Bonne année 2013 avec J.K. Rowling

keep-calm-bisComme l’a si justement fait remarquer la duchesse douairière du Devonshire dans l’un de ses livres, le plus dur quand on écrit, c’est de trouver la première phrase ! Il n’est pas donné à tout le monde d’avoir les mots percutants d’entrée de jeu, et rares sont les auteurs qui peuvent se targuer d’égaler l’excellente Karen Blixen « J’avais une ferme en Afrique… »

Toutefois je refuse de baisser les bras devant le défi d’un incipit réussi. Donc : Il y a deux ans, je me suis lancée dans un blog. A cette époque, écrire était une aventure qui me manquait, et je souhaitais partager mes lectures avec d’autres passionnés. Quoi de mieux qu’un blog pour monter rapidement et facilement mon projet. Au fil des mois, et maintenant des années, vous êtes de plus en plus nombreux à me rendre visite pour partager mes coups de cœur, et je vous en remercie. C’est toujours très agréable de se sentir lue, et j’espère de tout cœur que vous trouvez de bonnes idées de lecture dans les pages virtuelles mais passionnées de ce blog.

Vous l’avez remarqué, l’incipit n’est pas ma spécialité. En littérature, on appelle aussi ce début de récit la « phrase-seuil ». J’aime cette idée de commencement. L’aventure est au coin de la page et l’on ne sait pas encore ce qui nous attend. Le merveilleux arrive sur la pointe des pieds et le lecteur frémit déjà.

Pour marquer ce seuil qu’est le premier janvier 2013, je vous propose de découvrir un discours donné par J.K. Rowling à l’université américaine de Harvard en juin 2008. L’info date un peu, mais l’intérêt réside moins dans l’actualité que dans le choix du sujet : Les Bienfaits de l’échec et l’importance de l’Imagination.

Ce discours, quand je l’ai découvert, m’a poussé à avoir encore plus de respect et d’admiration que je n’en avais déjà pour la célèbre auteure anglaise. Rarement ais-je entendu des auteurs s’exprimer avec autant d’honnêteté et d’humilité, parlant d’eux-mêmes sans se grandir en héros, et n’essayant pas non plus de se faire passer pour les personnes normales qu’ils ne sont pas.

Dans son remarquable discours, J.K. Rowling parle de ses propres années d’études, lorsque ses parents souhaitaient pour elle qu’elle fasse des études utiles lui assurant un travail stable, tandis qu’elle était attiré vers les couloirs d’études littéraires. Elle raconte aussi les premières années de sa vie d’adulte, après les études, quand les choses sont devenues très difficiles pour elle. Elle parle avec vérité de l’échec, de la peur et des doutes qui y sont lié, comme de la libération que cela peut représenter. Elle explique entre autre comment le fait de toucher le fond lui a fait prendre conscience de ce qu’elle était vraiment : un écrivain.

Dans un second temps, elle nous invite à nous rappeler l’importance de l’imagination, pas juste pour les mondes de papier, mais aussi et surtout pour notre monde réel. La compassion, la tendresse, la compréhension, l’humanisme sont autant de valeurs qui trouvent leurs racines dans notre aptitude à faire preuve d’imagination.

Ce discours est une source d’inspiration que je souhaiterais partager avec chacun d’entre vous. J.K. Rowling nous rappelle avec chaleur que nous n’avons pas besoin de magie dans nos vies : nous avons déjà entre mains le pouvoir d’imaginer un monde meilleur et de faire en sorte qu’il devienne réel. A l’orée de cette année 2013, je souhaite pour nous tous que nous nous gardions ces choses à l’esprit.

Le discours vidéo en anglais se trouve ici.

Et le texte traduit en français se trouve ici.

Je vous souhaite à tous une bonne et heureuse année 2013.

Vous en pensez quoi ?