đŸŽ†đŸ—œ 4 Juillet : Mes idĂ©es lectures hommage Ă  la littĂ©rature amĂ©ricaine et aux femmes

Aujourd’hui, c’est la fĂȘte nationale amĂ©ricaine. Et forcĂ©ment, en tant que lectrice, ça me fait penser Ă  tous les livres gĂ©niaux Ă©crits par des auteurs d’outre-atlantique. La littĂ©rature amĂ©ricaine est une rĂ©fĂ©rence incontournable. DĂ©jĂ  parce que sa production s’exporte trĂšs bien. Mais aussi parce qu’elle est trĂšs variĂ©e, et qu’elle n’a pas peur d’Ă©voquer des sujets de sociĂ©tĂ© dans l’air du temps.

Entre grands classiques et Ă©dition contemporaine, il y a vraiment de quoi faire. Mais je sais aussi Ă  quel point ça peut ĂȘtre difficile de s’y retrouver. Souvent, en discutant avec d’autres lectrices, je me suis rendue compte qu’elles avaient envie de dĂ©couvrir plus de romans amĂ©ricains. Mais elles se heurtaient Ă  chaque fois au mĂȘme problĂšme : par oĂč commencer ?

On n’est pas obligĂ©es de toujours lire les mĂȘmes auteurs. Et il y a beaucoup de livres qui mĂ©ritent d’ĂȘtre lus. Alors aujourd’hui, pour ce 4 juillet hommage Ă  la littĂ©rature amĂ©ricaine, je vous partage 8 idĂ©es lectures. Le point commun de tous ces livres ? Ils interrogent la place des femmes dans la sociĂ©tĂ© amĂ©ricaine. Alors n’hĂ©sitez pas Ă  piocher dedans pour dĂ©couvrir plus en dĂ©tails cette littĂ©rature passionnante.

  • La Lettre Ă©carlate, de Nathaniel Hawthorne

La Lettre Ă©carlate« Ă€ Boston, dans la Nouvelle-Angleterre puritaine du XVIIe siĂšcle, Hester Prynne, jeune Ă©pouse d’un vieux savant anglais dont on est maintenant sans nouvelles, a commis le pĂ©chĂ© d’adultĂšre et refuse de rĂ©vĂ©ler le nom du pĂšre de son enfant. Elle est condamnĂ© Ă  affronter la vindicte populaire sur le pilori, avec sa fille Pearl de trois mois, puis Ă  porter, brodĂ©e sur sa poitrine, la lettre Ă©carlate «A».

Elle est bannie et condamnĂ©e Ă  l’isolement. Le jour de son exhibition publique, son mari, un temps captif parmi les Indiens, la reconnait sur la place du MarchĂ©, s’introduit auprĂšs d’elle en prison grĂące Ă  ses talents de mĂ©decin et lui fait promettre de ne pas rĂ©vĂ©ler son retour. Il se jure de dĂ©couvrir qui est le pĂšre afin de perdre l’Ăąme de cet homme
 »

  • Les Femmes de Brewster Place, de Gloria Naylor

Les Femmes de Brewter Place« Dans une banlieue urbaine du Nord des États-Unis, 1970’s.

Mattie Michael a tout perdu : rejetĂ©e par sa famille, ruinĂ©e par son fils, le peu qu’elle a pu sauver de la main des huissiers, la vieille femme l’a emportĂ© Ă  Brewster Place. LĂ , dans cette grappe d’immeubles dĂ©labrĂ©s et grisĂątres, la matriarche propose son soutien Ă  celles qui n’oseront jamais le demander.

Il y a la belle et indĂ©pendante Etta Mae qui, au volant de sa Cadillac vert pomme affole le quartier de son franc-parler et fait rougir les pasteurs. Il y a la jeune Kiswana, fervente militante de la cause des Noirs, qui a abandonnĂ© les quartiers riches pour dĂ©fendre ses idĂ©aux. Sans oublier Cora Lee, la femme-enfant qui accumule les bĂ©bĂ©s et les amants d’un soir. Mais celles qui font jaser, ce sont ces deux jeunes filles du 312. Le  » couple « , celles dont on prĂ©fĂšre murmurer le nom.

La fĂȘte de l’immeuble se prĂ©pare. Et sous les yeux des femmes de Brewster Place, un drame terrible va se jouer. Un drame qui changera Ă  jamais leur destin et celle de tout un quartier
 »

  • Rien n’est trop beau, de Rona Jaffe

Rien n'est trop beau« Lorsqu’il fut publiĂ©, en 1958, le premier roman de Rona Jaffe provoqua l’engouement de millions de lectrices amĂ©ricaines. Elles s’identifiĂšrent immĂ©diatement Ă  ses personnages, de jeunes secrĂ©taires venues d’horizons diffĂ©rents employĂ©es dans une grande maison d’Ă©dition new-yorkaise. Leurs rĂȘves et leurs doutes reflĂ©taient ceux de toute une gĂ©nĂ©ration de femmes.

Il y a la brillante Caroline, dont l’ambition est de quitter la salle des dactylos pour occuper un poste Ă©ditorial. Mary Agnes, une collĂšgue obnubilĂ©e par les prĂ©paratifs de son mariage. La naĂŻve April, jeune provinciale du Colorado venue Ă  New York pour faire carriĂšre dans la chanson.

Si la ville semble leur offrir d’infinies possibilitĂ©s professionnelles et amoureuses, chacune doit se battre avec ses armes pour se faire une place dans un monde d’hommes. »

  • Beignets de tomates vertes, de Fannie Flagg

Beignets de tomates vertes« Dans le sud profond des États-Unis, en Alabama, un cafĂ©, le Whistle Stop, au bord d’une voie ferrĂ©e…

Nous sommes dans les années 1980.

Ninny, fringante octogĂ©naire, se souvient des incroyables histoires de la petite ville oĂč elle vit toujours et les raconte Ă  Evelyn, une femme au foyer Ă  l’existence monotone, qui vient lui tenir compagnie.

GrĂące Ă  l’adorable vieille dame et Ă  ses rĂ©cits chaleureux et enlevĂ©s, Evelyn, qui vit trĂšs mal l’approche de la cinquantaine, va peu Ă  peu s’affirmer et reprendre goĂ»t Ă  la vie. »

  • Sula, de Toni Morrison

Sula« Nel Wright et Sula Peace sont deux petites filles noires, deux meilleures amies qui grandissent dans une bourgade de l’Ohio au lendemain de la PremiĂšre Guerre mondiale. Ensemble, elles rĂȘvent d’une autre vie, plus riche, plus drĂŽle, plus libre surtout.

Sula est effrontĂ©e, rebelle, audacieuse ; elle dĂ©cide bientĂŽt de partir Ă  la rencontre du vaste monde, des grandes villes de l’AmĂ©rique chatoyant de promesses en ces annĂ©es folles.

Nel, de son cĂŽtĂ©, restera sagement enracinĂ©e, s’acquittant sans broncher des devoirs de mĂšre et d’Ă©pouse que la sociĂ©tĂ© des hommes assigne depuis toujours aux femmes.

Quarante ans plus tard, Nel et Sula se retrouvent, se confrontent, et s’affrontent. »

  • Le Mariage, de Dorothy West

Le Mariage » La couleur Ă©tait un leurre. Pas l’amour.  »

Sur la trĂšs chic Ăźle de Martha’s Vineyard, c’est l’effervescence : Shelby Coles, hĂ©ritiĂšre d’une des plus prestigieuses dynasties noires de la rĂ©gion, est sur le point d’Ă©pouser Meade, un jazzman blanc sans le sou.

Autour de ce mariage vont se cristalliser dĂ©sirs et rancƓurs qui prennent leurs racines bien des gĂ©nĂ©rations auparavant… »

Je prĂ©cise que le roman a Ă©tĂ© publiĂ© rĂ©cemment dans la belle collection Vintage des Ă©ditions Belfond. C’est un classique de la littĂ©rature afro-amĂ©ricaine. Et il vaut vraiment le dĂ©tour.

  • The Girls, d’Emma Cline

The Girls« Californie, fin des annĂ©es 1960.

Evie Boyd, quatorze ans, vit seule avec sa mĂšre. Lorsqu’elle se dispute avec sa seule amie, Evie se tourne vers un groupe de filles dont la libertĂ© et l’atmosphĂšre d’abandon qui les entoure la fascinent.

SĂ©duite par l’aĂźnĂ©e, Suzanne, elle se laisse entraĂźner dans une secte au leader charismatique, Russell. Leur ranch est aussi Ă©trange que dĂ©labrĂ©, mais, aux yeux de l’adolescente, il est exotique, Ă©lectrique, et elle veut Ă  tout prix s’intĂ©grer.

Son obsession pour Suzanne grandissant, Evie ne s’aperçoit pas qu’elle s’approche inĂ©luctablement d’une violence impensable. »

  • OĂč vivaient les gens heureux, de Joyce Maynard

OĂč vivaient les gens heureux« Lorsque Eleanor, jeune artiste Ă  succĂšs, achĂšte une maison dans la campagne du New Hampshire, elle cherche Ă  oublier un passĂ© difficile. Sa rencontre avec le sĂ©duisant Cam lui ouvre un nouvel univers, animĂ© par la venue de trois enfants : la secrĂšte Alison, l’optimiste Ursula et le doux Toby.

ComblĂ©e, Eleanor vit l’accomplissement d’un rĂȘve. TrĂšs tĂŽt laissĂ©e Ă  elle-mĂȘme par des parents indiffĂ©rents, elle semble prĂȘte Ă  tous les sacrifices pour ses enfants. Et si entre Cam et Eleanor la passion n’est plus aussi vibrante, cette vie familiale au cƓur de la nature, tissĂ©e de fantaisie et d’imagination, lui offre des joies inespĂ©rĂ©es.

Jusqu’au jour oĂč survient un terrible accident
 »

2 réflexions sur “đŸŽ†đŸ—œ 4 Juillet : Mes idĂ©es lectures hommage Ă  la littĂ©rature amĂ©ricaine et aux femmes

  1. Sacha dit :
    Avatar de Sacha

    Merveilleux souvenirs de lecture que les Beignets de tomates vertes et OĂč vivaient les gens heureux, dans des genres trĂšs diffĂ©rents. Tes autres suggestions sont tentantes aussi (sans parler de ces cupcakes aux couleurs nationales trĂšs artificielles mais bizarrement appĂ©tissantes :-D).

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