suis Lady Catherine de Bourgh, annonça-t-elle à la réceptionniste médusée. J’ai réservé la suite Royale.

La réceptionniste, qui n’avait jamais entendu parler de Lady Catherine, consulta son ordinateur. « Je suis désolée, madame, mais nous n’avons pas de réservation à ce nom. »

  • Comment ? C’est inadmissible ! Je suis Lady Catherine de Bourgh ! Ma fille a fait ma réservation il y a déjà deux semaines.
  • Oui, madame, j’ai compris. Mais je ne trouve pas de trace de votre nom dans notre registre…
  • Appelez votre supérieur !

Pendant que la réceptionniste courait en direction d’un couloir pour aller chercher de l’aide, Lady de Bourgh prit un temps de réflexion. Serait-ce possible que sa fille ait commis une erreur dans la réservation ? Bien sûr que non ! Jamais Anne n’aurait fait une telle bourde. Elle savait bien que sa mère avait eu vent du projet de vacances aux Caraïbes de son neveu avec cette fille de mauvaise réputation. Et il était hors de question qu’elle, la vénérable lady Catherine de Bourgh, laisse faire une chose pareille.

Elle allait leur pourrir leurs vacances. Et avant la fin du séjour, cette Elizabeth ne serait plus qu’n mauvais souvenir !

Pendant que Lady Catherine semait la pagaille à la réception, Darcy et Elizabeth profitaient pleinement de leur suite. Ils avaient commandé du champagne et des fruits frais, et sirotaient leurs coupes sur la terrasse, admirant le coucher de soleil.

  • Que dirais-tu d’essayer ce jacuzzi ? proposa Darcy, avec un sourire en coin.

Elizabeth fit mine de réfléchir.

  • Hmmm, je ne sais pas. J’ai bien peur de ne pas avoir apporté de maillot de bain approprié.
  • Quel dommage, répondit Darcy, feignant la déception. Je suppose que nous devrons nous en passer.

Riant, Elizabeth se leva et commença à déboutonner sa chemise.

  • Darcy, êtes-vous en train de me suggérer de me baigner nue ?

Il se leva à son tour, s’approchant d’elle.

  • Mlle Bennet, je ne ferais jamais une telle suggestion… D’un autre côté, nous sommes dans les Caraïbes. Et il faut bien s’adapter à la chaleur. Donc je pense que nous n’aurons pas l’utilisé d’autant de couches de vêtements.

Lesdits vêtements ne tardèrent pas à tomber un à un sur le sol de la terrasse tandis qu’ils s’embrassaient passionnément. Puis, main dans la main, ils entrèrent dans le jacuzzi.

L’eau chaude aux mille bulles exquises les enveloppa, relaxant instantanément leurs muscles après le long voyage en avion. Elizabeth s’installa confortablement contre Darcy, savourant la sensation de son corps contre le sien.

  • C’est divin, soupira-t-elle en fermant les yeux.

Darcy commença à déposer de légers baisers le long de son cou.

  • C’est toi qui es divine, murmura-t-il. Et je n’en reviens pas de la chance que j’ai d’être avec toi.

Elizabeth se retourna pour lui faire face, passant ses bras autour de son cou. Leurs lèvres se rencontrèrent dans un baiser langoureux, leurs corps se pressant l’un contre l’autre sous l’eau bouillonnante.

Les mains de Darcy exploraient le corps d’Elizabeth, caressant ses courbes avec adoration. Elle gémit doucement, son corps réagissant à chaque toucher.

Et ils se laissèrent alors porter par l’ambiance torride des Caraïbes.

Pendant ce temps, à la réception, la situation avec Lady Catherine avait dégénéré. Le directeur avait été appelé et tentait de calmer la noble dame.

  • Madame, je vous assure que nous n’avons aucune trace de votre réservation, expliquait-il avec autant de patience que possible.
  • C’est un scandale ! s’écriait Lady Catherine. Ne savez-vous pas qui je suis ? Je suis une cliente régulière de l’hôtel Ritz à Londres !

Le directeur, qui commençait à perdre patience, répliqua :

  • Madame, nous ne sommes pas le Ritz. Nous sommes le Paradise Palm Resort aux Caraïbes.
  • Ce n’est pas une excuse. J’exige que vous me trouviez immédiatement une chambre, ou sinon je fais un esclandre.

Le directeur et les employés échangèrent des regards paniqués. Ça pouvait donc être encore pire !

Afin de calmer cette touriste décidément désagréable, le directeur n’eut d’autre choix que de réfléchir à toute vitesse. Il y avait bien un vieux bungalow un peu miteux qui n’avait pas encore été refait à neuf. Oui, ça ferait bien l’affaire. Et avec un peu de chance, la cliente détestable ne le trouverait pas à son goût. Et elle partirait vite de l’hôtel !

  • Evidemment, nous allons vous trouver une suite digne de vous, chère madame.

Une déclaration parfaitement mensongère, qui eut néanmoins l’effet de calmer un peu la lady.

  • Eh bien voilà. Vous voyez, quand vous vous donnez un peu de mal. Et au fait… pourriez-vous me dire si un certain Fitzwilliam Darcy est arrivé ici ?

Le directeur, soucieux à l’idée de déclencher un autre scandale dans le hall d’hôtel, hésita.

  • Je suis désolé, madame, mais je ne peux pas divulguer cette information.

Lady Catherine plissa les yeux.

  • Je vois. Eh bien, ce n’est pas grave. Je le découvrirai bien assez tôt

Pendant que Lady Catherine suivait le groom qui pliait sous le poids de ses bagages, elle mijotait déjà des plans pour trouver Darcy et Elizabeth. S’ils n’étaient pas déjà arrivés, ils ne tarderaient plus maintenant. Et elle aurait deux semaines pour détruire ce couple improbable.

Loin de se douter qu’un nuage noir se préparait à s’abattre sur leurs vacances romantiques, Darcy et Elizabeth se détendaient après leur séance torride dans le jacuzzi. Ils s’étaient douchés et habillés pour aller dîner au restaurant de la plage de l’hôtel. Assis à une table en bord de mer, ils dégustaient des spécialités locales tout en admirant les étoiles.

  • C’est parfait, soupira Elizabeth, savourant une bouchée de poisson grillé. Je n’arrive pas à croire que nous sommes vraiment ici.

Darcy sourit, levant son verre.

  • À nous, et à deux semaines de pur bonheur.

Ils trinquèrent, leurs yeux brillant d’amour et d’anticipation pour les jours à venir.

De retour dans leur bungalow, Elizabeth décida d’envoyer un message à sa sœur Jane pour partager son bonheur. Elle sortit son téléphone et commença à taper :

« Chère Jane,

Tu ne croiras jamais à quel point c’est magnifique ici ! L’hôtel est un vrai coin de paradis, et Darcy est absolument merveilleux. Nous avons déjà profité de la plage, du jacuzzi (je te raconterai les détails plus tard !), et d’un dîner romantique sous les étoiles. Je me sens comme dans un rêve. J’ai hâte de tout te raconter à notre retour !

Bisous,

Lizzie »

Elle envoya le message avec un sourire satisfait, puis rejoignit Darcy qui l’attendait dans le lit. Blottie contre lui, Elizabeth s’endormit rapidement, bercée par le son des vagues et le parfum des fleurs tropicales.

Ce qu’elle ignorait, c’est que ses vacances de rêve allaient bientôt prendre une tournure inattendue. Couchée dans son propre lit, se débattant avec d’horripilants moustiques, Catherine de Bourgh était plus décidée que jamais à mettre son grain de sable dans l’idylle caribéenne de son neveu !

Vous en pensez quoi ?