Orgueil et Préjugés aux Caraïbes – Chapitre 7 : Dans l’œil du cyclone

Prélassée sur un matelas de massage électrique, Elizabeth se laissait bercer par l’odeur d’encens fleuri qui flottait dans l’espace bien-être, tout en écoutant le doux glouglou de la fontaine au centre.

Darcy, également allongé, les yeux fermés, semblait avoir enfin retrouvé un semblant d’équilibre après la frustration de leur étrange matinée. Il faut dire que depuis le début du séjour, sa patience avait été mise à rude épreuve.

Elizabeth se rendit soudain compte qu’ils étaient installés là depuis déjà quelques temps.

  • Darcy ? Tu ne trouves pas ça étrange que personne ne soit venu nous chercher ?
  • Hum… Ils doivent avoir pris du retard.
  • Peut-être. Mais c’est quand même étrange…
  • Si tu veux, on peut profiter du bain à bulles relaxant avant que le personnel revienne.
  • Bonne idée !

Puisqu’ils n’étaient que tous les deux, autant profiter de ce havre de paix qui leur était offert.

Un calme qui tranchait pour le moins avec la tempête qui commençait à rugir au-dehors !

**

  • Il y a quelqu’un ?!

Lady Catherine de Bourgh n’avait pas l’habitude qu’on l’ignore. Elle n’avait pas non plus d’être coincée dans un ascenseur.

Et pire que tout : elle n’avait pas l’habitude de n’avoir personne à qui se plaindre !

En consultant sa montre, l’honorable vieille dame se rendit compte qu’elle était là depuis déjà une heure.

Une lumière rouge clignotait sur le panneau des boutons de contrôle de l’ascenseur. Elle avait essayé en vain d’appeler à l’aide. Mais personne ne décrochait sur la ligne d’appel d’urgence. Et son téléphone portable ne fonctionnait pas, pour une raison quelconque.

Elle était presque dans le noir car l’éclairage était minimal. Elle entendait un boucan d’enfer.

A tous les coups, ces surfers stupides étaient en train de faire la java dans tout l’hôtel. Et c’était pour cela que personne ne venait à son secours.

Un scandale !

Et ce maudit Collins ne s’était pas donné le mal de partir à sa recherche. Dès qu’elle le verrait, elle lui ferait comprendre que son manque de professionnalisme était inacceptable.

Elle était loin de se douter que, pour la première fois de sa vie, Collins n’en avait strictement rien à faire de ce que pensait lady Catherine !

***

  • Shake it off… Shake it off !!!

D’une voix haut perchée, Collins se trémoussait sur la scène improvisée du grand hall de l’hôtel. Il était aveuglé par l’éclairage stromboscopique que Lydia avait déniché pour animer la fête. Et il ne voyait plus clairement la foule assemblée devant lui.

Il en était à son troisième cocktail (un truc aux couleurs pimpantes dignes d’un animal vénéneux). Et c’était la seconde chanson de Taylor Swift qu’il chantait (massacrait, aurait été plus exacte, mais il s’en moquait) sous les applaudissements des spectateurs.

Il chantait faux. Il dansait mal. Il était en sueur.

Et pourtant, il ne se rappelait pas d’avoir jamais été plus heureux que maintenant.

Oublié le Collins coincé. Adieu les innombrables récriminations de lady Catherine.

Pour une fois, il s’amusait. Et même ses cousines semblaient impressionnées.

  • Tu avais déjà vu le cousin Collins comme ça ? demanda Kitty à Lydia.
  • Et si tu m’avais demandé, je n’aurais jamais parié sur le fait qu’il casse la baraque pendant un concours de karaoké ! Mais regarde-le, on dirait qu’il est enfin dans son élément.
  • Il a peut-être raté sa vocation.
  • Ou alors il a enfin compris le concept de vacances, répondit Lydia d’un ton narquois.

Près de la scène, une jeune femme brune ne quittait pas Collins du regard. Et à la fin de la chanson, elle le rejoint rapidement dès qu’il descendit de la scène.

  • Félicitations Collins ! C’était une super interprétation !
  • Merci beaucoup Karen, répondit-il, légèrement rouge d’embarras. Vous avez vraiment trouvé ça bien ?
  • Oh oui ! Et je ne suis pas la seule : tout le monde a dansé et chanté avec vous.

C’était vrai. Pour une fois, les gens ne s’étaient pas moqués de lui. Au contraire, il avait senti une étrange communion avec ces parfaits étrangers. Comme quoi, chanter pouvait être un exercice libérateur.

  • Vous voulez venir boire un verre ? proposa Karen.
  • Avec plaisir. Je crois que je vais mourir de déshydratation tellement j’ai dansé.

En arrivant près du bar, Collins ne put s’empêcher de remarquer ses deux plus jeunes cousines. Lydia et Kitty avaient toutes les deux jeté leur dévolu sur des surfers aussi grands que musclés… Ce qui donna immédiatement des complexes au pauvre Collins.

Karen se montrait sympathique avec lui, mais il ne fallait pas s’imaginer qu’elle craque sur son physique de comptable guindé. Certes, il avait temporairement abandonné ses gilets en maille car la chaleur des Caraïbes ne s’y prêtait pas. Mais même quelques cocktails sous les tropiques n’étaient pas suffisants pour oublier totalement sa personnalité. Il n’était pas quelqu’un de cool. Et Karen allait vite s’en apercevoir.

Soudain, une énorme rafale de vent se fit entendre par-dessus le brouhaha de la fête.

  • Ca, dit Karen, c’est la tempête qui est arrivée sur nous.

Collins déglutit. Et, pris de panique, il se mit en devoir de descendre son quatrième cocktail le plus vite possible.

***

  • Je ne veux plus jamais sortir d’ici, susurra Elizabeth à l’oreille de Darcy.
  • Ça me semble être un bon plan. Vu que le reste des vacances a été pour le moins mouvementé, on devrait passer tout le reste de la semaine ici. C’est plus sûr !

Les yeux clos, Elizabeth était allongé dans l’eau du jacuzzi, tout contre le corps de Darcy. Elle ne le voyait pas, mais elle sentait ce sourire réconfortant dans sa voix. Il s’était enfin complètement détendu. Leurs vacances n’étaient pas totalement un échec.

Un grand bruit se fit entendre au niveau du toit. Assez sérieux pour que Darcy quitte le bassin.

Elizabeth se redressa à regret. Elle vit Darcy enfiler un gros peignoir en éponge blanche, et se diriger vers la porte de sortie de l’espace bien-être.

A peine deux minutes plus tard, il revint avec une expression de gravité sur le visage.

  • Ma chérie, j’ai une mauvaise nouvelle.
  • Quoi ? Qu’est-ce qui se passe ?
  • On dirait bien que nous sommes pris dans une tempête tropicale, dit-il calmement.
  • Pardon ?

Dans ce genre de cas, Elizabeth essayait de rester maîtresse d’elle-même. Sa hantise était de finir par ressembler à ses sœurs. Ou pire : à leur mère.

Mais même elle ne pouvait pas garder un calme olympien alors que le danger d’une tempête tropicale s’abattait sur leurs têtes.

  • Ne t’inquiète pas, reprit Darcy. J’ai utilisé le téléphone de la réception pour appeler l’hôtel. Et une jeune femme m’a expliqué qu’on ne craignait rien dans le bâtiment du spa. Il est entièrement sécurisé. Et nous avons de l’eau à notre disposition. La tempête ne va pas durer longtemps. Et tant que nous ne sortons pas d’ici, nous ne craignons absolument rien.
  • Et le personnel ? Ou sont-ils tous passés ?
  • Surtout ne t’énerve pas…
  • Oh mon dieu : Lydia et Kitty ! Je mettrais ma main à couper que mes sœurs ont quelque chose à voir avec le fait qu’on soient enfermés tous les deux dans un spa !
  • Hum… Apparemment, elles ont donné pour consigne qu’on ne nous dérange pas.
  • Grrr… C’est pas vrai ! Je vais les tuer, cette fois !
  • Elles n’ont pas pensé à mal. Comme je te l’ai dit, nous sommes en parfaite sécurité. Et vois le bon côté des choses, ça veut dire que nous avons le spa pour nous tous seuls pendant encore quelques heures.

D’un geste ample, il retira son peignoir, et revint se glisser dans l’eau.

Elizabeth, légèrement surprise par son changement d’expression, haussa un sourcil.

  • Donc tu veux dire que tu n’as aucun problème avec le fait d’être coincé ici, pendant une tempête tropicale ? Et ça ne te dérange pas qu’une fois encore les membres de ma famille se mêlent de ce qui ne les regardent pas ?
  • Pour une fois mon amour, je suis ravi de l’intervention de tes sœurs.
  • Oh !

Là franchement, Elizabeth n’avait plus les mots, tant elle était surprise.

  • Je voulais que ces vacances soient parfaites pour toi. Et depuis le début du séjour, nous avons eu tout un tas de mauvaises surprises. Honnêtement, ce petit tête-à-tête romantique me va très bien.
  • Tu as décidé de lâcher prise, toi ? demanda Elizabeth en riant doucement. Tu es le monsieur « je contrôle tout » par excellence. Je trouve ça dur à croire que tu puisses accepter de t’en remettre à un plan mis au point par mes sœurs.
  • J’ai décidé de me laisser porter par l’esprit des vacances. Et je te conseille de faire comme moi.
  • Ah oui. Et qu’est-ce que tu suggères ?

Sans un mot, Darcy se rapprocha d’Elizabeth dans l’eau. Il fit glisser ses mains dans son dos, pour remonter jusqu’au nœud de son haut de bikini.

  • Pour commencer, on pourrait profiter de ce moment d’intimité comme il se doit…

Le haut de bikini tomba dans l’eau, et Elizabeth décida elle aussi de se laisser porter par l’esprit des vacances.

***

  • Allez Kitty, c’est notre tour !

Le problème quand on est la petite dernière, c’est qu’on est toujours obligée de faire ce que les grandes sœurs veulent. Et aucune des sœurs aînées de Kitty n’était pire que Lydia. D’ailleurs, en cet instant, Kitty aurait préféré être n’importe où plutôt que sur la scène d’un karaoké avec sa sœur.

  • Mais dis-moi au moins quelle chanson tu veux qu’on chante !!!
  • T’inquiète : tu connais les paroles !

Une affirmation qui ne rassurait pas du tout Kitty.

Du coin de l’œil, elle voyait cousin Collins lui lancer des regards d’encouragements légèrement paniqués. Lui non plus n’aurait pas fait confiance à Lydia pour choisir une chanson de karaoké.

  • Oh bon sang, pensa Kitty. Dans quel pétrin je me suis fourrée en acceptant de partir en vacances avec ma sœur !

Il ne lui fallut pourtant que quelques notes pour reconnaître la musique de la chanson Palladium, de son groupe préféré, Brigitte.

Sa sœur. Son horripilante sœur. Son égocentrique de sœur, s’était souvenue que c’était sa chanson préférée. Et elle avait eu l’idée de leur offrir ce moment à deux, pour chanter cette chanson si chère à son cœur en duo.

C’est vrai que Lydia était toujours la première à entrainer Kitty dans des galères improbables. Comme par exemple son plan de sabotage contre lady Catherine de Bourgh. Ou encore le confinement romantique d’Elizabeth et Darcy dans le spa de l’hôtel.

Mais elle avait aussi ses bons moments.

C’était du Lydia tout craché !

Kitty se détendit immédiatement. Elle prit sa sœur dans ses bras. Et, se saisissant du micro que Lydia lui tendait, elle commença à chanter avec elle, en parfait synchronicité.

« T’es belle même quand tu pleures

T’as le spleen élégant, le blues enchanteur… »

***

  • Wahou, elles chantent bien toutes les deux, admira Karen.

Elle devait crier à l’oreille de Collins pour se faire entendre. Et d’ailleurs, elle s’était rapprochée de lui pour lui parler à l’oreille.

Collins, plus nerveux que jamais, ne savait pas quoi faire. Il avala une autre gorgée de cocktail. Il avait totalement perdu le compte des boissons qu’il avait ingurgité depuis le début de cette maudite tempête.

Mais l’effet ne se fit pas attendre. Et il fut surpris lui-même par son audace quand il demanda :

  • Veux-tu danser avec moi ?

D’un grand sourire, elle fit oui de la tête.

Et ils se dirigèrent ensemble au centre de la piste de danse. Les couples étaient déjà nombreux à danser le slow. Tout un groupe d’amies réunies pour un enterrement de vie de jeunes filles se serraient aussi en groupe compact pour danser toutes ensembles.

Mais dès que Collins serra Karen contre lui, il ne vit plus rien d’autre. Ils se balancèrent doucement l’un contre l’autre pendant toute la durée de la chanson.

La petite fête dura encore environ deux heures. Par dieu sait quel stratagème, Lydia parvint à convaincre un groupe de surfers de chanter les grands standards des BeachBoys. Ce qui dit énormément rire tout le monde.

Collins et Karen se lancèrent dans une reprise de la chanson de la bande originale de Grease. Et même si leur tentative de chorégraphie s’avéra être une mauvaise idée, tout le monde trouva que leur interprétation n’était pas trop mauvaise.

En même temps, l’alcool avait coulé à flots, et plus personne ne faisait attention aux fausses notes.

Kitty avait finalement réussi à s’éclipser dans un coin en compagnie de l’un des surfers. Sam était australien, bronzé, musclé, et il avait la même coupe de cheveux que Chris Hemsworth. Il n’en fallait pas plus à Kitty pour passer un bon moment.

De son côté, Lydia continuait de gérer l’animation de la soirée. Quand on arriva à bout de candidats pour le karaoké, elle prit la direction des platines pour lancer les meilleurs tubes et garder tout le monde sur la piste de danse.

Plus loin de là, dans un ascenseur coincé entre deux étages, lady Catherine était à bout de force. Et pour tout dire, elle commençait même à se sentir seule.

Beaucoup plus loin, Elizabeth et Darcy avaient tout oublié de la tempête et de leurs familles respectives. Et rien d’autre n’avait d’importance pour eux que l’instant présent.

***

Même les bonnes choses ont une fin. Et finalement le directeur de l’hôtel fit irruption dans le hall. D’un geste sec, il coupa la prise électrique des enceintes, et la musique se coupa pile au moment où l’éclairage revenait.

Muni d’un porte-voix, il informa tout le monde que le danger était passé.

  • Je vous demande à toutes et tous de quitter le hall. Et je vous invite à vous rendre dans vos chambres en attendant que le personnel ait terminé de déblayé les allées extérieures de l’hôtel. Nous n’avons pas subi trop de dégâts. Et dès ce soir, le bar du bord de la piscine sera à nouveau ouvert. Notre hôtel vous offrira un cocktail pour célébrer la fin de la tempête.

Sous les hourras général, le directeur descendit de la scène.

Légèrement dépitée que la fête soit déjà finie, Lydia retrouva Kitty dans la foule. Ensemble, elles décidèrent de monter à leur chambre pour se reposer un peu avant le début d’une nouvelle soirée festive.

Mais arrivées devant l’ascenseur, elles se retrouvèrent coincées derrière une foule hilare.

  • Qu’est-ce qui se passe ? demanda Kitty.
  • Oui, qu’est-ce qui se passe ? demanda une autre voix en écho.
  • Oh mon dieu, vous êtes sortis ! s’exclama Lydia.
  • Eh bien oui, répondit simplement Elizabeth. Au passage, merci de nous avoir fait enfermer dans le spa pendant la tempête.

Lydia prit un air un peu gêné… avant de se rendrez compte qu’Elizabeth et Darcy n’avaient pas du tout l’air d’être en colère. Au contraire, on avait plutôt l’impression qu’ils avaient bien profité de leur petit aparté romantique.

  • Venez mesdames, intervint Darcy. Essayons de nous rapprocher des ascenseurs.

Les trois autres le suivirent. Ils se frayèrent un chemin. Et tombèrent nez à nez avec Collins, livide.

  • Eh bien, qu’est-ce que vous avez Collins ? Vous êtes blessé ?
  • Elle va me tuer, répondit cousin Collins d’une voix blanche.

Derrière lui, deux surfers étaient en train de forcer l’ouverture des portes de l’ascenseur numéro 1. Et à l’intérieur de la cabine, on ne pouvait pas se méprendre : c’était bien la voix tonitruante de lady Catherine qui exigeait qu’on la sorte de là immédiatement !

  • Ma tante ? s’exclama Darcy.

Elizabeth se tourna immédiatement vers ses sœurs. Ces dernières prirent un air contrit. Elles n’avaient pas l’air surprises outre mesure de découvrir que la tante de son petit-ami était coincée dans un ascenseur, à des milliers de kilomètres de Londres.

  • Mais qu’est-ce qu’elle fait ici ? demanda Elizabeth.

Darcy ne répondit pas, et joint ses efforts à ceux des autres secouristes improvisés. Ensemble, ils réussirent rapidement à forcer l’ouverture des portes. Lady Catherine, passablement échevelée et débraillée, le chemisier toujours couvert de crème glacée et de banane (tout avait séché en formant une mixture atroce), bondit de l’ascenseur comme un diable sortant de sa boîte.

  • Qu’on m’amène le directeur ! rugit-elle. Je veux me plaindre immédiatement. Et je ne partirai pas d’ici tant qu’on n’aura pas renvoyé la personne responsable de mon calvaire. C’est un scandale ! C’est un calvaire impardonnable ! C’est…

Mais personne n’eut le loisir d’entendre la suite de la diatribe de la lady en question. Car elle venait de voir son neveu. Et plus aucun son ne sortit de la bouche de la lady en furie.

  • Ma tante, commença Darcy calmement. Vous pouvez m’expliquer ce que vous faites ici ?

Comme lady Catherine ne répondait pas, Lydia, Kitty et Collins se mirent en devoir de tout expliquer à Darcy.

En se coupant régulièrement la parole, ils se lancèrent dans des explications débridées et décousues qui eurent pour effet immédiat de faire rire tous les touristes restés sur place pour assister au spectacle.

Et pendant qu’ils riaient tous aux dépens de lady Catherine, cette dernière ne savait plus où se mettre.

Darcy fut stupéfait de constater à quel point le mauvais caractère de sa tante ne connaissait aucune limite. Et tout aussi surpris de découvrir le rôle que Lydia, Kitty et ce pauvre Collins avaient joué dans l’histoire.

  • Ainsi donc c’était vous, ma tante ! C’est vous qui avez tenté de saboter nos vacances à Elizabeth et moi !
  • Hum… saboter est un bien grand mot.
  • Ça suffit ! Je ne veux plus entendre un seul mot de votre part.

Darcy était sur le point d’exploser. Et Elizabeth décida d’intervenir avant que la scène n’empire encore.

  • Darcy, mon chéri. Je pense qu’on devrait régler toute cette affaire dans un endroit plus discret.
  • Qu’est-ce que tu conseilles ? demanda-t-il en essayant de se maîtriser.
  • Si vous permettez, intervint Lydia, j’ai une super idée à vous soumettre.

***

Les vacances touchaient à leur fin. Et pour ce tout dernier jour, chacun avaient vaqué à ses occupations. Darcy et Elizabeth étaient allés faire de la plongée sous-marine pour observer la faune et la flore des Caraïbes. Ils étaient ravis de leur excursion en mer.

Lydia et Kitty avaient pris leur dixième leçon de surf. Et en plus d’avoir pris de nombreuses vagues, elles s’étaient aussi délassées en galante compagnie.

Karen avait convaincu Collins de participer à une classe de yoga-paddle. Il était tombé à l’eau à plusieurs reprises, mais étrangement il avait adoré.

L’après-midi touchait à sa fin, et ils s’étaient tous retrouvés sur la plage pour se reposer avant le dîner. Allongés sur des transats, en silence, ils savouraient tous la fin de leurs vacances.

Une serveuse arriva à leur hauteur, portant un immense plateau recouvert de verres à cocktails colorés.

  • Humph… grogna lady Catherine de Bourgh écrasée par la chaleur. J’ai votre commande, fit-elle d’un air pincé.

Elizabeth se retint de rire. Lydia avait eu une idée de génie en proposant au directeur de l’hôtel de faire travailler lady Catherine en guise de pénitence pour ces multiples sabordages.

Décidément, les vacances finissaient fort !

Vous en pensez quoi ?