Je ne présente plus Julia Quinn, la « maman » des Bridgerton.
A la place, je vais me contenter d’avouer que j’adore tout ce qu’elle écrit. Et dès que je vois une nouvelle romance historique avec son nom, je sais que je peux me préparer à passer un bon moment de lecture.
Ce qui n’a pas manqué d’être le cas avec le petit dernier : Mademoiselle la curieuse.
Une histoire de voisinage, d’espionnage… et de lecture commune autour d’une romance historique !
Je vous partage mon avis sur ce livre dans ma chronique du jour.
Bonne lecture
Mon résumé du livre
Depuis le mariage de sa meilleure amie (qui est devenue sa belle-soeur), lady Olivia occupe son temps comme elle le peut. Hélas, la saison est un véritable parcours de la combattante pour cette jeune fille de bonne famille, aussi futée que belle. Après avoir repoussé plusieurs demandes, elle commence à se demander si elle rencontrera un jour un homme qui puisse la voir pour ce qu’elle est, et pas seulement une poupée de porcelaine sans intelligence.
L’intelligence justement, c’est le point fort de Harry Valentine. Après avoir servi dans l’armée pendant plusieurs années, le voilà enfin rentré en Angleterre. Mais il n’en a pas encore fini avec le service pour la nation. Car en secret, Harry travaille à traduire des documents d’une grande importance stratégique pour le ministère. Un travail de bureau qui lui va à ravir, lui qui n’a plus envie d’être sur le terrain.
Mais Harry se rend compte qu’il a deux problèmes. La fenêtre de chambre de sa nouvelle voisine, lady Olivia, donne justement sur son bureau. Et la petite curieuse se demande ce que fait ce gentleman, à écrire toute la journée en prenant soin de brûler ses feuilles régulièrement.
Autre problème : le mystère a une mission incongrue pour Harry. Il doit surveiller un prince russe, soutien potentiel de Napoléon, durant son séjour à Londres. Or, voilà que le prince Gomarovsky tombe sous le charme de lady Olivia !
Mon avis sur Mademoiselle la curieuse
Je trouve que Julia Quinn est à son meilleur quand elle verse dans l’auto-dérision. C’est ce qui confère à ses livres quelque chose d’absolument unique. Et avec Mademoiselle la curieuse, on sent bien qu’elle ne se retient pas et qu’elle prend un malin à plaisir à jouer avec ses lectrices.
La romance en elle-même est très drôle, entre une jeune fille amusante et solaire, et un gentleman un peu sombre et un brin ennuyeux au premier coup d’oeil. Sauf que quand ils sont ensemble, ces deux-là font des étincelles. Et la romance se lance tout de suite avec jubilation, portée par un couple qui joue à se détester.
Julia Quinn ne se contente pas de ça. Et elle ajoute une intrigue d’espionnage qui permet de jouer habilement avec les codes de la romance historique. Le triangle amoureux n’en est pas vraiment un. On se prend à détester le prince russe, ennemi potentiel et rival de Harry.
Mais la romancière américaine en rajoute encore une couche avec l’humour ! Si vous avez déjà lu plusieurs de ses livres, vous avez certainement croisé le fameux roman fictif qui raconte les aventures de la pauvre mademoiselle Butterworth. C’est un running gag dans les romances historiques de Julia Quinn. Et le livre est ouvertement une parodie des propres romans écrits par Julia Quinn. J’adore vraiment l’humour de cette romancière ! Et je trouve ça brillant qu’elle réutilise ce gag dans plusieurs de ses livres, ce qui permet de faire le lien entre eux.
Dans Mademoiselle la curieuse, on a droit à une bonne dose d’humour grâce aux aventures de mademoiselle Butterworth. Et le livre en question va permettre à nos deux protagonistes de se rapprocher, de façon aussi incongrue que comique. L’engouement pour cette romance à l’eau de rose donne lieu à plusieurs scènes à mourir de rire dans le roman. Et ça renforce encore l’humour qui irrigue cette histoire de façon très plaisante.
Mademoiselle la curieuse : une idée lecture pour qui ?
Les fans de Julia Quinn seront ravies de retrouver la reine de la romance historique en grande forme. Elle mélange habilement romance historique, humour et intrigue d’espionnage. Le résultat m’a fait penser aux livres de la formidable Celeste Bradley, mais avec encore plus de comique.
Le résultat est charmant, au sens où c’est impossible de ne pas tomber sous le charme des personnages. Leurs tempéraments respectifs et leurs péripéties donnent beaucoup d’énergie à cette romance historique très décalée.
Un livre à ne pas manquer !
P.S : Et pour info, sachez que Julia Quinn est vraiment allée au bout du gag. Il y a deux ans, elle a publié un roman intitulé Miss Butterworth et le baron fou (le fameux livre qui apparaît régulièrement dans ses livres à elle). Le roman, plutôt déjanté, a fait très plaisir aux fans anglo-saxons de Julia Quinn. Et apparemment le résultat est vraiment très drôle. Comme ce n’est pas tous les jours qu’un auteur à succès ose se parodier de façon aussi créative, j’espère qu’on aura bientôt une traduction française de ce livre !