Bon lundi !
C’est déjà le dernier jour du mois de mars, ce mois lecture que j’avais placé sous le signe des femmes et de la redécouverte des oeuvres oubliées.
Vu que j’ai été malade pendant deux semaines, tout ne s’est pas passé comme prévu.
Alors désolée, si tu as été un peu frustrée de ne pas découvrir tous les articles que je t’avais promis.
Mais aujourd’hui, je tiens quand même une promesse : celle de te faire découvrir le destin singulier d’une femme passionnante. La photographe franco-américaine Vivian Maier.
Et en prime, cette biographie est une BD. Un format ludique que tu vas adorer découvrir !
On s’en parle dans le post du jour,
Emilie – Alivreouvert.net
De quoi ça parle ?
A priori, rien ne distinguait Vivian Maier des autres nounous des banlieues très chic dans lesquelles elle travaillait.
Sauf deux choses : ses origines françaises, qui lui faisaient voir la société américaine autrement ; et sa passion pour la photographie qui la poussait à ne jamais sortir sans son appareil.
Toute sa vie, Vivian Maier a travaillé et s’est occupé des enfants dont elle avait la charge. Et toute sa vie, elle a photographié l’Amérique en pleine mutation. Des années soixante pleines de violence à l’état de grâce des rencontres fortuites, Vivian Maier a photographié la rue, les « vrais » gens, et elle a promené un regard curieux et empli de tendresse sur cette vie contemporaine dans laquelle, ironiquement, elle a toujours eu du mal à trouver sa propre place.
Mon avis sur Vivian Maier – Claire Obscure
Il y a plusieurs années, grâce à une de mes amies qui est photographe professionnelle, j’ai eu la chance d’assister à une exposition privée de photographies de Vivian Maier. Et ça a été un énorme coup de coeur. A peu près à la même époque, je me souviens avoir vu un documentaire qui lui était consacré sur OCS. Une plongée fascinante qui racontait la découverte de son travail de photographe, des années après son décès, de façon complètement hasardeuse.
Vivian Maier n’a pas été connue de son vivant. Elle n’a fait que peu de tentatives pour faire connaître son travail. Et la photographie, bien que ce soit la grande passion de sa vie, n’était en quelque sorte qu’un hobby. Pas un choix de carrière.
Pourtant, son travail est singulier à plus d’un titre. D’abord, parce qu’elle a fait énormément de portraits d’inconnus sur le vif, dans la rue. Ensuite parce qu’elle a documenté, à sa façon, une société américaine en pleine mutation, pleine de paradoxes entre ses rêves de réussite sociale et la réalité d’une misère qui touchait tant de personnes.
Vivian Maier a énormément pris de photos. Et son héritage artistique est colossal. Mais on ne le découvre que maintenant, des années après. Pourquoi ? Parce que ses photos n’ont jamais été prises au sérieux de son vivant. Alors que, des années plus tard, un amateur de photos a mis la main sur de vieux cartons. Et il a tout de suite vu le potentiel de ces photos, leur qualité, et l’intérêt qu’elles pouvaient représenter.
Depuis, les documentaires et de nombreux ouvrages ont permis de faire connaître cette femme passionnante et passionnée par la photo.
Cette BD est une biographie qui retrace les grandes lignes de sa vie. Et elle se focalise vraiment sur la passion de Vivian pour la photographie, son regard sur la société de l’époque, son attachement aux personnes.
J’ai trouvé que c’était une manière très intime, très touchante de présenter son parcours. J’ai regretté que certains aspects ne soient pas plus creusés.
Mais si tu as envie de découvrir le destin inspirant de Vivian Maier, alors cette BD est une excellente clé d’entrée pour te faire comprendre sa vie et son travail.
