Un été avec Agatha Christie : La tête dans les nuages

Mes darlings,

Je vois que vous avez le goût des sensations fortes. Quelle bonne nouvelle : moi aussi ! Mon mari Max a souvent remarqué que même quand la situation devenait chaotique autour de moi, je perdais très rarement mon sang froid. A quoi bon s’énerver et paniquer : ce n’est pas ça qui nous aidera en cas de difficulté. Mais je dois convenir que même moi, j’aurais eu bien du mal à conserver mon calme si j’avais été confrontée à une affaire comme celle de La Mort dans les nuages. Ce n’est pas mon livre le plus connu, et pourtant je le trouve très réussi. D’autant que je me suis amusée à mettre en scène deux archéologues dans cette enquête de Poirot, comme un clin d’oeil à la profession de mon mari adoré !

Votre idée lecture : La Mort dans les nuages

Mort-nuages« Se réveillant d’une brève sieste dans l’avion qui le ramène de Paris à Londres, Hercule Poirot découvre qu’une de ses voisines vient d’être tuée par une fléchette empoisonnée. Le meurtrier est forcément à bord, mais une fois, qu’avec la police, il a interrogé les passagers un par un, y compris les deux stewards, il doit se rendre à l’évidence : l’enquête ne mène nulle part !

Comment lancer un dard empoisonné ? Avec une sarbacane, évidemment, comme le font les Indiens d’Amérique du Sud. Mais, si l’on n’a pas de sarbacane sous la main, n’importe quel tube fera l’affaire. Une flûte, par exemple. Ou un fume-cigarette, s’il est assez long. Et même une pipe kurde en terre cuite… pourquoi pas ? Oui, un quelconque tuyau conviendrait… Voilà qui est bien ennuyeux… Parce que, dans ce cas, tous les passagers sont suspects. N’importe qui dans l’avion peut s’être débarrassé de Mme Giselle de cette façon si particulière. Quelle drôle d’idée, tout de même ! Il y a tant d’autres moyens plus discrets de tuer quelqu’un ! »