Comment braquer une banque sans perdre son dentier : tu aimes les comédies policières suédoises ?

Bon lundi !

Histoire de bien commencer la semaine, je te propose une chronique vitaminée et pleine d’humour. Un joli livre à la couverture jaune, avec des personnages dont la moyenne d’âge pourrait te laisser croire qu’on va s’ennuyer. Mais pas du tout !

Dans Comment braquer une banque sans perdre son dentier, il est question d’un gang de petits vieux qui n’en peut plus de sa maison de retraite. Et d’un braquage de banque pour le moins original.

Bref, un genre de Ocean’s Eleven version troisième âge !

Viens découvrir le roman dans ma chronique du jour.

Emilie – Alivreouvert.net

Mon résumé du livre

Märtha et ses amis pensaient finir leur vie en coulant des jours paisibles dans une maison de retraite confortable. Mais depuis le changement de propriétaires, c’est devenu le bagne !

Le personnel n’est pas sympa, on mange mal, aucune activité digne de ce nom… Et il faut même boire en cachette car l’alcool est prohibé. Non vraiment, la vie serait nettement plus supportable en prison.

Après le visionnage d’un documentaire sur la vie dans les prisons modèles en Suède, Märtha a une idée brillante : sa troupe de petits vieux va commettre un braquage. Comme ça, s’ils se font prendre, au moins ils échapperont à la maison de retraite. Et s’ils s’en sortent, le magot servira la cause du troisième âge.

Oui mais braquer une banque en déambulateur, ce n’est pas l’idéal. Et avant de passer à l’action, il va falloir motiver les troupes et bien préparer le coup !

Mon avis sur Comment braquer une banque sans perdre son dentier

J’avais entendu parler de ce roman au moment de sa parution en France. Mais on était alors en pleine vogue suédoise dans les librairies, et franchement à force d’en entendre parler, ça m’avait un peu découragé.

J’avais donc fait l’impasse, et j’avais même oublié l’existence de ce livre. Jusqu’à ce que je tombe dessus par hasard, en me baladant en bibliothèque l’autre jour. Il était là, avec sa couverture jaune toute pimpante. J’avais envie d’une comédie pour me changer les idées. Donc hop : je l’ai pris !

Alors certes, c’est bien sympa mais pour être honnête, ça manquait un peu de peps pour moi. Je t’explique.

L’histoire commence directement dans la maison de retraite, et on suit Märtha qui a l’idée du braquage. Alors déjà, l’idée est amenée de manière un peu grossière, je trouve. Mais passons : après tout dans un roman, il faut accepter d’y croire.

Ce qui m’a posé problème, c’est que les différents personnages sont survolés. On apprend quelques éléments sur eux, mais je ne peux pas dire qu’ils ont une personnalité très marquée. J’ai bien aimé le côté un peu dirigiste et très sûre d’elle de Märtha. Mais pas au point de m’attacher sincèrement au personnage.

De plus, l’écriture est un peu trop hachée à mon goût. On a des chapitres courts, pas toujours bien rythmés, et les enchainements sont parfois trop précipités. Par exemple : entre le moment où Märtha a l’idée du casse, celui où elle en parle et la mise en œuvre du projet, il y a vraiment très peu de pages. Les éléments d’intrigue se bousculent, comme si Catharina Ingelman-Sundberg cherchait à se débarrasser de son histoire.

J’aime quand une intrigue est bien rythmée, mais je n’apprécie pas d’être bousculée dans ma lecture.

Au final, même si ce livre est sympathique, il manque de chaleur humaine pour moi. J’aurais préféré que l’autrice prenne plus de temps pour construire sa narration. Et j’aurais aimé avoir l’occasion de m’investir émotionnellement auprès des personnages. Là, je suis ressortie de ma lecture en ayant l’impression un peu frustrante d’avoir survolé l’histoire.

Mon verdict : bien, mais sans plus.

Est-ce que je suis la seule à avoir eu ce sentiment en lisant ce roman ?

4 réflexions sur “Comment braquer une banque sans perdre son dentier : tu aimes les comédies policières suédoises ?

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