L’Héritière de Kelbourne, romance historique d’Eloisa James

Bon lundi !

J’espère que tu as bien profité de ce long week-end de trois jours pour bouquiner au soleil.

Si jamais tu en as profité pour terminer un livre et que tu ne sais plus quoi lire à présent, j’ai justement une idée lecture pour toi.

J’ai lu la première histoire des Dames du hasard, le gros volume de romance historique d’Eloisa James paru en avril, qui contient deux romans en un seul livre. Le titre : L’Héritière de Kelbourne. Et tu vas voir qu’on y trouve énormément d’humour !

Je t’en dis plus dans ma chronique du jour.

Bonne soirée lecture,

Emilie – Alivreouvert.net

Mon résumé du livre

Le vicomte Dominic Kelbourne est un homme pragmatique. Et en gentleman sensé, il avait une liste de qualités requises chez sa future épouse. Malheureusement, il semble finalement que la demoiselle a trouvé son pragmatisme plutôt ennuyeux. Et elle a décidé de s’enfuir pour épouser un autre homme !

Plutôt que de rembourser a dote, le père de l’ex future mariée a une solution toute trouvée : que le vicomte épouse sa fille cadette, Victoria.

Sur le papier, cette solution semble atroce. D’abord parce que Dominic n’a jamais réussi à s’entendre avec Victoria. Ensuite parce qu’il y a urgence vu qu’il est désormais le tuteur des enfants de sa soeur, orphelins depuis peu.

Comment Victoria, une jeune fille superficielle qui ne sait même pas lire et passe son temps à peindre des chatons pourrait être une bonne vicomtesse ?

Mon avis sur L’Héritière de Kelbourne

La jeune femme amoureuse du fiancé de sa soeur, c’est un trope qu’on a déjà vu très souvent dans les romances. Mais fais confiance à Eloisa James pour déboulonner les clichés !

Encore une fois, la romancière réussit à mélanger l’humour et la romance avec un propos très pertinent sur le sort des femmes à l’époque de la Régence. Et même si Victoria (surnommée Torie) ressemble à une gentille fille un peu délurée et idiote, tu vas vite voir que c’est une héroïne très inspirante. Et qu’elle sert de clé pour aborder le vaste sujet de l’éducation des femmes dans la société de l’époque.

J’ai adoré toute cette partie de l’histoire qui montre à quel point les femmes étaient jugées sur des critères aussi arbitraires que sévères. Et comme souvent dans les romances historiques dignes de ce nom, le but de la romancière n’est pas seulement de nous faire rêver avec une belle histoire d’amour, mais aussi de montrer comment l’amour authentique peut briser les conventions pour que chacun trouve le bonheur.

Tu verras que cette histoire est à la fois bourrée d’humour (notamment à cause de la nièce et du neveu de Kelbourne qui n’ont aucun sens des convenance) et de badinage (la relation entre Dominic et Torie est particulièrement drôle au début vu le décalage entre son sérieux à lui et sa joie de vivre à elle).

A l’arrivée, cette histoire m’a vraiment enchantée parce qu’elle me rappelle pourquoi j’aime bien ce genre littéraire. Certes, il utilise souvent des clichés : mais les meilleurs histoires sont justement celles qui savent les recycler de façon incongrue pour me surprendre et m’embarquer dans une aventure totalement inédite.

Bonne lecture !

Vous en pensez quoi ?