Après 10 ans d’une saga formidable, la série des Sept Soeurs est enfin arrivée à sa conclusion ! Atlas, le huitième et dernier tome de la saga, a été publié l’année dernière. Et… je ne me suis pas précipitée dessus ! Je sais, ça semble fou. On m’a offert le roman pour mon anniversaire (un cadeau un peu intéressé car ma mère et ma grand-mère veulent absolument connaître la fin de l’histoire et attendent de pied ferme que je leur prête le livre). Pourtant je l’ai laissé patienter de longs mois sur une étagère avant de finalement le lire. D’abord parce que je n’avais pas beaucoup de temps à moi, et que je voulais vraiment le savourer. Mais honnêtement, je pense aussi qu’il y avait une certaine appréhension de ma part à dire adieu à une histoire qui a tant compté pour moi. Du coup, vous devez vous demander : est-ce que c’était bien ou pas ?!
Mon résumé de l’histoire
Cela fait désormais un an que Pa Salt, le père adoptif des soeurs d’Aplièse est mystérieusement décédé. Et elles ont convenu de se retrouver en mer, à bord du bateau familial, pour lui rendre un dernier hommage là où il repose. Elles ne sont pas seules. Après de longs mois passés à retrouver leurs familles biologiques, chacune est arrivée avec sa nouvelle famille… y compris Merry, la soeur disparue qui vient seulement d’être retrouvée quelques semaines plus tôt.
Alors que les soeurs sont enfin réunies, de nouvelles surprises les attendent. Car la notaire de leur père leur dévoile enfin le journal intime de Pa Salt. Un journal dans lequel il a noté toute sa vie, et qui doit enfin lever le voile sur la véritable identité de cet homme mystérieux. Pourtant, rapidement il s’avère que le journal pose plus de questions qu’il n’apporte de réponses.
Pire : il pourrait bien révéler la vérité sur la disparition du père adoré, dont la vie n’a en fait été qu’une perpétuelle fuite pour échapper aux démons du passé.
Mon avis sur Atlas, l’histoire de Pa Salt
Pour tout un tas de raisons, ce livre n’était pas sensé exister. D’abord parce qu’au départ Lucinda Riley n’avait prévue que d’écrire sept tomes. Ce huitième tome est donc une surprise dans la mesure où c’est en cours d’écriture de la saga qu’elle s’est rendue compte qu’elle devrait consacrer un dernier tome à Pa Salt afin de clore vraiment son histoire.
L’autre péripétie, c’est qu’entre l’écriture du premier tome consacré à Maïa et la parution d’Atlas, Lucinda Riley est malheureusement décédée. La romancière britannique a été diagnostiquée d’un cancer à mi-chemin de l’écriture de la saga. Malgré la maladie et les traitements, elle a continué à écrire pour publier chaque année un nouveau tome attendu par des millions de lectrices dans le monde. Sans jamais rien dévoiler de son état de santé, elle s’est attelée à un chantier d’écriture exigeant pour mener à son terme son ultime histoire.
Sauf qu’elle n’a pas pu le faire. Et c’est au début de l’écriture d’Atlas que Lucinda Riley est morte. Elle avait déjà eu l’occasion de co-écrire des livres avec son fils, Harry Whitaker. Et c’est donc à lui qu’elle a confié tous les secrets des sept soeurs, avec pour mission de terminer la saga en écrivant le dernier tome.
Le résultat de cette oeuvre transmise est donc entre nos mains quand on lit Atlas. Et ironiquement, le seul tome consacré à un personnage masculin est effectivement écrit par un homme.
Maintenant que j’ai posé le cadre, je peux donc expliquer pourquoi cette lecture m’a laissé une impression mitigée. J’ai adoré découvrir les secrets de Pa Salt. J’ai eu le plaisir de voir que j’avais deviné juste pour certaines choses, et que j’étais complètement à côté de la plaque pour d’autres aspects de l’histoire ! Encore une fois, on embarque pour une épopée hautement romanesque à travers le temps et l’espace. Et à bien des égards, Atlas tient toutes ses promesses.
La chose qui m’a gêné est un peu bête à avouer. Mais je n’ai pas retrouvé « la voix » de Lucinda Riley. Harry Whitaker explique au début que les passages écrits pas sa mère et par lui sont mélangés, si bien qu’on ne peut pas les discerner. Effectivement, il n’y a aucun sentiment de « faux raccord » à la lecture. En tout cas, ça ne m’a pas du tout sauté aux yeux. En revanche, je n’ai pas exactement retrouvé le même souffle, la même sensibilité que dans les précédents tomes.
Au final, il n’y a pas de quoi gâcher ma lecture. Et évidemment, les circonstances d’écriture du roman expliquent tout. Mais je n’ai pas ressenti la satisfaction que j’espérais en disant adieu à cette saga qui a vraiment été une des plus belles lectures de ma vie.
Atlas, l’histoire de Pa Salt : une idée lecture pour qui ?
Si vous avez lu les sept tomes précédents, j’imagine bien que vous n’allez pas vous arrêtez en si bon chemin ! Et probablement que vous ne m’avez pas attendu pour lire cet ultime roman. Tant mieux pour vous, et j’espère que le livre vous a plut.
En revanche, pour celles et ceux d’entre vous qui n’avez pas encore lu la saga des Sept soeurs, je voudrais dire qu’il y a plein de bonnes raisons de vous lancer. D’abord, c’est une oeuvre romanesque passionnante, avec des héroïnes inspirantes, de belles histoires, et chaque tome qui se déroule dans un nouveau pays est un voyage en soi. J’espère que ma chronique un brin mitigée de cet ultime tome ne vous découragera pas. J’ai sincèrement aimé ce livre. Et je pense que mon ressenti vient tout simplement du fait que je m’étais profondément attachée au style de Lucinda Riley. C’était une conteuse hors paire. Donc c’est évident que sa disparition laisse un grand vide, même si objectivement le livre est excellent.
C’est juste qu’au-delà du rationnel, il y a les émotions personnelles. Et elles jouent pour beaucoup dans l’expérience qu’on fait d’une lecture. Cette histoire aura représenté 11 ans de ma vie de lectrice. C’est assez dur de lui dire au-revoir. Et ma seule consolation, c’est de me dire que les lectrices et lecteurs à travers le monde n’ont pas fini de s’enthousiasmer pour cette saga. A l’heure où j’écris ces lignes, peut-être que quelqu’un dans une librairie est en train de tenir entre ses mains un exemplaire poche de Maïa. Et qu’il ou elle se dirige vers la caisse, en pensant déjà à la soirée de lecture qui l’attend.
Je souhaite à cette personne de vivre tout ce que moi j’ai vécu avec cette histoire. Un profond sentiment de communion avec cette romancière extraordinaire qu’était Lucinda Riley.
Coucou, je suis bien d’accord avec toi concernant toutes les émotions que fait ressentir cette saga, j’ai adoré me plonger dans les histoires des sœurs 🙂
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Toutes leurs histoires étaient tellement prenantes. Laquelle est ta préférée ? Perso j’ai adoré La Soeur à la perle, et pourtant au départ CEce était la soeur que j’aimais le moins !
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Coucou, je dirai la soeur de la lune, j’ai bien aimé cette histoire sous le soleil andalou 🙂 Mais j’avoue avoir bien aimé aussi Cece 🙂
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Oh oui ! La Soeur de la Lune m’a fait découvrir cette histoire d’habitations troglodytes que je ne connaissais pas et qui est géniale !
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Oui totalement, c’était passionnant ! 🙂
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J’avais tenté le premier tome et j’avoue y avoir trouvé beaucoup de longueurs, ce qui ne m’a pas donné envie de poursuivre la saga. J’avais peur également que le schéma soit trop répétitif, avec l’impression de lire sept fois le même roman. Pourtant, j’ai lu de merveilleuses chroniques et après avoir échangé avec Aude Bouquine, avec qui j’ai des lectures et des goûts assez similaires et qui a adoré cette saga, j’ai décidé de retenter l’expérience, mais avec les versions Audiolib. Quand je lis tes mots, je me dis que vous êtes trop nombreuses à me le conseiller pour que je passe définitivement à côté.
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Le premier tome est un peu particulier parce qu’il prend le temps d’installer pas mal d’éléments de la grande histoire. C’est peut-être la raison pour laquelle tu as été un peu frustrée par ta lecture. Pour ce qui du schéma répétitif en revanche, je peux te dire que même s’ils fonctionnent sur le même principe, ils ont vraiment chacun leur propre personnalité. D’abord parce que chaque soeur est unique et différente des autres. Et aussi parce que chacune des histoires est une pièce d’un puzzle plus large, la fameuse « grande histoire ». Perso, je te conseille de tenter le coup avec le 2e tome consacré à Ally. Je l’avais énormément aimé. Si tu sens que tu te laisse prendre par l’histoire, alors c’est que la saga devrait te plaire. Par contre si ça ne vient pas, alors c’est qu’effectivement l’histoire ne va pas te plaire. Peut-être aussi que c’est une question de format ? Le livre audio est une bonne idée pour aborder l’histoire autrement, et ça peut tout changer dans ton ressenti de lecture. Bonne découverte !
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Je te remercie pour toutes ces informations ! Je pense que je vais tenter le tome 2 dans sa version Audiolib. Et puis, je sais que je ne suis pas fermée. Par exemple, l’an dernier j’ai abandonné un livre parce que l’histoire m’ennuyait, je l’ai repris en début d’année suite à une chronique qui m’a emballée et franchement, j’ai frôlé le coup de cœur. C’est à n’y rien comprendre ! 😂
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Parfois c’est une question de timing. Et ça dépend de l’état d’esprit dans lequel on se trouve. En tout cas je trouve ça génial que tu laisses une seconde chance aux histoires !
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bonjour, on m a dit qu un autre livre etait sorti sur PA SALT
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Il s’agit de ce tome. Et il est désormais disponible en format poche.
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J’ai vite compris que Eszu etait pour Zeus, Tanit pour Titan , Pa Salt pour P Atlas. Mais qu’en est’il de Lepatus, le pere de Atlas?
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Le participe passe’ de plaire est « plus »et non « plut »
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