The Austen Academy – Lizzie : je te donne mon avis sur ce premier roman de Victoria Bath

Salut,

On est enfin dans la belle saison des lectures d’automne. Et quoi de mieux qu’une plongée dans l’univers de Jane Austen pour cocooner comme il se doit ?

Une fois n’est pas coutume, je ne me suis pas lancée dans une relecture de Persuasion. Et à la place, j’ai choisi de la nouveauté avec le premier roman de Victoria Bath : The Austen Academy – Lizzie.

Tu l’auras deviné : ce premier opus est centré sur le personnage d’Elizabeth, notre héroïne adorée d’Orgueil et Préjugés.

Revisiter ce qui est peut-être le classique préféré de tous les fans de littérature romantique, c’est un sacré défi. Et pourtant, Victoria Bath (un tandem d’autrices) s’est lancée dans le challenge avec beaucoup de bonne humeur et d’originalité. Le résultat ? Une récriture façon Young Adult qui revisite avec malice l’intrigue du roman culte.

Je t’en dis plus dans ma chronique du jour.

Bonne soirée lecture,

Emilie – Alivreouvert.net

Mon résumé du livre

Lizzie a beaucoup d’objectifs à remplir : elle veut réussir sa première année en classe préparatoire. Elle veut éviter les psychodrames familiaux. Elle veut rester zen malgré les messages de sa mère sur le groupe familial WhatsApp. Elle veut rejoindre le journal de son école. Et si possible, elle voudrait arrêter de croiser Darcy, le nouveau qui semble se prendre très au sérieux.

Evidemment, ça risque d’être compliqué de tenir tous ces objectifs, même avec l’aide de sa soeur aînée Jane (qui semble avoir un crush sur Charles Bingley) et de sa meilleure amie Charlotte (une geek sans qui Lizzie serait perdue).

Entre la pression de la réussite scolaire, une mère envahissante et une jeune soeur qui se rêve en influenceuse riche et célèbre, c’est difficile de trouver son chemin. Surtout quand le chemin en question ramène systématiquement Elizabeth vers Darcy.

Mon avis sur The Austen Academy – Lizzie

Bonne pioche avec ce livre qui nous propose de retourner à Pemberley… mais avec un autre regard.

Toute l’histoire de ce roman se déroule de nos jours. Et c’est une super idée pour deux raisons. D’abord, c’est l’occasion de relire Orgueil et Préjugés d’une façon plus ludique, un peu décalée, et donc plus drôle. Mais, paradoxalement, c’est aussi l’occasion de s’interroger sur ce qui fait que cette histoire a si bien traversé le temps. Pourquoi est-ce que cette intrigue romantique parle toujours aux générations actuelles ? Tout simplement parce que les problèmes de famille, le risque qu’on prend en faisant confiance à quelqu’un qu’on aime, la pression sociale et la quête du grand amour sont toujours autant d’actualité.

Le tandem d’écrivaines Victoria Bath installe son histoire de façon amusante, à grand renfort de petits clins d’oeil qui montrent qu’elles sont dans l’hommage. Miss Austen est la directrice de l’école. Lydia, toujours aussi superficielle, est devenue une influenceuse sur TikTok. Monsieur Bennet est libraire. Caroline Bingley est toujours aussi peste (on ne se refait pas). Et Darcy est toujours… Darcy !

Là où l’intrigue est très intéressante, c’est la manière dont les deux autrices ont transposé l’histoire d’origine dans notre monde moderne. Evidemment, la chasse au mari n’est plus un critère de réussite sociale de nos jours. Par contre, un bon parcours scolaire, oui. C’est donc dans ce contexte que Lizzie fait la connaissance de Darcy. Cerise sur le gâteau : je ne sais pas si la participation d’Elizabeth au journal de l’école est une référence cachée à Gilmore Girls, mais monsieur Collins en rédacteur en chef coincé m’a immédiatement fait pensé au personnage de Doyle dans la série culte. Et je n’avais aucun mal à imaginer Collins avec les traits du comédien !

Si certains personnages sont très fidèles aux romans, d’autres adoptent des postures plus contemporaines. Evidemment, le côté très fleur bleue de Jane aurait fait un peu naïf si on l’imaginait dans notre vie quotidienne. Alors Victoria Bath a fait de Jane une fille dynamique et sportive, ce qui fonctionne bien je trouve. L’autre bonne trouvaille, c’est Charlotte Lucas qui devient un peu la geek de service. Dans le roman d’origine, son personnage est finalement très secondaire. Et pour la moderniser, il fallait qu’elle se distingue un peu.

Quelque part, ce livre répond à une question passionnante : si Jane Austen vivait de nos jours et qu’elle écrivait Orgueil et Préjugés au XXIe siècle, à quoi ça ressemblerait ? A leur manière, avec malice et tendresse, Victoria Bath donne la réponse à cette question.

Et pour les fans d’Emma, bonne nouvelle : elle sera l’héroïne du second tome de cette série. Et elle fait déjà quelques apparitions dans ce premier opus !

Vous en pensez quoi ?