Petit coup de gueule du moment : ça fait plusieurs fois que je vois passer des pseudo articles de blog (c’est toujours la même chose qui revient dans un copier-coller qui me laisse songeuse) sur la lecture rapide. Vous avez vu ça ? Des articles du style : 10 conseils pour apprendre à maîtriser la lecture rapide. Je suis assez sidérée. Depuis quand la lecture est-elle devenue une course contre la montre ? Et mise à part la vitesse, quelle est la vertu de cette lecture à marche forcée ?
J’imagine que dans un contexte où tout le monde court après le temps, comme le lapin blanc d’Alice au pays des merveilles qui est toujours en retard, ça doit être tentant de capitaliser sur ce sentiment d’urgence. Sauf que j’ai du mal à comprendre en quoi lire en vitesse peut apporter du plaisir ou bien un vrai délassement.
Alors j’ai décidé de prendre le contre-pied. De vous parler d’un monde dans lequel chaque mot compte, chaque phrase est un trésor, et chaque page vous offre une aventure unique. Je souhaite donc partager avec vous ma réflexion sur l’art su Slow Reading, une approche délibérée de la lecture affranchie de toute notion de temps. Son objectif : veiller à ce que chaque moment passé avec un livre soit vraiment une expérience de lecture immersive et significative.
On arrête le chrono
Dans notre époque effrénée où le temps file toujours plus vite, la lecture peut parfois devenir une activité négligée, reléguée aux rares moments de tranquillité qu’on peut grapiller dans nos emplois du temps surchargés. D’ailleurs, souvent les personnes autour de moi me disent qu’elles ne lisent pas parce qu’elles n’ont pas le temps.
Mon conseil de lire lentement semble donc à des années-lumière de la réalité. On dirait que c’est le pire conseil que je pourrais vous donner. Et pourtant, quand on arrête le chrono, qu’on fige le temps comme dans Matrix, il peut alors se passer de belles choses.
Mais d’ailleurs : c’est quoi le Slow Reading ?
Pour commencer, sachez que le principe de lecture rapide a commencé à être théorisé dans les années 1950. Avec le développement des neurosciences, de nombreux chercheurs (plus ou moins sérieux) ont voulu en apprendre plus sur le processus de la lecture afin d’observer comment le cerveau intègre les informations lues. Et la vitesse de lecture, qui varie d’une personne à l’autre, les a laissé perplexes.
Contrairement à ce que les tenants de la lecture rapide veulent nous faire croire, on ne retire aucun bienfait de la lecture rapide. Lire le plus vite possible ne vous aide pas à assimiler plus d’informations. C’est même le contraire. On sait que plus on lit vite, moins on est attentif à ce qu’on lit. Pire : on peut passer à côté de certaines subtilités dans le fond du texte, voire carrément être victime de contresens.
Si les pseudo bienfaits de la lecture rapide n’ont jamais pu être démontrés, au contraire les neurosciences ont validé l’importance de la lecture lente. Prendre le temps de lire un texte permet au cerveau de mieux faire son travail de compréhension, d’analyse, de captation des nuances. Et surtout, quand on lit sans précipitation, alors le cerveau peut effectuer cette opération absolument magique de projection mentale.
Encore mieux : quand on lit en silence mais en prenant le temps de prononcer mentalement les mots dans notre tête, notre cerveau peut subvocaliser le texte ! C’est-à-dire qu’il peut recréer artificiellement les voix de la narration dans notre tête, comme si on les entendait « pour de vrai ». Autant dire que c’est un peu l’expérience de lecture ultime puisqu’on se sent alors totalement immergé dans l’histoire. D’ailleurs, le romancier gallois Jasper Fforde s’inspire de cette technique de subvocalisation dans son roman L’Affaire Jane Eyre pour expliquer comment son héroïne parvient à pénétrer à l’intérieur des romans qu’elle lit.
La lecture lente : plus qu’une lecture, une immersion dans le récit
Concrètement, plus on prend son temps pour lire, plus on permet à notre esprit de s’immerger complètement dans le monde créé par l’auteur. Chaque détail devient plus significatif, chaque nuance de caractère est mieux perceptible. Et c’est normal puisque non seulement nous sommes plus attentifs, mais en plus on mémorise mieux chaque information que le roman nous donne. Les descriptions prennent vie et les dialogues résonnent avec une clarté nouvelle. C’est comme si nous étions transportés dans un autre monde. Mieux qu’un casque de réalité virtuelle, en somme !
Je trouve que la lecture lente permet aussi de cultiver une connexion plus intime avec les personnages et les idées. On a le temps de réfléchir à leurs motivations, de ressentir leurs émotions et de faire preuve d’une plus grande empathie. Dans une certaine mesure, je pense que cette connexion se renforce aussi entre nous et l’auteur. Je sais que ça peut sembler un peu présomptueux de le présenter comme ça, mais j’ai l’impression de partager une plus grande intimité avec l’auteur quand je lis lentement. Alors que si je survole, je reste plutôt à la surface. D’ailleurs, si je lis vite, c’est plutôt mauvais signe : ça veut dire que je n’accroche pas franchement au livre !
Lecture lente ou rapide : faites votre choix !
Maintenant, je vous pose la question : pratiquez-vous déjà le Slow Reading ? Prenez un moment pour réfléchir à vos habitudes de lecture. Est-ce que vous vous précipitez à travers les pages, pressé de connaître la fin, ou est-ce que vous prenez le temps de savourer chaque mot, pour vous perdre dans la magie de chaque phrase ?
Si vous n’avez pas encore essayé la lecture lente, je vous encourage chaleureusement à le faire. Choisissez un livre qui vous intrigue, installez-vous dans un endroit confortable, éloignez-vous des distractions (mode avion, merci), et plongez dans l’histoire en toute conscience. Vous pourriez être surpris par l’expérience de lecture que cette approche vous offrira.
Article vraiment intéressant, il y a une vrai pression chez certains blogueurs/youtubeurs de produire du contenu et donc de lire le plus de livres possible pour en faire des articles. Alors, moi je suis non seulement très lente, mais en plus, je lis parfois plusieurs livres en même temps (maximum 3). Depuis octobre, je suis un livre de 700 pages et j’aime prendre mon temps. J’ai un travail assez prenant, je passe ma journée sur un ordinateur, donc le soir j’ai un peu les yeux fatigués, forcément que ma vitesse de lecture est plus lente. Enfin, c’est comme ça, ça ne sert à rien de se presser.
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Tu as raison de le souligner, il finit par y avoir une certaine pression à force de voir des blogs/vlogs dans lesquels on voit que les personnes arrivent à lire X livres par semaine. Tant mieux pour eux, mais il faut aussi garder à l’esprit que certain.e.s sont des créateurs de contenus quasi professionnels. Et quand on travaille toute la journée (comme toi et moi), on n’a pas forcément le temps ou l’envie de lire autant. Mais l’essentiel c’est de se faire plaisir 🙂 Par curiosité, c’est que livre que tu lis depuis octobre ? J’imagine qu’il doit être bien si tu restes motivée dans ta lecture.
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Je lis Chroniques du pays des mères de Elisabeth Vonarburg. C’est quasiment une auto-biographie fictive et puis j’aime bien, je rentre du travail et je me plonge dans le monde de quelqu’un d’autre, un personnage fictif qui m’aura accompagné pas mal de temps.
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Merci pour la découverte car je n’ai jamais entendu parler ni du livre ni de la romancière. Je me le note pour de futures lectures 🙂
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Je ne pratique pas la lecture rapide mais j’ai besoin de suivre mon rythme de lecture qui est assez rapide sinon mon cerveau vaque à d’autres occupations. Je crois que l’essentiel est de trouver le rythme qui nous convient 🙂
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C’est génial : tu te connais assez bien pour connaître ton propre rythme de lecture !
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Quel article intéressant !! 🙂 J’ai beaucoup entendu parler de la lecture rapide sans pour autant en être une grande fan… J’ai eu plusieurs années de lectures intensives avec mes études et désormais, je veille à ne plus me noyer dans les livres simplement parce que sur les réseaux, lire beaucoup, c’est « forcément bien ». J’essaie de m’écouter et j’ai désormais des périodes où je lis beaucoup et d’autres où je lis presque pas, voire pas du tout !!
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Je suis comme toi : j’ai subi un rythme de lecture frénétique pendant mes études. Depuis, je privilégie mes envies de lecture sans trop me focaliser sur la vitesse à laquelle je lis. Et j’ai aussi des phases, comme toi, où j’ai envie de beaucoup me plonger dans la lecture, ou au contraire des moments où j’ai besoin de prendre mes distances avec les livres. Au final, ça s’équilibre plutôt bien et je ne suis jamais frustrée dans ma lecture.
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Je suis entièrement d’accord avec toi! Où est le plaisir de lire en diagonale? Comment peut-on apprécier l’atmosphère d’un livre?
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Peut-être qu’on finit par s’habituer ? Mais je me demande ce qu’on garde vraiment de son ressenti de lecture dans la durée. Peut-être que sur le moment on est satisfait, mais j’ai du mal à imaginer qu’on garde vraiment ce ressenti plusieurs mois ou années après. Je me trompe peut-être mais j’ai l’impression que les émotions ne s’enracinent pas de la même manière en lecture rapide. En tout cas, je me souviens de plusieurs livres que j’ai dû lire (très rapidement) pendant mes études littéraires, mais il ne m’en reste pour ainsi dire rien côté émotions.
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je lis rapidement, parce que c’est mon rythme habituel, et non à cause d’entrainement pour des concours de lecture par exemple. Je reste souvent marquée par des lectures qui m’ont touchée ou emportée.
Mais je pense que ceux, dont j’ai parfois vu le témoignage dans des reportages sur la lecture rapide, qui peuvent te parler tout en lisant un texte complet ne peuvent absolument pas prendre le temps de savourer ce qu’ils lisent.
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En effet : il y a lire naturellement vite, et il y a le fait de se forcer à avaler une centaine de pages en 20 minutes. La différence, comme tu le mets très bien en avant, c’est de savourer ce qu’on lit, donc la notion de plaisir qui est au coeur de la lecture. Merci pour ton commentaire !
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Bien vu! C’est justement la lecture rapide qui nous amène à faire des retours en arrière incessants pour des relectures lentes, plus conscientisées de certains passages non mémorisés la première fois.
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Tu as tout à fait raison ! Le lien entre lecture et mémoire, c’est justement ce qui se joue dans le rythme de lecture. Et selon qu’on respecte notre rythme naturel ou qu’on cherche à le forcer, on ne peut tout simplement pas mémoriser la même chose.
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Article vraiment très intéressant. Je ne m’étais jamais posé la question avant de lire ton article. Pour ma part, j’ai toujours lu à mon rythme, et je ne saurais pas dire s’il est lent ou rapide, par contre, je me reconnais bien dans le fait de lire les mots dans sa tête, d’ailleurs, « j’entends » toujours la voix des protagonistes. Quand je lis ce que tu décris, je pense que je suis plutôt une lectrice lente, dans le sens où je lis absolument tout le texte.
Par contre, j’ai l’impression que lorsque j’enchaîne les lectures, cela m’arrive quand les livres sont courts, j’oublie assez vite ce que j’ai lu juste avant, alors que je me souviens de livres beaucoup plus anciens, du temps où j’en lisais moins. Mais je ne pense pas que cela ait un rapport avec mon rythme, qui n’a pas vraiment changé depuis mon adolescence, mais plutôt avec la quantité.
Petite parenthèse, l’une des raisons pour lesquelles j’adore les livres audio, par exemple, c’est justement parce que je retiens bien ce que j’écoute. Je crois qu’en dix ans, je n’ai oublié aucun de ceux que j’ai lus (et je me souviens même de ce que je faisais en écoutant certains passages).
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Merci beaucoup pour ton commentaire ! Et merci de faire le parallèle avec les livres audio. Je me rends compte qu’au départ, je trouvais le format audio un peu frustrant parce que j’étais obligée de me caler sur le rythme du narrateur ou de la narratrice. Or, je suis plutôt une lectrice rapide. Mais au contraire, la lecture passive me permet de bien rester dans le temps de la narration, au plus près du livre. Comme je lis beaucoup de livres pour alimenter ce blog, je me suis rendue compte que j’avais parfois tendance à enchaîner les lectures, et ça se fait parfois au détriment de ma perception sur le long terme. Certains livres s’effacent vite. Peut-être parce qu’ils ne m’ont pas fait forte impression. Ou peut-être parce que je ne leur ai pas donné assez de mon attention ?
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Je n’avais jamais vu quoi que ce soit pour lire plus vite ; j’avais lu pour lire plus dans la journée, c’est tout (ce sont généralement des poncifs, par ailleurs). Je lis toujours assez lentement et je subvocalise (je viens d’apprendre un terme) très souvent. Je n’ai pas attendu les neuroscientifiques pour constater que, plus je lis vite, moins je m’immerge dans le récit et moins je le retiens ; en revanche, ça concerne donc tout le monde a priori ! Voilà un article intéressant. De mon côté, je vais continuer à lire à mon rythme 😉
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Tu as bien raison de lire à ton rythme. Respecter son rythme naturel de lecture, c’est le meilleur moyen de se faire plaisir. Ravie de t’avoir fait découvrir le mot subvocalisation 🙂 (on l’utilise rarement, et pourtant il en jette !)
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C’est vrai, il en jette sacrément ! Faut juste avoir un contexte pour pouvoir le sortir et briller en société 😉
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Exactement, il faut attendre que quelqu’un nous tende la perche. Mais c’est sûr que c’est un coup à faire très forte impression sur son auditoire !!!
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Je suis incapable de me forcer à lire plus vite de toute manière, j’aime prendre mon temps, savourer les mots… et mon rythme (qui est de manière générale peu rapide) va parfois s’adapter au livre lu. Mais typiquement, je lis enfin La mer sans étoiles, un livre que j’attends de lire depuis des années, et j’en déguste chaque mot, chaque phrase comme pour graver l’histoire, pour m’en nourrir, pour tenter d’en cerner les subtilités…
Cependant, je dois avouer que ce n’est pas étonnant : je prône la slow life dans tous les domaines ! ^^
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Une très bonne approche !! Je ne connais pas La mer sans étoiles mais le titre m’intrigue. Tu peux me dire de quoi ça parle stp ?
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C’est écrit par l’autrice du Cirque des rêves, Erin Morgenstern.
Quant à te dire de quoi ça parle… ce n’est pas évident. C’est une sorte de conte, une histoire fantastique, un enchevêtrement de récits… On suit Zachary qui, après être tombé sur un livre étrange dont une des « nouvelles » parlait de son enfance, se retrouve en quête d’un lieu souterrain/parallèle qui rassemble les histoires au bord de cette Mer sans étoiles. Mais les chapitres de Zachary sont entremêlés à d’autres courtes histoires.
Je n’en sais pas plus car je suis loin de l’avoir terminé (donc je pense que tu pourras trouver ailleurs de meilleurs résumés, si tant est que c’est un livre qui se résume).
C’est très onirique, un envoûtant hommage à l’imagination, et une lecture hypnotisante (quand on adhère à ce genre de voyage certes).
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Merci pour cet article, j’avais l’impression d’être une extra-terrestre ou une antiquité ! Je ne pratique la lecture rapide que lorsque le livre ne me plaît pas et que je veux tout de même aller au bout.
Par contre, quel plaisir de s’imprégner d’une belle histoire, de revenir sur certains passages et de les relire, comme un bonbon qu’on veut garder dans la bouche. Je ne comprends pas comment on peut apprécier un roman si on les enchaîne à toute allure. Certaines personnes se glorifient de pouvoir lire un livre par jour. Je trouve ça tellement dommage…
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Après, tout dépend de leur rythme naturel de lecture… Mais effectivement, je crois qu’on est nombreux à envisager d’abord la lecture sous l’angle du plaisir qu’on en retire. Ce qui explique certainement que le temps ne rentre pas en ligne de compte quand on parle de lecture. En tout cas tu n’est pas une extra-terrestre… ou alors on vient de la même planète toi et moi !
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A part pour les étudiants, je ne vois pas trop l’intérêt de la lecture rapide… Et encore, après avoir lu ton article j’apprends que l’assimilation des informations n’est pas meilleure de cette manière !
Je ne sais pas si je lis rapidement ou non, je vais à mon rythme, des fois je reviens sur un passage que j’ai trouvé beau et que je relis à plusieurs reprises
Des fois quand j’ai très hâte de connaître la suite je lis certainement plus rapidement que d’habitude mais c’est la hâte et le curiosité qui parlent, et non pas un désir d’aller le plus vite possible pour une raison obscure ^^
J’ai eu un petit échange avec une collègue qui me disait aussi qu’elle n’avait plus le temps de lire, et je pensais pareil moi aussi il y a encore quelques mois
Au final, il faut le prendre ce temps, et savoir faire le tri dans les distractions
Moins de téléphone, moins de télé, pause midi solo pour continuer la lecture en cours, un trajet un peu long en vue, se coucher un poil plus tôt (même 20 minutes), il y a plein de possibilités si on les cherche =)
Lutin rêveur parle un peu plus bas de la course des influenceurs/blogueurs/youtubeurs pour produire du contenu, et c’est vrai que c’est un peu ce que je ressens parfois en me baladant par-ci par-là =/
C’est dommage, la lecture est une si belle activité/passion !
En bref, je préfère lire moins mais apporter de l’importance à chacun des livres que j’ouvre et prendre le temps de tout regarder (la couverture, la police, la mise en page etc), et savourer l’histoire de la manière que j’aime =)
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Merci beaucoup pour ton si commentaire si inspirant ! Comme tu le dis très bien, le truc c’est de prendre son temps et de trouver des espaces dans le quotidien où on peut se poser pour lire avec plaisir. En plus, comme toi, je suis adepte des pauses lectures le midi !
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Je ne pratique pas du tout la lecture rapide. Je ne veux pas me presser pour lire un livre. J’ai de temps en temps des partenariats, je n’hésite pas à dire « non » quand je sais que je n’aurais pas le temps pour l’apprécier et m’immerger totalement dans le récit. Je vois la lecture comme un voyage. Il peut être dans le temps, dans un monde imaginaire… C’est une passion, pas une compétition.
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J’adore ta métaphore de la lecture comme un voyage durant lequel on peut s’immerger dans le paysage. C’est exactement ce que je ressens !!!
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Je suis un peu mitigé je dois l’avouer, depuis mon arrivée à l’université mdrr je survole mes romans mais au final je me rends compte que c’est parce que ça ne m’intéresse pas. Mais il y a des jours où la procrastination a pris le dessus et pour sauver une année je dois survoler mes cours mais bref lire lentement, profiter de chaque mots pour l’impatiente que je suis . Moi qui pensais être une bonne lectrice je tombe des nues mdrr. :’(
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Tu sais, les « bons lecteurs » ça n’existe pas ! Quand j’étais étudiante en Lettres Modernes, ça m’est arrivé de lire des livres en vitesse parce que ça ne m’intéressait pas. La lecture contrainte, c’est le meilleur tue-l’amour en matière de lecture. Quand on se plonge dans une histoire qu’on a librement pu choisir, les choses sont complètement différentes. Et là je pense qu’on peut vraiment avancer avec son rythme naturel de lecture pour profiter de ce qu’on lit, quelle que soit notre vitesse.
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