Le Cupcake Café sous la neige, roman de Jenny Colgan

Il y a deux ans, j’ai lu pour la toute première fois un roman de Jenny Colgan. Il s’agissait de Rendez-vous au Cupcake Café. L’histoire d’une fille sympa et gourmande, passionnée par la pâtisserie, qui se retrouve au chômage et change totalement de vie en décidant d’ouvrir son propre Cupcake Café à Londres. Une vraie lecture doudou ! Et surtout, c’est cette première lecture qui m’avait menée vers d’autres livres de Jenny Colgan. J’avais alors eu un énorme coup de cœur pour la trilogie de La Petite Boulangerie au bout du monde. Donc quand Le Cupcake Café sous la neige est paru, en novembre dernier, j’ai aussitôt eu envie de lire ce nouvel opus. Hélas : je ne savais pas que je courais au devant d’une amère déception !

Cela fait maintenant un an qu’Izzy a ouvert les portes de son cupcake café. Tout se passe pour le mieux : les pâtisseries sont délicieuses, les clients sont contents, et les deux employées du café (Pearl et Caroline) se taquinent toujours autant ! Côté cœur, Izzy ne se plaint pas : elle nage dans le bonheur avec Austin, le banquier tête en l’air qu’elle a rencontré en montant sa boutique. Pourtant, tout est sur le point de basculer. Austin s’est vu proposé un poste à New-York. Pour lui et pour son petit frère, l’énergique Darny dont il a la garde depuis la mort de leurs parents, c’est l’occasion de repartir à zéro. Oui mais et Izzy ? Pourra-t-elle encore une fois tout laisser derrière elle pour réinventer sa vie ? Jusqu’où peut-on faire des concessions par amour ?

J’ai tenté de résumer ce roman de la manière la plus objective possible. Ce qui n’est pas forcément facile vu que je n’ai pas du tout aimé ce livre. Sur le papier… enfin, la couverture, Le Cupcake Café sous la neige avait tout pour me plaire. Il promettait une belle lecture en compagnie de personnages sympathiques, le tout dans une ambiance festive et chaleureuse. Sauf qu’en fait, le roman ne contient aucun de ces éléments.

Dans le premier tome, on avait à la fois une véritable histoire et des personnages attachants. L’intrigue reposait sur le changement de vie d’Izzy. Allait-elle réussir son pari de lancer son propre commerce ? Certes le suspens était maigre (on imaginait difficilement qu’elle allait se planter), mais il y avait assez de matière pour que le lecteur de prête au jeu, s’inquiète avec elle, se réjouisse avec elle.

L’histoire était portée par des personnages particulièrement agréables et émouvants. Chacun avait sa propre histoire, son propre vide à combler. Et le Cupcake Café était le symbole de leur propre reconstruction, de leurs espoirs et de leur force de résilience. Autant d’éléments qui faisaient de ce livre un roman optimiste et chaleureux.

Malheureusement, la même recette ne s’applique pas ici. Pour un livre qui se déroule à Noël, on peut dire que l’histoire et les personnages sont particulièrement déprimants. Tout va mal pour les uns et pour les autres (sauf Caroline qui se révèle sous son meilleur jour). Les personnages passent leur temps à hésiter, à tergiverser, et on se croirait dans un épisode des Feux de l’amour. Je ne me suis pas sentie proche d’eux une seule fois. Je n’ai pas été traversée par l’émotion. Même Izzy a l’air relativement éteinte dans cet opus.

C’est d’autant plus difficile de compatir aux aléas des personnages que l’histoire est très décousue. Il n’y a pas d’intrigue à proprement parler, plutôt une succession de scènes et de moments. Les différents moments de la narration s’articulent mal entre eux et manquent de souffle. Le seul aspect de l’histoire intéressant (la relation entre Izzy et sa mère) est survolé à une vitesse vertigineuse, et c’est là aussi très frustrant.

Si vous connaissez les autres romans de Jenny Colgan, ce nouvel opus risque de grandement vous décevoir. La magie n’opère tout simplement pas. Il est bien en-dessous de son niveau habituel. Si vous n’avez jamais lu un seul de ses romans, ne commencez pas par celui-là. Il n’est pas révélateur du talent de raconteuse de l’auteure et de son habituelle joie de vivre.

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2 réflexions sur “Le Cupcake Café sous la neige, roman de Jenny Colgan

  1. Mpi dit :

    Oh là là ! Je n’aime pas forcément les lectures doudous, mais j’avoue que cette petite série me tente à chaque fois qu’on m’en parle. Chaque fois que je vais à la biblio, il faut que je me retienne de ne pas l’emprunter.

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    • Alivreouvert dit :

      Si tu as l’occasion de lire la trilogie de la Petite Boulangerie, je pense que ça te plaira beaucoup. Les livres sont top, et c’est une lecture doudou parfaite. Même chose avec Rendez-vous au Cupcake café qui est très bien aussi. Il n’y a que celui-ci qui soit décevant. Bonne lecture alors !

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