Salut !
Aujourd’hui, on va parler mode, mais pas les dernières tendances. Car Roxane nous invite plutôt à voyager dans le temps pour découvrir comment la légende Christian Dior est née.
Elle a déniché pour toi une super bande dessinée : Jeune Fille en Dior. Un ouvrage passionnant qui invite, grâce à la fiction, à découvrir l’histoire du lancement du New Look, le signe signature de Christian Dior.
Comment ce couturier est-il entré dans la légende de la mode mondiale ?
Si tu as envie de connaître la réponse, je laisse Roxane te servir de guide.
Bonne soirée lecture,
Emilie – Alivreouvert.net
Ouvrage chroniqué par Roxane
Le résumé de la BD
12 février 1947. Une petite révolution se prépare du côté de l’avenue Montaigne, à Paris.
Un illustre inconnu, Christian Dior, va présenter sa collection de vêtements. Sa maison de couture, nouvellement créée, est lilliputienne : trois ateliers dans les combles, un minuscule studio, un salon de présentation, une cabine, un bureau de direction et six petits salons d’essayage. Pourtant, le lendemain d’un mercredi qui aurait pu être banal, Christian n’est plus Christian Dior mais Monsieur Dior. Sa collection surnommée « New Look » est un succès planétaire !
Clara, journaliste de mode, devient mannequin le temps d’un défilé. Aux premières loges, elle s’émerveille des étapes de la création, du vocabulaire, du toucher des tissus, de la répartition des rôles entre le créateur de papier et les doigts de fées des couturières, des rondes des clientes…. Elle explore, écoute, décrypte et guide dans les méandres de l’élégance parisienne.
L’avis de Roxane sur Jeune Fille en Dior
Stylé !
Pourquoi ces quatre-vingt dix mannequins qui défilent, correspondant finalement à seulement deux lignes directrices («Corolle» -du nom d’une fleur- et «en huit»), ont-elles dynamitées les codes vestimentaires de l’époque ? Quelle part d’inventivité revient à l’artiste ou aux couturières une fois le vêtement finalisé ? Pourquoi certaines féministes américaines ont-elles accusé Christian Dior de passéiste ?
Ce roman graphique dévoile les coulisses d’un microcosme à l’origine d’une certaine image de la femme, une silhouette.
Une idée lecture pour qui ?
Les fashionistas tout d’abord. Ce livre est à la mode ce que la grammaire est à la littérature, les gammes à la musique : un mode d’emploi pour comprendre le génie créatif d’un avant-gardiste devenu légende.
Les lectrices et lecteurs tactiles ensuite, ceux qui aiment toucher les tissus, effleurer les fleurs, s’envelopper de couleurs. Le style graphique est rétro. Les Crêpe de chine, georgette, taffetas ou shantung de soie sont palpables, les couleurs fidèles à Monsieur Dior. Le chic français à portée de mains.
Et enfin, pour ceux qui voudraient aller plus loin dans la découverte, n’hésitez pas à regarder le documentaire Dior et moi (Frédéric Tcheng, 2015) consacré à l’arrivée de Raf Simons et la préparation du défilé haute couture Printemps-Été 2012. C’est tout simplement sublime. Pas après pas, essai après essai, reprise après reprise, visions croisées du directeur artistique et des ateliers, l’acte de création à l’état brut. Suivi d’une explosion sensorielle devant les mannequins défilant dans une suite de salons entièrement tapissés d’orchidées, de roses, de pivoines, de mimosa, de dahlias….
