Georges Perec

Portrait de Georges PerecDe tous les auteurs français, Georges Perec est certainement celui qui s’est le plus amusé avec les contraintes de l’écrit.

Né à Paris en 1936 de parents juifs d’origine polonaise, il grandit dans le quartier de Belleville à Paris. Lorsque la seconde guerre mondiale éclate, son père sert comme engagé volontaire avant d’être tué en 1940. Georges, alors enfant, est envoyé par sa mère dans la famille de son père en province afin d’être éloigné de l’avancée de l’armée nazie. Il est ensuite baptisé dans la religion catholique et son nom est changé : Peretz devient Perec. Sa mère est arrêtée puis déportée dans le camp d’Auschwitz, où elle meurt en 1943. A la fin de la guerre, Georges retourne à Paris pour vivre avec sa tante et son oncle.

Très tôt passionné et fasciné par l’écriture, il suit des études au prestigieux lycée Henry IV où il fait hypokhâgne. En parallèle de ses années d’étude, il suit une psychothérapie pendant plusieurs années pour tenter de se remettre de la perte de ses parents. En 1958, il effectue son service militaire et devient parachutiste. Il se marie en 1960, et devient, deux ans plus tard, membre du CNRS.

En 1965, il publie son premier roman, « Les Choses », qui remporte le prix Renaudot la même année. Par la suite, il devient membre de l’Oulipo, un changement qui va influencer de manière cruciale son œuvre à venir puisqu’il n’aura de cesse de jouer avec des schémas littéraires et mathématiques pour amener son lecteur à un nouveau degré de lecture. « La Vie, mode d’emploi » et « La Disparition » sont les meilleurs exemples de ce courant d’écriture, et ont été salués tant par les critiques que par les lecteurs.

« W ou le souvenir de l’enfance » parait en 1975 : tentative de récit autobiographique croisant un texte de fiction, ce roman unique en son genre est peut-être son chef d’oeuvre. Parsemés de passages aussi touchants que lucides sur le devenir de la mémoire et du travail de l’écrivain, ce roman est un formidable essai sur la formation d’un individu et de son œuvre. En 1978, la publication de « La Vie, mode d’emploi » lui apporte un succès considérable auprès du public, ainsi que le prix Médicis. Il quitte alors son emploi au CNRS afin de devenir un écrivain à temps plein.

En parallèle à ces activités, il crée aussi des mots croisés pour Le Point. Il décède en 1982, des suites d’un cancer. La même année, un astéroïde est baptisé en son honneur.

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