People we meet on vacation, roman d’Emily Henry

C’était un des romans qui se trouvaient tout en haut de ma pile à lire de l’été. Et je l’ai entamé avec énormément d’enthousiasme : je viens de finir le deuxième roman d’Emily Henry paru en France, People we meet on vacation. J’avais adoré le premier, Comme dans un roman d’été. Et le résumé de celui-ci me promettait du voyage et de la romance. Au final, la promesse n’est qu’à moitié tenue.

Mon résumé du livre

Quand Poppy et Alex se sont rencontrés à la fac, ils n’avaient pas grand chose en commun à part le fait de venir de la même petite ville de l’Ohio. Poppy l’extravertie en mal d’horizons lointains n’avait à priori aucune raison de devenir amie avec le trop sage Alex.

Et pourtant à la faveur d’un covoiturage pour rentrer chez eux pour les vacances, ils apprennent à se connaître. C’est un véritable coup de foudre d’amitié. Et le début d’un pacte : chaque année ils se retrouveront pour passer les vacances ensemble. Quoiqu’il se passe dans leurs vies, Poppy et Alex pourront toujours compter l’un sur l’autre.

Saut que finalement la vie les sépare. Après une mauvaise expérience de vacances, les deux amis ne se sont plus reparler pendant deux ans. Désormais en pleine crise existentielle, Poppy se dit qu’il est temps de faire la paix avec le passé et d’essayer de renouer le contact avec Alex. Elle tente le tout pour le tout en lui proposant un nouveau voyage à deux. Et contre toute attente, Alex accepte ! Mais pourront-ils vraiment être à nouveau amis comme avant ?

Mon avis sur People we meet on vacation

Après un début de roman un peu chaotique durant lequel Poppy me faisait l’effet d’une pleurnicharde agaçante, le roman a finalement décollé ! Mais je dois dire que cette mauvaise première impression a pas mal gâché le plaisir de ma lecture. Et elle a refait surface plusieurs fois par la suite.

Le roman se construit entre deux fils temporels. De nos jours, Poppy essaye de recoller les morceaux avec Alex en préparant un nouveau voyage, sans qu’on sache ce qui les a séparé deux ans plus tôt.

Et entre ces chapitres de nos jours, on découvre dés flashbacks de la rencontre entre les deux amis. Comment ils ont lié connaissance. Comment les voyages ont commencé. Leurs différentes destinations. L’importance de leur relation… Mais toujours pas d’indice sur la raison de la séparation.

Il faut attendre les deux tiers du roman pour connaître le fin mot de l’histoire. Et malheureusement j’ai trouvé que le prétexte de la brouille était vraiment bancal. Pour moi, c’est tombé à plat parce que les réactions des deux protagonistes ne sont pas franchement crédibles. Du coup, j’avais l’impression qu’ils dramatisaient et que le froid dans leur relation n’avait aucun intérêt. Dommage vu que c’est vraiment au cœur de l’histoire.

Le problème que j’ai eu avec ce roman, c’est que pour chaque chose que j’aimais pendant ma lecture, il y avait une chose qui m’agaçait. Donc mon expérience de lecture a été comme des montagnes et russes. Et ce fut pareil avec la fin de l’histoire. Tout tourne autour de Poppy, ce qui m’a donné l’impression d’observer un personnage égocentrique incapable de se comporter en adulte.

J’ai aimé le fait qu’Emily Henry ne me présente pas un Happy End trop facile à la fin. A la place, elle imagine quelque chose de plus réaliste pour ses personnages. Ils sont encore en construction et il leur reste des défis à relever avant de pouvoir être parfaitement heureux (si jamais le bonheur parfait pour les existe). Mais la fin m’a quand même laissé un petit goût d’inachevé parce que justement le but de l’histoire semblait être la transformation des personnages. Au final, on a l’amorce d’un changement mais guère plus.

People we meet on vacation : une idée lecture pour qui ?

Si vous aviez lu et aimé le précédent message roman d’Emily Henry, ne vous attendez pas au même genre d’histoire. Ce nouvel opus est très différent et nettement moins fun. En soi, ce n’est pas un problème. Mon souci c’est qu’en lisant le résumé je m’attendais à lire une romance dans laquelle les personnages allaient enfin se découvrir pour de bon. Et au final j’ai eu la sensation de suivre deux personnes dont l’immaturité émotionnelle les poussait à prendre régulièrement de mauvaises décisions. Je trouve même que leur relation de co-dependance affective a quelque chose d’assez frustrant parce que j’avais envie de les secouer tous les deux !

Le livre est loin d’être inintéressant mais je pense que la romancière est un peu passée à côté de son sujet. Le livre m’a laissée sur ma faim. Je vous il aurait peut-être gagner en efficacité narrative en étant construit autrement. Par exemple en deux parties : la partie des voyages d’avant, puis la période de nos jours. Parce que l’alternance ici fonctionne moyennement. Elle entretient un suspens décevant et on perd beaucoup en intensité narrative.

Dommage donc.

Vous en pensez quoi ?