Bonsoir !
C’est déjà notre dernière halte à bord de la machine à voyager dans le temps. Grâce aux romans historiques, on a fait plusieurs sauts passionnants dans des périodes temporelles souvent mouvementées.
Et j’ai gardé le meilleur pour la fin, avec un moment de l’histoire sur lequel il y a encore beaucoup à dire : la Seconde Guerre mondiale.
Et tu vas voir que les clichés vont voler en éclats. Car la Seconde Guerre mondiale n’a pas seulement été une affaire de soldats. Derrière chaque bataille, il y a des femmes qui espionnent, résistent, codent et sauvent des vie.
Es-tu prête à découvrir leurs destins ?
Emilie – Alivreouvert.net
L’essentiel de l’époque en 5 minutes chrono
- Les femmes remplacent les hommes partis au front dans les usines et beaucoup d’autres métiers.
- Certaines participent au front intérieur en devant espionnes ou résistantes.
- Le code Enigma est cassé à Bletchley Park grâce à l’aide de mathématiciennes.
- Dans les pays vaincus et occupés, les femmes sont aussi les premières victimes de la guerre. Et certaines mères doivent même se résoudre à envoyer leurs enfants au loin pour leur sécurité.
Mode d’emploi : comment survivre à l’époque ?
- Sois discrète, surtout si tu transporte des messages pour la Résistance.
- Apprends à faire des miracles avec les tickets de rationnement.
- Ne fais jamais confiance aux apparences : une femme au foyer peut être un agent double.
- Et ne prends pas trop vos aises : dès la fin de la guerre, Rosie la riveteuse sera vite renvoyée dans sa cuisine. Et sans le droit de vote par-dessus le marché !
Pourquoi la Seconde Guerre mondiale est une période inspirante pour les auteurs ?
- Parce qu’on l’a souvent raconté du point de vue masculin, en oubliant un peu vite que les femmes aussi avaient participé à l’effort de guerre.
- Et parce que c’est aussi l’occasion de réhabiliter l’effort de guerre sur le front domestique. Car le conflit ne s’est pas seulement joué dans les batailles, mais bel et bien aussi au beau milieu de la vie quotidienne des populations civiles.
- Enfin parce que les femmes (fictives ou réelles) mises en scène dans ces romans historiques sont des figures inspirantes pour les femmes d’aujourd’hui. Le concept d’héroïsme doit aussi se décliner au féminin dans notre inconscient collectif.
Les romans à lire absolument
Elle s’appelait Sarah, de Tatiana de Rosnay : « Paris, juillet 1942 : Sarah, une fillette de dix ans qui porte l’étoile jaune, est arrêtée avec ses parents par la police française, au milieu de la nuit.
Paniquée, elle met son petit frère à l’abri en lui promettant de revenir le libérer dès que possible. Paris, mai 2002 : Julia Jarmond, une journaliste américaine mariée à un Français, doit couvrir la commémoration de la rafle du Vél d’Hiv. Soixante ans après, son chemin va croiser celui de Sarah, et sa vie va changer à jamais. »
La Sage-Femme d’Auschwitz : « Lorsqu’elle arrive à Auschwitz, sous un ciel bas et gris, Ana est persuadée qu’elle ne survivra pas à l’enfer du camp. Mais elle possède une compétence que les nazis recherchent : elle est sage-femme. Son travail sera de donner naissance aux enfants des autres prisonnières. Une mission terrible car, dès qu’ils ont poussé leur premier cri, les nouveau-nés sont emmenés et donnés à des familles allemandes. Malgré la détresse de ces femmes à qui on vole leurs bébés, Ana essaie d’apporter un peu de réconfort autour d’elle. Et puis un jour, elle réalise qu’elle peut faire plus. Secrètement, elle tatoue les petits avec les numéros de déportées de leurs mères. C’est une lueur d’espoir dans ce monde d’une infinie noirceur : et si, après l’horreur de la guerre, grâce à ce petit geste, ces enfants et leurs mères pouvaient se retrouver ? »
Toute la lumière que nous ne pouvons voir, d’Anthony Doerr : « Magnifiquement écrit, captivant de bout en bout, il nous entraîne, du Paris de l’Occupation à l’effervescence de la Libération, dans le sillage de deux héros dont l’existence est bouleversée par la guerre : Marie-Laure, une jeune aveugle, réfugiée avec son père à Saint-Malo, et Werner, un orphelin, véritable génie des transmissions électromagnétiques, dont les talents sont exploités par la Wehrmacht pour briser la Résistance. Cette fresque envoûtante, bien plus qu’un roman sur la guerre, est une réflexion profonde sur le destin et la condition humaine. La preuve que même les heures les plus sombres ne pourront jamais détruire la beauté du monde. »
Chère Mrs Bird, d’A.J. Pearce : « Londres, 1940. Par un morne après-midi de décembre, Emmy tombe sur une petite annonce du London Evening Chronicle : le prestigieux quotidien recherche une assistante. La jeune fille, qui depuis toujours se rêve grand reporter, postule sans attendre ni poser de questions sur la nature exacte du travail. Elle se voit déjà sauter dans le dernier avion pour un pays lointain et publier des articles brûlants sur la guerre. La déception est grande quand elle se retrouve à rédiger des réponses convenues aux lectrices d’un magazine poussiéreux, sous la stricte férule de la revêche Mrs Bird.
Mais l’heure est venue de la résistance féminine. Emmy refuse de s’avouer vaincue. Elle a un plan. »
Les Espionnes du Salève, de Mark Weger : « Le 14 juin 1940, l’armée allemande rentre dans Paris et les années sombres recouvrent la France. Aussitôt, le service de renseignement suisse, le SR, s’active aux frontières. En même temps, la communauté internationale du renseignement basée à Genève depuis 1936 se mobilise sous la férule du vice-consul anglais Victor Farrell. Peu à peu des filières de passage entre la France et la Suisse romande se mettent en place, la résistance s’organise entre Genève et Lyon en concertation avec les espions installés à Genève. Hannah Leibowitz, échappée de justesse du ghetto de Lodz, arrive à Genève en juin 1940 avec son fils Avram. Elle prend la tête d’un groupe de femmes de toutes nationalités et résolument décidées à lutter contre la barbarie nazie. On les dénomme : Les Espionnes du Salève. Le 1er juin 1941, Armand jeune lycéen de Gex en zone interdite, est capturé par la Gestapo alors qu’il entre en Suisse au nord de Genève. Une certitude s’impose : on l’a dénoncé. Qui est le traître ? Les espionnes et leurs contacts mènent leur enquête. Elles seront confrontées à des collaborateurs sournois prêts à les dénoncer, à des agents allemands déterminés et agissant en Suisse sous couverture et à des trafiquants en tout genre. »
Pour info, il existe une suite à ce livre : Bletchley Park.
Les Recettes des dames de Fenley, de Jennifer Ryan : « Epuisée par le conflit, ravagée par le Blitz, confrontée à une terrible pénurie alimentaire, l’Angleterre de Churchill invite les ménagères à participer à un concours de cuisine via les ondes de la BBC. La gagnante deviendra la première femme à coanimer une émission radiophonique. Lancées à corps perdu dans la compétition, quatre participantes vont révéler des trésors d’habileté et de ruse. Car l’enjeu est de taille, et ce concours, qui avait pour but de resserrer la communauté, risque de la diviser… »
Le Réseau Alice, de Kate Quinn : « Un an après le début de la Grande Guerre, Eve Gardiner brûle de prendre part à la lutte contre les Allemands et est recrutée comme espionne. Envoyée dans la France occupée, elle est formée par Lili, nom de code : Alice, qui dirige un vaste réseau d’agents secrets pour lutter contre l’ennemi. Trente ans plus tard, hantée par la trahison qui a provoqué le démantèlement du réseau Alice, Eve, devenue alcoolique, vit recluse. Jusqu’au jour où Charlie, une jeune étudiante qui souhaite retrouver sa cousine disparue en France pendant la dernière guerre, déboule chez elle en prononçant un nom qu’elle n’a pas entendu depuis des décennies. Leur rencontre les entraînera dans une mission visant à découvrir une vérité trop longtemps enterrée. »
Bilan du voyage : alors, prête à emménager ?
Certes, ce n’est pas une époque très joyeuse. Mais si tu as l’âme d’une résistante et le courage de braver le danger, cette époque ne manquera pas d’intérêt. En chemin, tu risques de croiser d’autres femmes aussi résilientes que toi.
Mais je te conseille plutôt de faire un aller-retour plutôt qu’un aller simple !
Il ne me reste plus qu’à refermer cette aventure livresque qui a rythmé notre mois d’avril. En mai, promis, ce sera plus cool !






