CHRONIQUE | Sbires : le roman qui botte les fesses des super-héros avec humour

Bon dimanche !

C’est la fin du week-end, et j’en profite pour me mettre à jour dans mes dernières chroniques.

Il faut dire que j’ai pris pas mal de retard ces dernières semaines. D’abord parce que j’ai été malade, et donc j’avais un peu moins d’énergie pour écrire sur le blog. Et ensuite parce que j’ai enchaîné les lectures grâce à plusieurs coups de coeur qui m’ont donné envie d’éteindre la télé pour bouquiner plus longtemps le soir (ça et les infos oppressantes !).

L’un de mes coups de coeur a été pour Sbires, le premier roman écrit par Natalie Zina Walschots. Il est passé un peu en-dessous des radars en France. Et c’est bien dommage car j’ai adoré cette histoire, et elle mérite vraiment que beaucoup de gens lui fassent de la publicité.

Le livre est sorti en format poche le mois dernier. Et tu vas voir que c’est à la fois une comédie, un roman d’action avec des super-héros et des super-méchans. Mais surtout, la vraie héroïne de l’histoire, c’est une femme qui n’a aucun pouvoir, à part une maîtrise parfaite des tableaux Excel.

Tu vas me dire qu’il n’y a aucun rapport avec tout ça ? Et bien, tu vas être surprise !

Bonne soirée lecture,

Emilie – Alivreouvert.net

Mon résumé du livre

Anna a un cerveau brillant. Pas au point de pouvoir devenir une super-méchante. Mais au moins, elle trouve régulièrement des missions en tant que freelance pour servir de sbire à d’autres vilains de la ville. Sauf que justement, sa dernière mission s’est mal passée : Anna a dû quitter le confort de son bureau pour une opération sur le terrain. Et elle a été grièvement blessée par Super-Collisionneur, le plus grand héros au monde.

Désormais, Anna a une dent contre les héros. Et pendant sa rémission, elle commence à faire des recherches. Loin d’être aussi parfaits qu’on le pense, les super-justiciers sont en fait un vrai fléau : destruction de bâtiments et de véhicules, dégâts en tous genres, blessures sur des civils… Ils causent en fait autant (sinon plus !) de ravages que les méchants.

Anna compte bien les mettre hors d’état de nuire. Et l’occasion se présente quand le plus grand de tous les méchants lui propose un poste dans on organisation. Ensemble, ils vont enfin montrer le vrai visage des super-héros au monde entier.

Mon avis sur Sbires

Je suis une fan de super-héros depuis que je regardais les dessins animés de Batman quand j’étais petite. Et depuis, même si je n’ai pas vu tous les films, je doit bien avouer que le genre a continué à me passionner. Sans compter que j’adore lire les comics de Batman.

Evidemment, le thème des super-héros et des super-méchants est avant tout une lecture de notre propre société. De nos idéaux, de nos dérives aussi. Alors le roman de Natalie Zina Walschots a piqué ma curiosité car je trouvais ça intéressant qu’un roman s’empare enfin du sujet. Quelle est vraiment la différence entre les héros et les méchants ? La réponse n’est pas évidente.

Non seulement Sbires est une comédie génialissime qui joue à détourner tous les clichés du genre, mais en plus l’histoire est passionnante. Anna, qui n’est rien d’autre qu’une analyste de données, va-t-elle réussir à faire tomber le Superman de service ? Est-ce qu’un tableau Excel et la vérité des chiffres peut vraiment triompher d’un rayon laser ?

Il y a énormément d’action, beaucoup de suspens. Et en plus un vrai propos : les gens que nous mettons sur un piédestal ne sont pas toujours dignes de notre confiance et de notre admiration. Une leçon que nous n’avons toujours pas apprise, et il suffit d’allumer la télévision pour s’en rendre compte.

Je ne veux pas te spoiler, mais ce livre est un récit d’émancipation. Anna va vivre une aventure incroyable. Et elle va devenir, à sa façon, une sorte d’héroïne badass absolument géniale à suivre au fil des pages.

Sbires : une idée lecture pour qui ?

Si tu aimes les histoires qui t’offrent un super divertissement tout en apportant, mine de rien, un point de vue critique sur le monde, alors c’est exactement le roman qu’il te faut.

J’ai trouvé que Natalie Zina Walschots avait énormément de bonnes idées. Elle rend hommage à l’univers des super-héros. Mais en même temps elle adopte un point de vue critique, très décalé, avec un humour qui tourne souvent les héros en dérision. Il n’empêche que ce livre a aussi une certaine gravité. Car la romancière parle de nous, en tant que société. De la façon dont nous suivons aveuglément les gens qui se mettent en avant, alors que notre mobilisation citoyenne peut elle aussi être un vrai super-pouvoir.

J’ai adoré ce livre. Et la très bonne nouvelle c’est que la suite de l’histoire va justement paraître dans deux mois (en anglais). J’ai déjà hâte de savoir ce qui va arriver à Anna et toute la petite trouve de vilains !

Vous en pensez quoi ?