La Faute à pas de chance, roman policier de Lee Child

La Faute à pas de chance, roman policier de Lee Child

Il y a trois ans tout juste, j’ai lu pour la première fois un roman policier de Lee Child. Il s’agissait d’une enquête de Jack Reacher, le héros de la série éponyme. Le roman s’intitulait La Cible était française, et j’avais adoré ce livre. Il faut dire qu’un tireur d’élite s’en prenait au président de la République, et une bonne partie de l’action se déroulait à Paris. A cette occasion, je m’étais prise d’affection pour le personnage de Jack Reacher, un looser sympathique. Je m’étais promis de lire une autre histoire un jour. Et me voilà, trois ans après : je viens de terminer La Faute à pas de chance.

Jack Reacher tombe des nues quand il réalise que son compte en banque vient d’être crédité de 1 030 dollars. Pour lui qui n’a jamais que quelques billets en poche et qui ne possède rien d’autre que les vêtements qu’il porte sur lui, cette somme est énorme. Mais les chiffres sont aussi familiers pour cet ancien soldat : 10.30, c’est le code d’alerte des forces armées en cas de problème. Il n’en faut pas plus pour que l’ancien enquêteur de la police militaire se rende compte que son ancienne co-équipière cherche à le joindre d’urgence. Un de leurs anciens camarades est mort assassiné. Et les autres membres de l’unité sont tous manquants. Un hasard ? Sûrement pas. Un tueur est-il lancé sur leurs traces ? Et qu’est-il arrivé aux autres, dont les corps n’ont pas encore été retrouvés ? Pour dénouer les fils de l’affaire, Jack Reacher renoue avec son passé. Direction : la Californie, là où le corps de son ancien meilleur ami a été retrouvé en plein milieu d’un désert.

Je vous préviens, cette chronique va être très mitigée ! Car si j’avais adoré La Cible était française, cette histoire-ci est assez différente, car elle présente beaucoup moins d’action et donc beaucoup plus d’enquête classique.

Avec La Faute à pas de chance, Lee Child nous permet d’en apprendre plus sur le passé de Jack Reacher au sein de l’armée. On savait déjà qu’il avait fait partie de la police militaire. En revanche, on savait très peu de choses sur son unité. Ce n’était pas vraiment clair s’il avait travaillé seul ou avec d’autres personnes. Ici, on trouve enfin la réponse à toutes ces questions. Cet aspect est très intéressant car on découvre un autre aspect de ce personnage d’ours mal-léché, hyper attachant, très intelligent, débrouillard, mais en même temps looser solitaire toujours en marge de la société.

Le début du roman est excellent. Dès la première page, on l’histoire attrape le lecteur pour ne pas le lâcher. Avec l’histoire du virement bancaire en forme de code secret, Jack Reacher lui-même doit enquêter pour comprendre ce qu’on lui veut et qui cherche à le joindre. Ensuite, le début de l’enquête sur ses anciens camarades démarre fort… avant de s’essouffler sensiblement. Le milieu du roman est un ventre mou assez long à passer. L’enquête piétine. J’avais l’impression que les personnages ne faisaient pas grand chose à part répéter les faits, rouler en voiture et manger dans des boui-boui infâmes.

Heureusement, une fois passé cette cinquantaine de pages un peu rébarbatives, l’histoire se relance. Et là, on retrouve tout le brio de Lee Child pour narrer une histoire policière. C’est aussi la partie de l’histoire dans laquelle il y a le plus d’action. Le mélange action et suspens, avec en plus l’humour assez décalé de Jack Reacher, tout ça fait des merveilles. Je ne voulais pas lâcher le livre pour découvrir ce qui était arrivé aux anciens militaires tués.

Du coup, je suis très partagée sur ce livre. Le début et la fin sont vraiment top, mais entre les deux on s’ennuie un peu. Je pense que si vous n’avez jamais lu de romans policiers de Lee Child, ce n’est pas par celui-là qu’il faut commencer. Vous risquez d’avoir une mauvaise impression sur lui et la série des Jack Reacher. Mon conseil : lisez plutôt La Cible était française (ou un autre), et gardez La Faute à pas de chance pour après. Malgré ma petite déconvenue avec ce livre, je pense que je lirais d’autres tomes de cette série. Parce que même quand l’histoire marque le pas, c’est toujours un plaisir de suivre le personnage de Jack.

La Faute à pas de chance, roman policier de Lee Child

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